vendredi 23 novembre 2018

Au PAYS de GASPARD : 1ere époque !


L'Auvergne Imaginée donnera son spectacle   Il fait du vent sur une route et ce soir la lune est au ciel   vendredi prochain 30 novembre à 20h30 à l'école Henri Pourrat d'Ambert.
La compagnie L'Auvergne imaginée réunira pas moins de 10 artistes pour célébrer les premières lignes de Gaspard des Montagnes. De lectures en improvisations, de chansons en contes fantastiques, nous cheminerons parmi la profusion des sources d'inspiration chères à Henri Pourrat pour la rédaction de son roman fleuve, avec ce même appétit d'en révéler le charme et leur dimension intrinsèquement artistique, pour prolonger avec douceur ou véhémence, mais toujours consciencieusement 
"ces noces, trois jours à boire et manger
les fêtes, les morts, les vies, tant à dire
 ceux-là qui s'aimaient, ceux-là qui partirent 
et tant à songer, et tant à songer"

Pour en savoir plus :
Dans le parcours poétique de la soirée, l'œuvre de Pourrat sera déclinée sous divers aspects avec comme en écho, d'autres textes écrits récemment pour le théâtre, sur les gens du Cantal, par la dramaturge puydomoise Nadège Prugnard.
- mise en musique du prologue de Gaspard Des Montagnes
- lecture des premières pages du roman
- lecture des textes "Tout tombe" et "Le Neïche" de Nadège Prugnard
- interprétation théâtralisée de deux textes du Trésor des Contes : "La Dévorante" et "Le Diable et les Danseurs" à travers un conte musical
Les chansons et musiques interprétées, mêlées d'écriture et d'improvisation, sont toutes tirées de la tradition orale et collectées en Auvergne.
Spectacle gratuit

mardi 13 novembre 2018

Le CHANTRE de l' AUBRAC en CEZALLIER : Le Réenchantement du Monde !



MONGRELEIX LE 3/11/18

CAFE d’AUTOMNE

Intervention de M André VALADIER Président du Parc Naturel de l’AUBRAC

 Relevé de notes


L’Aubrac et le Cézailler ont les mêmes valeurs qu’il s’agisse de la géologie (volcanisme) de potentiel agricole ou de produits identitaires (Aubrac/Salers, aligot/truffade…)
Le bœuf de trait ( « tracteur sur pattes ») : une ressource connue autrefois dans toute la France, une plus-value de 25%, par rapport à la valeur brute (carcasse). C’était un « tracteur vivant » …résistances locales pour passer à la traction motorisée…il parle de transition énergétique…
Le génie des buronniers : transformer un produit qui se conserve un jour et demi (le lait) en un autre qui se conserve un an et demi (le fromage)
Il évoque les valeurs des gens du territoire : solidaires et modestes, « on ne construit pas un mur avec une seule pierre ».
Il évoque aussi les études du CNRS sur l’identification des valeurs du territoires qui ont été ressorties et qui on fait évoluer la vision des différents acteurs sur leur territoire.
La dictature de la PAC : La bascule et le volucompteur …
Les dérives qui en découlent : il faut élever des « VHP » (vaches à haute productivité).
La prime à la vache non traite détourne aussi les agriculteurs de la production laitière
la prise de conscience des valeurs patrimoniales, et l’échange avec ceux qui ont su les valoriser  (Beaufortain Suisse, Bavière, Autriche).
Le passage de la « VHP » (inadaptée au territoire de montagne) à la « VPE » (Vache à potentiel équilibré) : production quantitative plus faible mais de meilleure qualité (équilibre entre matières grasses et caséine).
Aujourd’hui :
·      la coopérative regroupe 85 producteurs et 3000T d’aligot sont produits par an ( parfois plus de 10t/jour)
·      La race Aubrac est sauvée.
·      Le  couteau laguiole est relancé (200 emplois)
Le moteur c’est le patrimoine…
Mais Il faut bien distinguer Patrimoine et tradition…
La tradition sans modernité nous condamne
La modernité sans tradition est aveugle…
Il faut remettre ses pas dans ses traces (image de celui qui est perdu dans la tempête de neige qui doit rechercher sa trace…)

Mais le territoire reste fragile…Désertification (6 hab au km2 dans certaines communes) … Comment résister ?
Sondage auprès des conseils municipaux : réponse unanime le développement touristique…
Plusieurs phases dans le développement touristique :
·      L’antagonisme
·      La réconciliation (prise de conscience que le tourisme permets de maintenir des services à l’année sur le territoire)
·      Le mariage tourisme et agriculture (fête de l’estive 500 vaches, 20 000 personnes…)
Une demande forte des touristes pour des circuits permettant de voir des vaches en pâturage…

Création de la maison de Pays : une montée en puissance lente, déficitaire au début, une gestion prise en charge par des acteurs privés ( SARL ad hoc).
Aujourd’hui l’équilibre est trouvé. C’est un bel exemple de partenariat vertueux entre public et privé.

