mercredi 21 juin 2017

Aux FOURS à Chaux le 2 Juillet 2017 : ROSE et GAROU en Mustang !



" Un avion a disparu mystérieusement sans laisser de traces …
Alors on pourra assister à une folle cavale en Ford Mustang
à travers les sucs et les sagnes du Velay
où trainent des accents d' Elvis et de Johnny Guitar…
On pourra pénétrer dans la cabane du Garou
transformée en hôpital de campagne
mais jamais pénétrer le cœur du bon sauvage et de la belle infirmiére !
Du sentiment, de la tendresse, des coups et du sang, des drames …
Mais avec Rose et Garou, on peut en rire aussi !

Les fidèles de Latitud's, des Fours à Chaux et de Colportage savent déjà tout ça …"





  

DIMANCHE 2 JUILLET 17H 

à Romagnat
aux FOURS À CHAUX
sur la Via Arverna  

12€ / Places limitées,
réservation obligatoire 
avant le mardi 27 Juin 

0764298405
ou 0695379482

jeudi 8 juin 2017

ULTIMA ITALIA 2017 : Le RETOUR !


Tout commence dans le fouillis d'un document illustré paru dans les années 90 et dont un mur de la Madone de Sovioré est dépositaire … On y distingue- enfin presque- le golfe de La Spezzia, la presqu'ile de Levanto, Romagioré, Manarola, Corniglia, Vernazza, Monterosso, Soviore,Venazza, le fiume Vara avant son confluent avec le fiume Magra, les Monts de Ligurie, Aula passage de la Via Francigena et du chemin d'Assise, Bibola , Fosdinovo atteint au quatriéme jour de marche et des au-delà pentus qui laisse deviner l' Alpe Apuane a travers lequel se poursuivra notre chemin pendant encore six jours …
En fait, tout ne commence pas là !………

jeudi 18 mai 2017

La VIA ARVERNA et ses prolongements en GALICE !


Hier s'ouvrait le Festival de Cannes 2017, et le matin Marie et Louis Marie Blanchard ainsi qu' Humbert Jacomet partait de Romagnat pour aller tourner des images et faire des rencontres en Galice terminus Muxia : cinéma encore !

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  Voici le compte-rendu de l'expédition "Blanchard" sur le "Camino Francés", qui s'est déroulée entre le mercredi 17 et le vendredi 26 mai 2017.

  Les noms de localités ou de lieux-dits écrits en majuscules correspondent aux prises de vue pour le film. Les paysages photographiés, dont je me souviens, sont simplement indiqués par: PAYSAGE. A la fin de chaque paragraphe sont marqués les sites complémentaires non vus ainsi que les références au Liber Sancti Jacobi ou Codex Calixtinus = LSJ-CC.

  - 1: Me 17 mai: Départ de Romagnat. Autoroute par Brive, Montauban, Toulouse, etc... Arrêt à l'aire d'Hastingues pour visiter la présentation du pèlerinage de Saint-Jacques réalisée par René de La Coste-Messelière pour le compte de la Société des Autoroutes de l'Ouest (vers 1984-1986) dirigée alors par Michel Denieul (ancien chartiste comme R.L.C.M.). Le ciel se couvre. La Bastide-Clairence, Hasparren (halte chaussures), Cambo, Espelette, Ainhoa: gîte rural. (Abbaye prémontrée d'Arthous près d'Hastingues, et, non loin, passage du Gave à Sordes l'Abbaye avec "Chemin de Charlemagne", cf. LSJ-CC).

  - 2: Je 18 mai: temps pluvieux. Passage de la frontière (en contre-bas du Puerto de Otxondo: ancienne abbaye prémontrée d'Urdax, dépendante d'Arthous). Elizondo (Baztan). Prenons la route de Pamplona (NA 1210) par le col de BELATE:
  - Restes de l'ancien Hôpital Sta MARIA de VELATE avec vestiges de chemin pavé. Rideau de pluie qui empêche d'aller photographier l'ancien chemin jalonné de pierres levées. Par Arraitz et Larraintzar, on rejoint Lakumberri sur l'autovia A15. Essence. Dans l'impossibilité d'aller à San Miguel de Aralar, on rejoint Irurtzun, puis Vitoria par Alsasua et Salvatierra sur l'autovia A10. On loupe la sortie 364 (N 104 Vitoria). GPS qui permet de traverser Vitoria du N. au S. pour prendre la A 2124 plein sud. On traverse le Condado de Trevino (Burgos) pour gagner le Puerto de Herrera dit Balcon de la Rioja. De fait, on surplombe la vallée de l'Ebre jusqu'à LAGUARDIA. La pluie a cessé.
  - LAGUARDIA: visite église, portail polychrome (XIVe s.) fantastique, déjeuner. Par Elciego et Cenicero on rejoint Najera sur le Camino Francés afin d'atteindre:
  - SANTO DOMINGO de La CALZADA: visite église: POULAILLER, tombeau de Sto Domingo (bas-reliefs XIVe s.), musée, place (cf. Miracle Pendu Dépendu: LSJ-CC et J. VIelliard Guide du Pèlerin). On prend la N 120 qui suit le C° Francés en direction de Belorado et de Villafranca Montes de Oca, dont on franchit les hauteurs au Puerto de La Pedraja (1150m). On tourne au nord pour aller dormir au gîte de:
  - SAN JUAN de ORTEGA, sanctuaire qui garde le tombeau de ce disciple de Sto Domingo, comme lui créateur de ponts et chaussées (XIIe s.). Eglise ouverte, tombeau (bas-reliefs XVe s.). Faute de pouvoir dormir au gîte qui est bondé et où avons soupé, on dort dehors (Miracle St Jacques LSJ-CC).

  - 3: Ve 19 mai: Levé: gelée! Evitons Burgos et prenons la direction de Palencia-Valladolid (A62-E80). Tournons à droite (au nord) pour prendre la BU P 4041) par Villaldemiro, Tamaron et Iglesias de façon à recouper le C° Francés qui court vers l'ouest en plein champ par Rabé de las Calzadas, Hornillos del C° (possession de Tulle-Rocamadour) et Hontanas.
  - PAYSAGE à la croisée du C° et 2 pèlerin anglais en rouge (un couple, sans compter une très belle jeune fille toute seule!). Suivons le C° Francés entre Hontanas et Castrojeriz: ruines grandioses de:
  - l'Hôpital SAN ANTON de CASTROJERIZ sur le C° (commanderie de l'ordre hospitalier de St-Antoine de Viennois (Dauphiné) en Castille): vestiges de l'église et porche (XIVe s.). Gîte dans l'église et café dehors. On retrouve plus loin le C° après Castrillo (route BU 403) au pont de:
  - PUENTE FITERO sur le rio PISUERGA (près Itero del Castillo et Itero de la Vega où se faisait le passage à gué). A 300 m du pont, Accueil tenu par les Italiens à la chapelle San NICOLAS qu'ils ont restaurée (photos: chemin, pèlerins, crédentiales, pont, chapelle). Halte-déjeuner à l'ouest de Fromista, sur le C°, à:
  - VILLALCAZAR de SIRGA sur le C°: formidable église avec porche ayant appartenu (dit-on) aux Templiers (Vierge de VILLASIRGA chantée par Alphonse X dans les fameux Cantigas de Sta Maria). Un peu plus loin, sur le C°, halte à:
  - CARRION de Los CONDES sur le rio Carrion: arrêt sur place: église SANTA MARIA del C° et église SANTIAGO, avec porche roman: Christ Pantocrator et les douze apôtres en frise (6 par 6).
  Le Rio Carrion franchi, on passe devant San Zoilo qui est fermé, avant de reprendre l'autovia (A 231) en direction de la Galice. On évite Léon par le sud et prenons l'autopista (AP 71) qui se jette au sud d'Astorga dans l'autovia A 6, "quatre voies" qui unit Madrid à La Coruna. Marie conduit. On gravit le Puerto del Manzanal qui laisse à main gauche le Monte Irago et Foncebadon par où passe le C° (LSJ-CC) qu'on suivra au retour. On contourne Ponferrada et on s'enfonce à partir de Villafranca del Bierzo dans la vallée du Rio Valcarce qui nous conduit à Piedrafita de Cebrero, point frontière entre Castilla-Leon et Galice, où l'on quitte l'autovia pour monter à:
  - O CEBREIRO: Eglise du Miracle (eucharistique: vases offerts par les Rois Catholiques en voyage-pèlerinage à Santiago) et auberge tenue par les bénédictins de St-Géraud d'Aurillac qui avait là un prieuré depuis le XIIe s., paillosas: maisons ovales au toit de paille. Pas de logement, nous allons 12 km plus loin à l'auberge Santa Maria de Poyo, chez "José", à gauche de la route (LU 633), au Puerto de El Poyo (1337 m.), avant de retourner dîner à O Cebreiro chez Pilar Valina. Arrêt sur la route à HOSPITAL: petite église tout en schiste avec clocher carré. PAYSAGE: vues du CEBRERO et des montagnes alentour en direction de Ponferrada.

  - 4: Sa 20 mai: Depuis El Poyo, on suit de nouveau le C° par Samos (gros monastère bénédictin avec petite chapelle Xe s.), Sarria (grande rue: on ne voit pas le quartier médiéval avec le couvent de la Magdalena) et Portomarin où l'on franchit le Mino dans la brume sans voir le village et l'église des Templiers (romane) remontée pierre par pierre sur la colline au-dessus des maisons neuves du fait de la création d'un barrage. Avant la descente sur Portomarin, arrêt PAYSAGE sur la droite. On poursuit en suivant le C° tout droit (en face de la Venta qui est à l'intersection de LU 633 et de NA 540 perpendiculaire au C°. Ce qui était un ancien chemin de terre passant par Ligonde pour atteindre Palas de Rey est devenu une minuscule route étroite envahie de pèlerins qui se rangent pour nous laisser passer. Entre Melide et Arzua, sur la N 547, qui suit le C°, arrêt à l'église de:
  - BOENTE dédiée à Santiago dont la statue assise trône dans le chœur. Le maître-autel lui sert d'écrin. Café dans un bar marrant tenu par un passionné de photographie qui a quitté Madrid pour s'installer sur le C° par amour du Chemin! On arrive à Santiago par Lavacolla et la Montjoie:
  - SAN MARCOS (la MONJOYA): monument à J.-P. II, monument aux pèlerins plus loin, là où l'on aperçoit les 3 tours de la cathédrale. Déjeuner à l'ombre de la chapelle Saint-Marc.
  - SANTIAGO: On accède à la ville par l'ouest (faubourg St-Lazare) et au centre historique par le nord (Avenida Juan XXII). Pas de place au parking, ni sous le couvent des Franciscains, ce qui oblige à aller chercher une place près d'un hôtel 5 étoiles où l'on est tranquille. On prends nos effets pour aller à San Martin Pinario, énorme monastère bénédictin converti en grand séminaire qui fait face au portail nord de la cathédrale de Santiago devant lequel se trouvait la Paradis-Parvis où se vendaient les fameuses coquilles et où le Trésorier Bernard (un ingénieur français?)avait construit au XIIe s. une remarquable fontaine (cf. LSJ-CC): celui par où arrivaient les pèlerins qui étaient entrés dans la ville par la Puerta Francigena (Porte de France au débouché du C° Francés). Nous n'avons pas suivi l'itinéraire des pèlerins dans la ville depuis la Porta Francigena. Premier contact avec la cathédrale qui est en travaux et paraît très sombre. Café place de la Quintana de los Muertos, tournage gaïtero sous le porche du Palais épiscopal de Diego Gelmirez (XIIe s., près de S. Martin Pinario), statue de St Jacques: portail du Colegio de San Jeronimo (sur la Plaza del Obradoiro: celle qui est délimitée à l'est par la façade échafaudée de la cathédrale, au sud par le Colegio de S. Jeronimo, à l'est par le Palacio de Rajoy (nom d'un archevêque, ancien grand séminaire, aujourd'hui: Hôtel de Ville) et, au nord, par l'Ospital de Los Reyes Catolicos, construit au XVIe s., où nous ne sommes pas allés). Pot dans un petit bistro donnant sur la Plaza de Cervantes, fontaine avec étals de livres (au fond de laquelle est une belle église néoclassique à fronton triangulaire). Dîner séparé.