La Création du Parc Naturel…
C’est Edgar PISANI, alors Ministre de l’agriculture, qui a imaginé le concept de parc naturel, dans une vision de valorisation de l’agriculture, mais le monde de l’agriculture ne l’a pas compris à l’époque…. et le décret créant les parcs a été signé « en catimini » par le Général De Gaulle  ( complicité E. Pisani et O. Guichard pour mettre les détracteurs devant le fait accompli…).
L’objectif c’était de produire du « cousu main » et pas du « prêt à porter ».
Il parle aussi de « panier de biens » regroupant les valeurs patrimoniales du territoire.
Le parc induit un développement de la production agricole.
Le parc a mis en place un conseil de développement qui regroupe les forces économiques du territoire
L’objectif c’est de faire du décloisonnement a tous les niveaux… Faire de l’aménagement territorial mais aussi de l’ « aménagement électoral » ( mettre en sourdine les appartenances politiques pour parler d’une seule voix, lorsqu’il s’agit de promouvoir le  territoire…).
La qualité repose sur des cahiers des charges rigoureux mais il y a eu parfois des erreurs par méconnaissance de certains phénomènes (exemple de l’ensilage et des pathogènes méconnus à l’époque).
La notoriété d’un territoire repose sur ses valeurs immatérielles : culturelles, sentimentales affectives (image de celui dont les dernières volontés étaient qu’on rassemble son troupeau sous sa fenêtre… « après que le curé soit parti… »)

Evolution de l’aligot :
L’Aligot « plat du pèlerin »
L’Aligot du « vendredi »
Puis l’Aligot « géant »

L’aligot adopté très tôt par « Picard »
Les tractations difficiles avec « Agrigel » (je suis venu fier comme un aligot, je repars triste comme une purée…) et finalement un marché conclu au prix initialement demandé.

Il faut susciter une démarche collective et être à l’écoute des aspirations sociétales…
Tout interagit pour valoriser l’image du territoire (exemple du restaurant Bras et du couteau Laguiole…)

Raymond AMBLARD ( 4/11/18)


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vendredi 9 novembre 2018

CASSINGENA à AURILLAC avec VIRGILE le 26 Novembre …on y SERA !


F.Cassingena & B.Quinsat à Brion
A l'attention des Auvergnats, entre autres…
François Cassingena-Tredevy
conférence à AURILLAC,
le 26 novembre 2018 (16h 30 au cinéma d'Aurillac)
sur invitation de Marcel Besombes, père de la COPTASA et grand ami, sur le thème:

Honneur aux paysans
Actualité des Géorgiques de Virgile…


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En voici la présentation:
Au Ier siècle avant notre ère, alors que, sous le principat d’Auguste, Rome inaugure la longue histoire de son Empire, le poète latin Virgile, de modeste origine, compose un vaste poème destiné à célébrer la vie paysanne : les Géorgiques, c’est-à-dire « les choses de la terre ». L’œuvre se divise en quatre livres : le premier est consacré à la culture des céréales, le second à l’arboriculture (en particulier à la vigne et à l’olivier), le troisième à l’élevage du gros et du petit bétail, le quatrième à l’apiculture et à l’art des jardins. À une époque où la Capitale du monde pouvait être tentée d’oublier les origines rurales de sa civilisation et où les grands domaines agricoles (latifundia), mobilisant une main d’œuvre servile, se substituaient aux petites exploitations familiales, l’éloge entrepris par le poète ne manquait pas d’une intention politique, au sens le plus noble du terme, ni, surtout, d’une visée profondément humaniste. Virgile a conçu là un magnifique « espace vert », planté d’innombrables espèces d’arbres et de fleurs. Il s’y connaît dans l’irrigation des sols, dans l’observation des signes météorologiques (si importants pour les Anciens), dans la sélection des semences, dans le procédé de la greffe, dans le dressage des veaux et des poulains, dans l’installation des ruches. Non seulement il connaît plantes et bêtes, mais il les aime d’une tendresse délicate, sensible à travers toutes les pages du poème. Ainsi celui-ci représente-il, bien davantage qu’un simple traité d’agronomie, un monument impérissable de sagesse. Virgile discerne dans le patient travail de la terre la source du progrès de l’humanité, il propose une « écologie » avant la lettre en face des périls de l’emballement urbain, il médite sur les forces de l’amour et de la vie, plus fortes que celles de la mort, donnant ainsi à son œuvre une incontestable dimension philosophique et spirituelle.