  - 5: Di 21 mai: matin: SANTIAGO: messe de 9 heures (Père Leroy, barbu, chapelain à Ars). Messe de 10h. 45: BOTAFUMEIRO et autres prises de vue. Déjeuner Rua do Vilar au petit restaurant Paradiso (paellas). On quitte Santiago en voiture pour:
  - PADRON: heureusement, l'on arrive à la fin du marché!!! FONTAINE: bas-relief, le corps de St Jacques dans la barque avec ses disciples. Ascension du MONTE SANTIAGUINO: chapelle, source, chaos de rocs, statue, calvaire, chaire à prêcher en plein air lors des Romerias, etc. Visite, en-bas, de l'autre côté du pont qui enjambe le Rio SAR (voir une autre fois la Colegiata romanica Nuestra Senora del Sar à Santiago!) de l'église SANTIAGO de PADRON, sous l'autel de laquelle est enchâssé le fameux "Pedron" (grosse pierre qui a donné son nom à la ville portuaire) qui a servi à amarrer la barque sur laquelle est arrivé st Jacques (autel paîen). On se dirige ensuite vers TORRES de OESTE à l'embouchure du Rio Ulla là où finit la Ria de Arousa, site fortifié par l'archevêque Diego Gelmirez (1100 évêque, 1120 archevêque, mort en 1140) pour empêcher les invasions normandes!!! On franchit le rio pour aller à Noia, petit port situé au fond de la Ria dite de Muros et de Noia, dans le but d'aller à la mer.
  - PAYSAGE de plage photographié peu après PORTO do SON sur la route AC 550. Puis visite du:
  - CASTRO de BARONA: promontoire rocheux donnant sur la Ria de Muros y Noia. Vestiges remparts, maisons rondes, chaussée et rochers.
Retour à Santiago par Noia. Dîner au réfectoire de S. Martin Pinario.

  - 6: Lu 22 mai: Départ de S. Martin Pinario avec armes et bagages. Sortie de Santiago par GPS. Autovia de Lavacolla, puis route N 547 qui suit le C°. Arrêt à:
  - FURELOS en contre-bas de Melide: pont sur le rio Furelozs, passage de pèlerins, chapelle fermée. Une autovia inconnue nous mène à l'embranchement de Lugo pour prendre la A 6 jusqu'à Ponferrada. Arrêt à:
  - PONFERRADA: castillo de los Templarios au-dessus de la rivière. Déjeuner. Librairie. En route pour Foncebadon par Molinaseca sur le C° (LE 142). On passe successivement par Riego de Ambros et El Acebo. Entre ces deux villages, face aux montagnes qui sont au sud arrêt: PAYSAGE. Entre Manjarin et le village ruiné de Foncebadon:
  - CRUZ de FERRO: croix de fer emmanchée sur un grand mât, tas de pierres, papillotes laissées par les pèlerins, chapelle, terrain plat. Descente sur Foncebadon (Concile du Monte Irago tenu vers 962 dans ces parages inhospitaliers!!!) et arrêt à:
  - RABANAL del CAMINO: église de souche romane avec grand clocher mur (espadana). Cherchons accueil des Anglais qui est à côté du monastère bénédictin récemment implanté. Courses. Café dans une sorte de caravansérail à pèlerins assez rigolo. Descente par le C° à travers les petits villages de la Maragateria (dont la capitale est Astorga). Autoroute AP 71 en direction de Leon et surtout de Mansilla de Las Mulas dans l'édée de tourner avant vers le nord en direction de:
  - SAN MIGUEL de ESCALADA: célèbre église de style cordouan érigée au Xe s. par des moines ayant fui al-Andalus. Galerie sud très élégante. Eglise hélas fermée car nous sommes lundi!!! Venue inopinée d'une petite dame de Escalada (le village voisin) qui porte le nom d'une petite île cubaine!!! Bivouac sur place après avoir raccompagné cette Dame étonnante qui nous fait visiter sa maison qui est un véritable musée ethnographique. Elle donne des "alforjas" miniature à Marie. Chevreuil nocturne, crapeaux, grenouilles et inévitables coucous!!!

  - 7: Ma 23 mai: Par Gradefes (abbaye) on rejoint la vallée du Céa que l'on descend du nord au sud jusqu'à:
  - SAHAGUN (San Facundo y Primitivo). Arrêt PAYSAGE sur le pont qui enjambe la voie ferrée. On tourne autour de ce qui fut le "Cluny" du nord de l'Espagne: vestiges divers, église voisine en briques... On monte à l'église des Franciscains qui domine la ville au sud, dite LA PEREGRINA en raison de la Vierge pèlerine qui y est vénérée et dont le culte a là son origine. Chapelle seigneuriale ornée de yeserias (stucs de style hispano arabe très élégants, XIVe s., art dit Mudejar). Par chance nous avons réussi à la voir. En route pour Carrion de los Condes en suivant au plus près la voie des pèlerins.
  - CARRION de Los CONDES, arrêt au MONASTERIO de SAN ZOILO (martyr espagnol du temps de Dioclétien, dont les reliques ont été rapportées de Cordoue au XIIe s.). Bibliothèque - Centre d'études fondé par Angel-Luis Barreda, où permission nous est donnée de filmer et commenter le Liber Sancti Jacobi en fac-similé... Puis, visite de l'église (importants vestiges romans) et cloître étourdissant, chef-d'oeuvre d'art renaissant (début XVIe s.). On déjeune à:
  - FROMISTA déjeuner pique-nique devant l'église SAN MARTIN: impeccablement et implacablement restaurée entre 1886 et 1906: un bijou presque trop parfait pour être vrai!!! A Osorno la Mayor, on reprend l'autovia A 231, puis la autopista qui évite Burgos par le sud pour sortir sur la N 120 qui mène à Logrono en suivant le C° Francés (toujours autant de camions). On repasse non loin de San Juan de Ortega où nous avions fait étape à l'aller. Superbe gars avec son âne pèlerin peu après Belorado: impossible de s'arrêter!!! Parvenus à Sto Domingo de La Calzada, on pique au sud-est vers San Millan: arrêt PAYSAGE avec sommets enneigés de la Sierra de La Demanda vers l'ouest. Arrivé à:
  - SAN MILLAN de La COGOLLA, énorme monastère dont on visite dans la montagne l'élément le plus ancien: le MONASTERIO de SUSO, dont il reste une étonnante église du IXe s., brûlée en 1002 par al-Mansour, puis restaurée et où se trouve le sarcophage roman de San Millan, patron de la Rioja. Montée en car après une tentative d'incursion en voiture! C'était la dernière visite de la journée!!! Le gardien de Suso nous indique une petite fonda à Badaran, chez le "Jé", pour y dormir. Dîner sur la place de Badaran.

  - 8: Me 24 mai: On remonte au nord sur Najera et l'on franchit l'Ebre à Cenicero comme à l'aller, de façon à contourner Logrono. Par Elciego, Lapuebla de Labarca, Assa et Oyon, l'on gagne Viana sur le C° Francés (peu après Assa vision surprenante des deux arches du pont romain de Mantible). Arrêt à
  - TORRES del RIO où nous attend un excellent petit-déjeuner dans un caravansérail à pèlerins orné de géranium piqués dans des pots plus écarlates que leurs fleurs!!! On passe Los Arcos pour gagner:
  - ESTELLA que l'on visite de part en part d'un bout à l'autre de Nuestra Senora de Rocamadour (couvent des Capucins) au Santo Sepulcro avec son grand portail terni ouvert sur le voie des pèlerins au pied du couvent des Dominicains, en passant par le Palis des rois de Navarre (édifice roman: chapiteau du combat de Roland et Ferragut, voir LSJ-CC, livre IV dit le Pseudo-Turpin qui narre l'entrée de Charlemagne en Espagne, etc... Visite de Santa Maria jus el Castillo (maquette d'Estella médiéval et histoire de la Navarre), PAYSAGE: vue sur l'église de San Miguel (portail roman que nous ne visitons pas) de l'autre côté de la rivière, passage sous tunnel qui permet du surplomber le cloître de SAN PEDRO de La RUA, visite de San Pedro: relique de St André apportée par un évêque grec qui est mort ici sur le chemin de St-Jacques, etc... Déjeuner avant de repartir en direction de Salvatierra par la NA 718 (essence et courses à la sortie d'Estella) en franchissant la SIERRA de URBASA: PAYSAGE sur la Na 7130 avec village de Ecala en mire regardant vers le sud-est. Descente sur Salvatierra: PAYSAGE dans la plaine d'ALAVA avec l'Aizkorri (1549 m) et l'Aratz (1445) en mire. On longe Salvatierra par le flanc ouest (remparts) et prenons la direction d'Ordonana. Peu avant Ordonana: PAYSAGE avec le clocher de ce village et la petite route sur la droite. On arrive à Zalduondo. On sort du village au nord par les calvaires pour prendre le chemin de SAN ADRIAN (sur la droite chapelle Xe s. des San Julian y Basilissa, avec chevaux). Nous roulons au pas en direction de "la Plataforma".
  - Ascension du "tunnel de SAN ADRIAN" (voir chansons de pèlerins et récit de Guillaume Manier, XVIIIe s.) sur la grand route Paris-Madrid (au XVIe s. et dès avant), à la limite du Guipuzcoa et de l'Alava. Prises de vue multiples sur la grotte et la chaussée empierrée. Pique-nique et Bivouac à la Plataforma.

  - 9: Je 25 mai: Descente sur Araia. Petite route jusqu'à Egino où l'on traverse le chemin de fer et l'autovia N 1 (Madrid-Pamplona). Par Olazti on accède à la NaA 718 qui grimpe au Puerto de Urbasa. Après Zudaire, dans les virages de la NA 718: PAYSAGE (villages plantés devant la Cordillera de Valdellin). Arrivée à:
  - ESTELLA: petite halte devant l'église du Saint-Sépulcre dont les deux statues placées aux avant-postes (de part et d'a&utre du pôrtail) sont encore éclairées par le soleil du matin. Après Villatuerta, on suit la N. 111 en direction de Lorca où nous attend, en contre-bas du village, le
  - PONT qui enjambe de RIO SALADO, où les Navarrais avait la fâcheuse habitude de tuer les chevaux des pèlerins rendus malades par l'absorption de l'eau salée pour en récupérer la peau et la viande (cf LSJ-CC). Petit bar dans un vieux moulin: café croissants. On est en plein C° et l'on poursuit jusqu'à
  - CIRAUQUI: On aperçoit peu avant le village la voie romaine utilisée par les pèlerins. Elle descend de la hauteur pour franchir un ruisseau sur un pont réaménagé qui sert de soutien à l'arche amont du pont romain. La chaussée antique passait deux mètres au-dessus de l'actuel C°! On reprend la route en direction de:
  - PUENTE la REINA. On gare la voiture à l'entrée du bourg, passé le pont moderne. Comme à Estella, l'on parcourt la bastide par la rue centrale depuis le Pont sur l'Arga jusqu'à l'Ospital del CRUCIFIJO (situé dans le faubourg, extra muros, avec la voûte qui recouvre la voie), en passant par l'église SANTIAGO avec la magnifique statue de st Jacques en bois doré et peint dite la "Beltza" = la "noire" pour avoir été retrouvée toute noircie par les ans (chef d’œuvre du XIVe s. d'une puissance inouïe). Pique-nique sous le pont moderne au bord du Rio Arga. On évite Pamplona en allant d'Obanos à Campanas par:
  - EUNATE: chapelle ou église SANTA MARIA, octogonale entourée d'un portique. Café à Tiebas où se trouvait le château construit par Thibaut II de Champagne-Navarre, dont on aperçoit la ruine. Par la NA 234 on gagne Urroz et, de là, Erro sur le C° par la NA 2330 qui longe le Rio Erro. On atteint bientôt Roncevaux en traversant Espinal (église années 50) et Burguete aux maisons blanches si bien alignées.
  - RONCESVALLES: visite église avec son admirable Vierge en argent (œuvre toulousaine? du XIVe s.) et cloître (tombeau de Sancho el Fuerte vainqueur des Almohades à Las Navas de Tolosa en 1212). Livres, café. On passe le col d'Ibaneta avec sa chapelle et l'on descend doucement vers la France. Arrêt à la Venta de Valcarlos.
  - SAINT-JEAN-PIED-de-PORT: Pont, église, accueil des pèlerins... Arrêt PAYSAGE: petite chapelle hospitalière: APHAT-OSPITAL peu après Saint-Jean-le-Vieux, dans un virage, avec de grands platanes. Plus loin arrêt à HAREMBELS, chapelle d'un hôpital tenus pas des "donats" et situé entre Saint-Palis et Ostabat. Un peu plus tard, arrivée à Saint-Palais: Franciscains, dîner à la Maison Aphaloa (à Amendeuix-Oneix) chez Bertrand Saint Macary.