F. Cassingena participant à la traîte à Chaumiane
Mais le paysan de Virgile est loin de nous, diront certains…
Pas si sûr. La leçon à tirer de cette œuvre
bimillénaire semble affirmer toujours davantage son actualité dans les temps qui sont les nôtres et ne manque pas de toucher, concrètement, tous ceux qui recherchent les principes fondamentaux et les méthodes d’une agriculture plus respectueuse de la nature et de l’humain. En vérité, il est urgent de lire Virgile : cela nous fait du bien au plus intime de nous-même, cela nous aide à faire du bien à la Terre que nous avons abîmée. La Terre et l’Homme ont leurs universaux, leurs lois, leurs rythmes éternels qui traversent les temps : c’est de tout cela que nous causent les Géorgiques, nostalgiques quant au passé, sédatives quant au présent, pleines d’espérance pour un avenir (ne faut-il pas ces trois ingrédients-là pour bien vivre ?). Dans un ouvrage qu’il lui a tout récemment consacré, Xavier Darcos, universitaire et académicien, appelle Virgile notre « vigie ».
La conférence s’appliquera à présenter brièvement le contexte historique et la composition des Géorgiques ; elle en abordera les thèmes les plus féconds pour aujourd’hui et proposera la lecture de certains passages, « inculturés » dans le paysage auvergnat.

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François Cassingena-Trévedy, ancien élève de l’École Normale Supérieure (Lettres Classiques) et écrivain, est moine bénédictin à l’abbaye Saint-Martin de Ligugé. L’un de ses derniers ouvrages, le Cantique de l’infinistère (2016), connu de nombreux Auvergnats, s’enracine profondément dans l’héritage spirituel des Géorgiques de Virgile dont il est en train de réaliser une nouvelle traduction française pour les éditions des Belles \\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\

vendredi 2 novembre 2018

Un Chemin en Marche (2) ………



Bonjour à tous,
Je suis arrivé hier à St Jacques. Un grand moment!
Je suis encore en bonne forme mais le corps commence à vouloir rentrer. 
J'ai repris le chemin ce matin pour l'océan. Je devrais y être mercredi. 
Ensuite retour à Sauxillanges.
A bientôt donc
Amicalement . Jean
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Jean bonsoir , Nous sommes très heureux , pour toi , pour nous .... pour tout ça,
merci et au plus tôt de te revoir . 
On t’embrasse . BQ .



Bonjour à tous.( 17/10/ 2018 )
Du chemin parcouru depuis la dernière fois.
Irun, Sans Sébastien, Bilbao, Santander et Oviedo hier pour les grandes villes et Zumaia, Santilana d'El mar, Comillas, et bien d'autres plus petites mais pas moins belles.
Des montées, des descentes, quelques traversées en bateau, en train ou pont transbordeur.
Des hauts, des bas géographiquement et moralement et toujours des pèlerins de tous les continents: Canadiens, Américains, Australiens, Tchèques, Italiens, Espagnols...
Après une journée de repos hier à Oviedo, me voici reparti de bon pied sur le Primitivo.  

Arrivée prévue à Santiago dans une quinzaine de jours.
A bientôt.
Jean. 

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Bonjour,
Me voici à Irun où je vais attaquer le Norte.
De bien belles rencontres depuis Cahors, françaises bien sûr mais aussi allemandes, canadiennes, espagnoles et même chinoises.
Pas toujours facile mais on finit par se comprendre.
De superbes paysages également mais beaucoup de bitume et donc quelques ampoules. Et du soleil, du soleil.
J'en suis presqu'à la moitié !
Et la barbe pousse. 