  - 10: SAINT-PALAIS: Mont Saint-Sauveur: stèle de "Gibraltar" érigée par le Dr Clément Urrutibéhéty au carrefour supposé des 3 grands chemins de France (Tours, Vézelay, Le Puy). Le C° gravit la côte qu'il égratigne. On gagne:
  - SAUVETERRE de BEARN par la D. 933. Vue plongeante sur le pont rompu avec sa tour et le Gave d'Oloron, depuis la terrasse de l'église. On atteint Orthez par Hôpital d'ORION sur la D. 23:
  - ORTHEZ: pont sur le Gave de Pau. Halte café salutaire! Par Arthez-de-Béarn, Morlanne (église fortifiée) et Arzacq-Arraziguet sur la D 926, on gagne:
  - AIRE-sur-l'ADOUR: Quartier du Mas-D'Aire, dans la descente à droite: église SAINTE-QUITTERIE (avec clocher en briques). Elle repose là dans la crypte, mais l'église est fermée pour cause de réfection. Portail sculpté (XIVe s.). Par la D 931 on rejoint:
  - NOGARO sur la Via Podiensis (alias Via Arverna). Eglise et restes de l'abbaye romane. Fresque dans le cul de four de la chapelle Saint-Laurent avec couple de pèlerins (fin XIe début XIIe s.). Déjeuner Pizzéria Roma! Après Nogaro il s'agit de rejoindre Moissac au plus vite:
  - MOISSAC: Abbaye Saint-Pierre: cloître, église. Durand de Bredons successivement prieur de Bredons, abbé de Moissac et évêque de Toulouse. Café. Après Moissac Saint-Saturnin direct par autoroutes: Montauban, Cahors, Brive, Tulle, Ussel, comme à l'aller, avec un arrêt à l'aire de la Corrèze.

  CONCLUSION: En dépit de tout: il faudra insister prioritairement sur les lieux qui ont un rapport avec la Via Arverna sans pour autant rompre le fil du C°: Les Auvergnats se retrouvant mêlés aux autres pèlerins de toutes nations sur le C° Francés et voies adjacentes, n'en oubliaient pas pour autant leurs racines et ce qu'ils savaient ou avaient entendu conter le long de la Via Arverna, comme ces trois Auvergnats dont parle Jehan de Tournai dans son récit à la fin du XVe s. et sans doute des lieux comme O Cebreiro dans leur rudesse n'étaient pas pour les étonner...
  A savoir: Moissac (Bredons prieuré de Moissac et Moissac près Neussargues); Sto Domingo (pendu-dépendu); Hornillos del C° donné à Tulle et Rocamadour (pas vu, village de bergeries); Burgos à cause de San Lesmes: Alleaume, moine de La Chaise-Dieu (à voir); O Cebreiro du fait de son appartenance à Saint-Géraud d'Aurillac jusqu'au XVe s. (à revoir dans la brume); Santiago à cause de la dédicace faite en 1105 par Pierre d'Andouque, moine de Conques, puis évêque de Pampelune, d'une chapelle dédiée à Sainte Foy au chevet de la cathédrale... et ressemblance chapiteaux avec Conques, et analogie entre chapelle d'axe carrée à Santiago comme à Saint-Austremoine d'Issoire (belles filles à voir, bon vin à boire! dicton!), etc... Sans oublier le fait que c'est à Brioude que l'évêque de Compostelle, Dalmace, clunisien d'origine auvergnate, obtient d'Urbain II la reconnaissance par Rome du transfert de l'évêché d'Iria (Padron) à Santiago, etc... Lire l'Historia Compostellana qui raconte tout cela...

  Bon courage, cher Louis-Marie et chère Marie, et à bientôt fin juin pour rencontrer Bourlès et éplucher le Tour du Monde...!!!

  J'espère que vous avez fait bon voyage et êtes de retour à Chollet, comme Laurette et Bernard à Romagnat après leur escapade italienne...

  Amitiés, Le Bert!       

samedi 6 mai 2017

ITALIE à pied : Prochaine DESTINATION !


On partira le jour de l' Ascencion,  jeudi 25 mai , pour revenir le dimanche de Pentecôte 4 Juin Seriez-vous partant(e) deux à quatre places restent disponibles ( prévoir 45 à 50 € par jour ).
Contact : 0768561874.  


Cari amici,
Siamo uno gruppo di camminatore francesi.
Tre anni fa abbiamo già fatto una comminata da Monterosso (SP) raggiungendo Frassinoro (MO) fermando à La Spezia, Licciana Nardi,  Aulla, Fosdinovo, Gramolazzo, Castiglione in Garfagnana e San Pellegrino in Alpe.
Alla fine di maggio, veniamo a trovare i nostri amici italiani lungo il percorso, chiacchiere un po ma soprattutto rifare questa camminata.
Sarebbe un piacere di ampliare la nostra cerchia di amicizie il tempo di una tappa, due o più.
Scrive mi per più notizie.

Bernard et Jean Quinsat .

NB : per favor , non hesitate a parlare con li amici Grazie

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Remémoration ensuite !

Dans ce blog une série d'articles qui retracent un peu tout des motivations, des précédents voyages à pied, de la symbolique du parcours, des paysages, des amitiés, des rencontres, de la cuisine régionale …de l'amour pour l' Italie et les italiens mais là c'est plus dur à dire alors, regardez les images  … qu'elles vous donnent envie à votre tour de nous accompagner ! Cliquez ici.




Cerise sur le gâteau cette année en se rendant à Gênes et les Cinque Terre, passé Susa, nous visiterons la Sacra di San Michele … Marre de toujours passer au pied sans y monter !










Plein les Mirettes avec Claude Geourjon !


vendredi 28 avril 2017

La VOIE du MILIEU : premières incursions …

Vézelay vu du chemin qui va de Saint-Père à Foissy les Vézelay sur la voie historique . Dans la crypte de Sainte Parize le Chatel le chapiteau dit du sciapode acrobate . Le chemin qui méne au hameau " Le chemin " et au gite " l'esprit du chemin " .


Cheyne éditeur . Collection verte . 2014 .
Depuis Vézelay, en bordure de Morvan, on a glissé 7jours durant  à travers Vezelin et Niévre sur des chemins pour beaucoup incertains, assez souvent à l'écart de de la voie historique à notre goût un peu trop revêtue …  mais dont le tracé global va bien à notre " Voie du Milieu " …
…au bout en bord d'Allier et du Bourbonnais nous savions que nous rencontrerions à Embraud la fraternité des Chavans qui nous ont reçu sans manière dans leur monde à eux où les autres sont toujours fraternellement accueillis et qui comme si ça allait de soi, déborde d'une vie simple et paisible, spontanément chaleureux, il se rejoue là la vie de simples pleine de chant, de musique……à suivre












Propos amicaux  sur le livre de correspondance du gite de Sainte-Parize le Chatel
















Les bateaux des fleuves et des rivières sont des corps flottants qu'épousent les propres corps des mariniers. Ensemble ils vont guinchant sur une piste qu'ils sont au jour le jour, les seuls à connaître, là où, comme en eux l'eau frissonne, existe un " chemin qui marche " .
Ainsi on a vu Manu danser avec son petit futreau sur les basses eaux d'un bras de l'Allier . Après il nous a emmené tous les huit  " prendre la mer " montés sur le grand futreau cabané de la Chavanée , sur des ventres d'eau …il nous a dit presque tout sur la navigation fluviale, tout du moins presque tout ce qu'il pouvait dire en si peu de temps avec si peu d'eau, parce que dans d'autres conditions, quand se propose d'autres lointains, son savoir pourrait n'en pas finir de se dévider . Je n'ai pas les mots techniques et poétiques pour dire tout ça , techniques on le comprends ce sont ceux acquis au cours d'un long apprentissage  et poétique ce sont ceux recueillis pendant tout ce temps, à même la peau, à même les yeux et les oreilles, à même le ventre quand l'eau y reproduit sa berceuse ou son agitation  …

L'heure verte et bleue d'un petit matin frais au bord d' Allier, Manu est armé du long bâton ferré ainsi paré pour l'ample danse à fleur d'eau qu'accompagneront les  …on devine derriere le grand futreau …






vendredi 14 avril 2017

Heures de velours sur la Via Arverna …avec Marie-Héléne Lafon !


Daniel Kiernan, Bernard Quinsat, Marie-Héléne Lafon, Wilton Maurel, Laurette Quinsat, Humbert Jacomet .


Pour nous Marche et écriture allant de pair, j'avais proposé à Marie Héléne Lafon que nous passions ensemble un moment sur la Via Arverna
pour échanger et lire des textes venant en résonance avec le film qui est en train d'être réalisé * :
les pays, les chemins, les corps, les bêtes … 
comme à la recherche d'une formulation qui n'a de cesse de nous échapper .
N'écrit-elle pas dans " Traversée " :
" Je me promène, je marche, même encore aujourd'hui je ne sais pas quel mot utiliser …"
ces mots qui manquent et qui se cherchent…
On pense au " Premier Mot " de Pierre Bergounioux,
et au " Nom au bout de la langue " de Pascal Quignard
on devine des mots réfugiés " dans des temps anciens qui défient la mémoire et furent sans paroles "
…toujours dans " Traversée "
La rencontre a eu lieu mardi dernier et " nous avons ensemble, là-haut, partagé de riches heures de velours "
ce sont les mots même de Marie-Héléne



" Il y avait une fois trois pélerins, trois pélerins de Dieu qui allaient à Saint-Jacques …" ainsi commence " Le coq qui chante ", tout droit sorti du Trésor des contes d' Henri Pourrat  que vient de lire MH Lafon , puis perchée sur l'autel pour désigner le coq réssuscité, lui même perché sur une colonne comme on le voit sur la peinture murale de l'église de Virargues …




Sous l'œil de Wilton et sur fond de Chastel / Murat, ça va lire ! Marie-Héléne : Pierre Présumey et BQ : Philippe Claudel .


On sait en quelle estime elle tient Pierre Présumey , aussi chemin faisant elle puisera abondamment dans son dernier opus : " Aller son chemin " .

Ainsi : " Le chemin dans le paysage serait un réservoir de formes, de couleurs, de tâches de lumières et de tâches d'ombre. Le peintre et le rêveur en ferait alors semblable usage. Mais cette image de réservoir est fausse et fait croire que l'homme dispose de ce que lui propose le chemin. Ne serait-il pas plus juste de dire que c'est au contraire le chemin qui dispose, d'un bout  à l'autre de l'affaire ?
Du moins pour le promeneur, que je distingue ici du pélerin et du randonneur: ces deux-ci font leur chemin , alors que c'est plutôt le chemin qui fait le promeneur. " PP .


Toujours à Virargues . La "Petite Marie " semble étonnée par ce " bel et grand escogriffe"  qui a tous les talents et qui en montant au clocher entonne une bourrée à deux temps . Mais pourquoi donc Wilton,  une bourrée de Basse-Auvergne sur les hauteurs du Cantal ? 

Et le BQ même pas cap de faire le Coq !
A peine publié cet article , sur l'air de " tu sais ce qu'il te dit l' Escogriffe "  la réponse ne s'est pas faite attendre : " Bernard Quinsat, Marie Hélène Lafon, Humbert Jacomet, Laurette et un escogriffe qui chante une chanson de coq à trois temps du Cantal sur le clocher, "Auvetz que lo jaï chanta", peut-être parce que celui de la légende des pendus ne le chante pas ? Ah oui et bien sûr : les villages, les mots, et les tourbières qui surplombent le pays coupé des alentours de Murat . Wilton "






Notre derniére visite de la journée pour la  Collégiale  Notre-Dame des Oliviers à Murat afin de découvrir le tableau qui représente Saint-Jacques et des pélerins . Tout est sombre on s'éclaire avec nos smartphones, on aurait pu nous prendre pour des voleurs ! D'aucuns dans les chemins auraient alors pensé découvrir nos traces, sauf que…sauf que ce n'étaient pas des traces de pieds humains !
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Sur la paroi nord de la chapelle qui sert de vestibule à la sacristie de la Collégiale Notre-Dame de Murat, est accroché un singulier tableau. Tout en clair obscur, on eut tôt fait de l'attribuer à "l’École espagnole". C'est ainsi du moins qu'en jugea d'emblée Paul de Chazelles, auteur, vers, 1860 de l'article consacré à Murat dans le Dictionnaire statistique du département du Cantal, initié par M. Déribier-du-Chatelet (Volume IV, Aurillac, 1861, pp. 456-457).