Amicalement
Jean

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Un petit bonjour depuis Labastide Murat, prèsqu'au bout de la Via Arverna. C'est vraiment un beau chemin, surtout dans la traversée du Cantal. Le balisage est bien fait, dans le PdD évidemment, mais aussi dans le pays de Murat avec que des coquilles directionnelles toutes neuves et des panneaux de randonnées où figure également la coquille. Une dame m'a dit que ce nouveau balisage datait de 8 ou 15 jours.
Je n'ai rencontré aucun pèlerin et quasiment pas de randonneurs jusqu'à Rocamadour mais des hébergeurs très sympathiques et désolés que cette via soit si peu connu.

Aujourd'hui j'ai tout de même rencontré 3 femmes qui font la via Arverna en plusieurs fois et qui en sont enchantées. 

Sinon le moral est bon. Les ampoules commencent à fleurir et les douleurs aux mollets et genoux s'estompent petit à petit.
Amicalement
Jean

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Bernard,
Je n'ai dormi que dans hébergements commerciaux. Même si les gens sont très sympathiques je ne me suis pas pris en photo avec eux.  A mon retour, je vous dirai où j'ai dormi et où j'aurais pu dormir.
Pour la petite Vero ce n'est qu'en arrivant à Vers que j'ai su que c'était elle qui tenait le Salvitri occupé par un groupe de Flamands fort sympathiques au demeurant. J'ai dormi au gite municipal.
Ce sera pour la prochaine fois. 
Jean-Louis, ne t'inquiète pas pour mes ampoules. 
Depuis le temps que j'en attrape j'ai appris à cohabiter et à les pomponner. Cette fois ci je m'en sors plutôt bien.

A bientôt
Jean

CAHORS , Pont Valentré là où la VIA ARVERNA conflue avec le Chemin venant du PUY …




mardi 30 octobre 2018

Un chemin en Marche …

"La magique descente silencieuse de Tremoulet vers Molompize …" d'aprés Benoit Bergougnoux

 https://voyageapied2.blogspot.com/2018/08/nos-derniers-rendez-vous-de-la-saint.html 
( Billet du 2 Aout 2018 dans ce blog)

En Juin, incité à le faire par Marion Rouillat de l'office de Tourisme d' Issoire , Benoit et Emilie avait pris contact avec moi pour "en savoir plus" sur la Via Arverna …à en croire le courrier que Benoit m'a adressé hier matin , il semblerait qu'il ait frappé à la bonne porte . Puissent les OT et syndicats d'initiative s'en inspirer , en tous les cas je me propose cet hiver de leur proposer une petite et amicale formation…
Merci à Marion .
Le courrier de Benoit était accompagné de nombreuses et belles photos ainsi qu'un précieux inventaire de leurs contacts et point de chutes …ils seront mis à la disposition de ceux qui se renseigneront auprés de nous . Merci .

"Après quelques discussions, Émilie m’a proposé de sillonner la via Arverna pour notre séquence de l’été 2018.
De 2014 à 2017, en plusieurs séquences (activité professionnelle oblige) nous avons terminé la voie du Puy. Heureux des kilomètres parcourus devant de magnifiques paysages, à notre rythme (parce que prendre son temps est un apprentissage) et suivant notre ordre (de Figeac jusqu’à St Jean Pied de Port puis du Puy à Cahors via Rocamadour. Pas rationnel mais peut-être que le chemin nous a symboliquement permis de mettre un certain ordre dans nos existences).
Via Arverna...la sonorité latine a plu au cérébral que je suis. Et la voie est indiquée sur la carte des chemins de Compostelle dégotée à l’ACIR : c’est tout bon !

La préparation du parcours nous a valu quelques interrogations, voire quelques soucis : pas si évident de trouver des sources documentaires et des hébergements en quelques clics.
Et puis un soir, alors que j’étais en déplacement en Bretagne, Émilie et moi avons mis en commun le fruit de nos recherches. 
Le parcours s’est constitué comme un puzzle avec des pièces manquantes… Jusqu’au message de l’office de tourisme d’Issoire qui me propose de rentrer en contact avec Bernard Quinsat. Quelques échanges de mails et me voilà heureux d’avoir posé le cadre pour pouvoir nous consacrer à l’essentiel : mettre un pied devant l’autre avec la maison sur le dos, ouvrir les yeux et laisser le corps s’exprimer.