  Chazelles était d'autant plus porté à trouver à cette œuvre une origine espagnole qu'il avait parfaitement reconnu dans l'une des deux saynettes peintes en fond de toile l'épisode saillant d'un miracle opéré en Espagne dans "la ville de la Calzada" qui se trouve dans la Rioja entre Logrono et Najera, sur le Camino Real Francés. Le plus étonnant, en effet, c'est que Paul de Chazelles déclare sans ambages avoir été témoin de "ce qu'il rapporte": "Le voyageur qui entre dans l'église de la Calzada", écrivait-il, "est surpris de voir des coqs et des poules en liberté dans son enceinte. Je fus de ce nombre". C'est que Chazelles avait été dans ses jeunes années l'un de ces glorieux Cent-Mille Fils de Saint Louis partis tambour battant remettre le roi d'Espagne sur son trône. Honnis du temps de Napoléon et de son frère Joseph, dit "Pepe Botella", les Français eurent alors le vent en poupe et il n'est pas surprenant que le fringant officier ait pu visiter l'église de la Calzada sans être inquiété le moins du monde et interroger-là "un ecclésiastique" sur la présence incongrue de "ces volailles" dans un lieu saint. A l'en croire, personne de son temps, à Murat, n'avait souvenance de cet incroyable miracle.…suite du texte d' Humbert Jacomet à la fin de cet article…

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" Les chemins partent .
ils sont parfois presque oubliés. Ils ont existé, ils ont été là, des bêtes les ont traversés , des enfants les ont suivis, les soirs et les matins, avant et aprés l'école; et celles qui allaient à la messe, et ceux qui revenaient des foires, et les jeunes aprés la danse, le cœur pris, la tête perdue .Les chemins, jadis, avant le temps des routes bleues, ont irrigué seuls le vaste corps des terres vives; on voit, les traces le disent, tellement décidées, certaines et lisibles …  Les chemins sont opiniâtres. Ils parcourent et nervurent, au présent de chaque jour. Ils effleurent des maisons effacées, débusquent des hameaux les plus infimes. Ils ont des secrets, ils sont des secrets… J'ai en bouche le goût des chemins, goût de soir mouillé, d'air cuit de soleil, goût de neige quand elle va venir, quand elle est venue, quand elle est là, qui comble le chemin, le remplit, le déborde. Le chemin ressurgira, au temps doux,restitué, lavé, équarri.Toujours les chemins reviennent à eux, donnés, ouverts ." Derniére lecture ce jour là chez Daniel Kiernan qui nous a accueilli dans sa Librairie rurale " Aux belles lettres " .  Marie Héléne a lu " Chemins" tiré de son petit bouquin " Album "
 
"

… suite et fin de l'article d' Humbert Jacomet :

 Mais tout à son explication, en partie erronée d'ailleurs, Paul de Chazelles n'a pas compris qu'il y avait eu avant lui, à Murat même, de vivants témoins de ce prodige, qui, eux aussi, en avaient entendu narrer l'histoire. Certes Chazelle a bien relevé le nom du donateur de l’œuvre, "Anthoine Malasagne dit Dreitou" d'origine incontestablement murataise, mais par un aveuglement bien étrange il n'a pas remarqué que les six personnages agenouillés sur la gauche du tableau étaient des pèlerins de "Monseigneur Sainct Jacques en Compostel", pourtant bien reconnaissables à leurs grands bourdons. Il est vrai, et il faut le dire à sa décharge, que si l'ancien militaire avait pu discerner la moindre coquille de Saint-Jacques sur cette peinture, nul doute que les écailles lui seraient, pour ainsi dire, tombées des yeux! Mais la toile probablement déjà recoupée pour tenir dans son nouveau cadre ne laissait paraître, comme aujourd'hui, ni signature, ni la moindre date qui eussent pu le mettre sur la piste. Plus près de nous, Owen Merton et sa femme, tous deux artistes vagabonds, aperçurent-ils jamais cette toile, lorsque, ayant séjourné à Murat au mois de décembre 1926, ils décidèrent d'y laisser leur fils Thomas s'y refaire une santé l'été suivant auprès des époux Privat qui les avaient si gentiment reçus? Las, l'écrivain cictercien qui évoque pourtant, comme en passant, Notre-Dame des Oliviers, à propos d'une "petite feuille jaunie, imprimée en Auvergne", qui lui tomba sous les yeux le 29 novembre 1951, n'en souffle mot dans son "journal" publié sous le titre "Le signe de Jonas - The sign of Jonas", en 1955, traduit peu après en français par Mme Marie Tadié (Paris, Albin Michel, 1959, p. 349).

 Reste que ce tableau qui se trouvait alors dans la sacristie et, à propos duquel Henry Delmont se contente de résumer l'exposé de Paul de Chazelles, ne laisse pas d'intriguer. De fait, hormis le grand bâton à double pommeau agrémenté d'une petite calebasse, rien ne permet d'identifier le protagoniste qui occupe toute la hauteur de la toile comme étant Jacques le Majeur, l'aîné des Fils de Zébédée. La physionomie de ce visage barbu autant que les pieds déchaux, la tunique mauve non moins que l'épais manteau jaune qui, drapé en écharpe depuis l'épaule gauche, enveloppe le reste du corps, pourraient convenir au Christ comme à l'un ou l'autre de ses apôtres. Mieux, le mouvement de la main droite qui évoque tout autant un geste de salutation qu'une esquisse de bénédiction, n'est pas sans faire songer à la vision du Sauveur ressuscité au lendemain de sa Pâques. Autant dire que, si saint Jacques il y a, son apparition sur cette toile semble se superposer à celle du Christ faisant irruption au Cénacle au milieu de ses disciples effrayés, dont elle paraît être l'exact réplique. Il n'est pas jusqu'aux paroles prononcées par le Christ: "La Paix soit avec vous", qui ne se devinent sur les lèvres du saint pèlerin.

 Au demeurant, qu'il s'agisse bien ici du Majeur, frère de Jean l’Évangéliste, c'est ce que confirment deux épisodes de sa légende figurés sur la toile de part et d'autre du saint, même si le peintre a omis de le doter d'une auréole. A sa gauche, l'on aperçoit en contrebas d'une ville imaginaire que tours et dômes désignent comme étant Jérusalem, le supplice par décapitation d'un condamné qui s'est agenouillé en joignant les mains. Levant les deux bras, le bourreau se dispose à exécuter la sentence prononcée par le juge que représente ici un simple huissier pressé d'en voir la fin. La scène est conforme à ce que les Actes des Apôtres disent de la "décollation de saint Jacques" perpétrée par Hérode Antipas l'an 44 de notre ère. Quand bien même cette interprétation n'emporterait pas la conviction, le miracle qui lui fait pendant lève toute incertitude quant à sa relation entre cette peinture et l'apôtre vénéré en Galice. Au premier plan, l'on discerne une table dressée, couverte d'une nappe. Deux personnages de petite taille paraissent agenouillés vers la droite, tandis que l'animation insolite qui règne parmi les convives s'interpelant les uns les autres, trahit leur émoi. C'est que la poule au pot qu'ils s'apprêtaient à dévorer de grand appétit vient de surgir du plat, son plumage éclatant plus blanc que nature. Ce spectacle inattendu atteste aux yeux du juge ébahi que le malheureux dont le corps pantelant tourne sur sa corde à la traverse d'une potence silhouettée juste au-dessus, est bel et bien vivant. La chose est d'autant plus incontestable qu'un petit ange prosterné soutient l'innocente victime par les pieds. On reconnaît-là sans peine l'histoire fameuse entre toutes du "pendu dépendu", dont Henri Pourrat, sous le titre "Du coq qui chante", recueillit la nouvelle dans le Trésor des Contes (Paris Gallimard, Tome VIII).