La sympathie et les mots de Bernard m’ont fait prendre conscience qu’en nous lançant sur une nouvelle voie Emilie et moi allions ouvrir un nouveau chapitre de nos marches : Moins borné, plus confidentiel, en tant qu’explorateur d’une certaine façon.
De Clermont-Ferrand à Vic sur Cère pour ce premier morceau, j’ai sûrement passé les 10 jours les plus difficiles pour les jambes. Une succession de montées et de descentes qui défie les lois des distances à vol d’oiseau !
Un chemin qui ouvre peu à peu aussi ses secrets comme une invitation à ouvrir son cœur un peu plus chaque jour : de la ville à la campagne, de la plaine à la haute montagne, du Puy de Dôme au Cantal.

Toutes les étapes sont belles, de plus en plus belles chaque jour :
- le symbolique message de bienvenue de Saint Verny à Beaumont et la tonne de Chazelles le 1er jour
- la voûte bleutée de l’église de Jussat, les fontaines de Chanonat et Chadrat, les ruelles de Saint Saturnin et la dure montée vers Olloix pour accéder à un point de vue magnifique
- l’improbable village troglodyte de Perrier et les beaux poèmes de l’église de Saint-Austremoine à Issoire
- le majestueux village de Montaigut, un salvateur bain de pied dans la Couze à Breuil avant la dure montée vers l’adorable bourg perché de Nonette
- la voûte plantée bordée d’un ruisseau entre Brassac et Auzon, la pause déjeuner à Azerat affalés sur la table, le coup de cœur pour le décor médiéval de cinéma de Lamothe et le coup de foudre pour la basilique Saint Julien de Brioude
- le respect qu’impose Léotoing, l’eau fraîche bienfaisante pour les pieds de l’Alagnon avant de pénétrer dans le village protégé de Blesle
- la bénédiction visuelle de Sainte Madeleine avant de pénétrer dans Massiac, la terrible montée vers le château d’Aurouze puis Tremoulet avant une magique descente silencieuse vers Molompize
- la magie de la rencontre avec la généreuse Claudine qui nous offre le petit déjeuner, le coup de tampon fortifiant à Ferrières Saint Mary, l’éprouvante montée vers Joursac depuis le Pont du Vernet, l’émotion de la fontaine d’eau potable couplée à la rencontre avec un habitant à Moissac
- le rappel des tourbières d’Irlande et la beauté des champs de chardon entre Chavagnac et Chastel sur Murat
- la mythique étape de montagne entre Chalinargues et Saint Jacques des Blats (exigeante mais fantastique de ses jeux d’ombres, de lumières et de couleurs)
- les splendides photos du petit matin à Niereveze avant le breuvage final à l’eau gazeuse à Vic sur Cère !
Merci aux guiboles aux pieds d'avoir tenu le choc (y compris en pleine montée vers Puy Griou)
Merci à Bernard pour votre aide et votre accueil royal. Plein de belles choses pour votre épouse et vos enfants.
Merci à Janine et Laurent de nous avoir accueillis à Perrier.
Merci à Arlette, rencontrée à l’accueil dans la cathédrale de Clermont-Ferrand, heureuse d'avoir trouvé des marcheurs, pour ses encouragements 
Comme chaque année, le « chemin » nous a offert un temps de purge, du corps et de l’esprit. Pas le temps de méditer en marchant, notre être profond remonte tout seul.
Emilie et moi avons réalisé à quel point ces « éternités de vie » estivales annuelles nous apportent de vérités et de belles choses, pendant et après.
Ma récompense 2018 est arrivée depuis, en septembre.
La vie est décidément bien faite et le chemin vers soi un beau chemin.
Bien à vous. A bientôt pour la suite de la Via Arverna.
Benoît BERGOUGNOUX "


TOUT DROIT VERS LE CIEL !


jeudi 25 octobre 2018

FAIRE PASSER L'INFO : C'est bien le 28 OCTOBRE !

Bonjour bernard Quinsat ,
 Nous nous sommes croisés à Aurillac il y a deux ou trois ans lorsque vous étiez intervenu à St Eugène pour une conférence sur la Via Averna 
A mon tour je ferai une mini conférence à Massiac le dimanche 28 octobre à 16h00 dans le cadre de la fête des Palhas. 
Depuis une semaine les aquarelles de mes carnets de route entre le Puy en velay et Santiago sont exposées à la "librairie du café de la gare" de Massiac, ainsi que mes deux livres relatant mon expérience sur ce fabuleux chemins. 
Si vous pouviez faire passer l informations aux pèlerins auvergnats se serait sympa 
Merci d avance et au plaisir de se recroiser 
Dominic Dernis 
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