 Ce récit merveilleux évoque à lui seul l'odyssée vécue au péril de leur vie par les six pèlerins qui, mains jointes, chapeau bas et bourdon à l'épaule, se sont agenouillés en tenue d'apparat aux pieds du grand apôtre dont ils sont allés quérir les suffrages à Saint Jacques de Compostelle. Visages graves, regards perdus, cette série de portraits reflète comme un instantané ce moment solennel entre tous où chacun d'eux s'est agenouillé devant le disciple du Christ ressuscité dont ils ont embrassé l'effigie au cœur de son sanctuaire de Galice, à la lueur vacillante d'une armée de cierges. A présent, les traits immobiles de ces hommes sont fixés pour l’éternité dans l'attente de la venue de celui qui sera leur avocat au jour du jugement. En lui, ils ont mis toute leur espérance et c'est ce dont cet ex-voto est appelé à témoigner auprès de la communauté des fidèles de Murat. Qu'il faille voir ici des membres convaincus et transis de la confrérie des pèlerins de Saint-Jacques de cette ville de Haute-Auvergne, endimanchés pour la fête de leur saint patron, un quelconque 25 juillet, ayant effectué de conserve leur pèlerinage dans la seconde ou la troisième décennie du XVIIe siècle, il n'en faut pas douter. Il est même permis de croire que le personnage le plus proche de l'apôtre, celui qui a passé un chapelet dans ses mains jointes et qui porte sur une barbe carrée des moustaches à la Henri IV, n'est autre que le commanditaire de cet ex-voto: "Anthoine Malasagne dit Dreitoy". De surcroît, il n'est pas interdit de penser que ce personnage a été le conducteur et le chef de la petite troupe, celui en qui chacun avait mis sa confiance.

 Humbert JACOMET, Saint-Saturnin, le 4 Mai de l'an de grâce 2017.

 Pour maître Bernard Quinsat.

A une autre fois !













mardi 4 avril 2017

ARVERNA-TOUR : Saint Jean- Saint Gervais : La REVUE !

Saint Jean-Saint Gervais devant la porte fermée de l'église un branle d'enfer … Sacré Trio !

Au cours de son parcours à travers la nouvelle paroisse Saint Jacques des Mines et des Monts, qui de Mailhat le ménera à Esteil puis Auzon, l' ARVERNA-TOUR a fait étape à Saint Jean-Saint-Gervais .
Grand froid, portes closes -l'édile est allée inaugurer carême ailleurs ! -alors pour faire contre mauvaise fortune bon cœur le trio Jarid, Anne et Humbert se lance dans un branle endiablé sous l'oeil de la caméra de Louis-Marie !


Ah oui, c'est que nous sommes en train de faire les prises de vue et les rencontres qui devront servir 
 la réalisation d'un film sur la Marche et la Via Arverna ( " L'Age de la Marche " ? ) qui pourrait sortir au printemps 2018 .

Côté lieux et rencontres la journée avait bien commencée avec le réveil chez notre hôte et amie Isabelle Grosjean, présidente des Amis de Mailhat, ce lieu extraordinaire où même Saint Verny fait chapeau bas quand c'est elle qui guide la visite ! Anne nous a rejoint elle nous servira de guide … Anne et Jarid chantent et jouent dans la Camerata brivadensis , autant dire que nous sommes en compagnie savante !

Avant StJ-StG, Esteil lieu de mémoire des fontevristes - qui "tinrent ici maison " de 1151 jusqu'à la révolution - première rencontre avec Jarid Plantinga pélerin néerlandais multirécidiviste qui à la retraite s'est planté à Sainte Florine en même temps qu'il tâtait aux instruments à anches … et depuis il est devenu virtuose et nous en a fait profiter dans des conditions difficiles, le soir il nous hébergera et nous rejoindra 4 jours plus tard pour un petit concert improvisé dans la chapelle de Vauclair .

Lamontgie : quel avenir pour l'ancien lavoir communal ?
A Lamontgie vécue il n' y a pas très longtemps une bonne sœur de grande renommée qui pratiquait le reboutement comme un art. Plusieurs disciples se réclament d'elle… Roger Cheynoux  est de ceux là on l'a croisé passé la croix Saint Roch . Il était instituteur du temps de la nonne quand la laïcité s'accommodait des foulures, mais n'ayant pas fait de vœux de stabilité il est aujourd'hui en rupture de bans …on devine qu'il accepte toutefois quelques consultations pour extraire le mal mais surtout faire la conversation sans toujours dire le bien…

Qu'est ce qui demain fera Patrimoine ?

On ne sait pas encore que le lendemain sera à nouveau jour de rencontres heureuses : Danie Passemard à Auzon, Gérard Bonjean maire d'Azerat et guide enflammé de son église , Bernard Chevalier, la famille Tessier et Catherine Servant à Brioude … il est dit que demain sera un autre jour…et puis après-demain et après-demain encore et encore d'autres jours à venir ! Quand au juste remonterons-nous à Brioude pour rencontrer le pére Kim en Jong et la sœur Catherine ? Qu'importe la date ce sera jour de bonheur et de révélation presque l'éternité !

Après tant d'émotion, Sœur Catherine, Pére Kim en Joong, Patou et Laurette et les autres au bistrot à Brioude devant un café …




dimanche 2 avril 2017

JLD on the Road for Ever ! (Part One and two)

" De Saint Jacques de Clermont à Saint Jacques de Compostelle ",   à peine publié dans "  Partage " le bulletin de la Paroisse Saint Thomas…le second article de Jean- Louis Dumas est partagé sur ce blog !
Qui arrêtera ce Jean-Louis et jusqu'où ira ce blog ?









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