mercredi 30 juin 2010

La 3em Levée vers Saint-Jacques de Compostelle .

Beaucoup ont eu la gentillesse de s'inquiéter de le santé du Pélerin …ceci l'a beaucoup touché comme d'ailleurs on peut le voir ci-contre, couché pour le compte ! Il récupère afin d'être prêt pour la troisième levée vers Saint Jacques de Compostelle qui le conduira avec ses Amis de Colportage, de Romagnat-Patrimoine et tous ceux qui le souhaiteraient- inscription encore possible - du 18 Juillet à Brioude au 25 à Aurillac jour de la Saint-Jacques de cette année jubilaire .
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jeudi 17 juin 2010

« Chez Pierrot » revient aux Fours à Chaux !

Une trentaine de pièces jouées avec succès à travers le monde n’auront pas suffit à apaiser chez Jean-Claude Grumberg sa soif de comprendre et de se comprendre. C’est ce qui ressort de son œuvre la plus récente où a visage découvert cette fois, sur le mode autobiographique, il avance désormais à travers sa propre existence pour même devenir quelquefois, un personnage de ses propres pièces.
Ainsi, après « Mon Père Inventaire » et « Une leçon de savoir vivre » il vient de publier « Pleurnichard » ( 2009).




La Compagnie ETC…ART joue depuis 1996 - sur la base désormais d’une dizaine de représentations par an - un ancien texte de Grumberg « Chez Pierrot » (1968). Pourrait alors se poser la question du pourquoi pareille fidélité autant de la part des comédiens que du public, et la capacité de cette pièce d’attirer toujours de nouveaux spectateurs.

La réponse est sans doute contenue dans ce qui précède. Même si « Chez Pierrot » est un des premiers textes de son auteur, tout de Grumberg et de son itinéraire y est déjà contenu et ne demande qu’à se développer. C’est comme si, dans le corps du texte, une vis sans fin puisait une matière qui "pousse" interprètes comme spectateurs vers où Grumberg tend tout au long de son œuvre, vers toujours plus d’humanité au fil d’un chemin de drames, de pleurs et de rire.

D’ailleurs ne dit-il pas aujourd’hui : « En fait, je n’ai jamais su vraiment me comporter devant le malheur absolu. Faut-il pleurer, s’arracher la tête et la piétiner, ou rire à en crever ? Désormais pour être sûr d’être tout à fait humain, je m’efforce et m’efforcerai de faire les trois ensemble ».

C’est donc à ce triple exercice qu’ ETC…ART se livre en public depuis plus de 15 ans…se livre et se nourrit ! Il suffit donc de venir voir les jeudi ou vendredi 24 et 25 Juin à 20 heures à Romagnat aux Fours à Chaux où, si Pierrot devait revenir un jour, il se retrouverait plus qu’ailleurs dans « ses murs » !






Dire qu’il s’agit d’un spectacle alcoolotragicomique en au milieu n’est peut-être pas malgré tout superflu, pas plus de préciser que la deux actes et un repas chaud entre les deux . Préciser aussi que la réservation est obligatoire avant le mardi 22 juin : téléphoner au 0473925531 + chèque de 20 Euro /personne à l’ordre d’ ETC… ART à déposer ou poster à « Amis des Fours à Chaux » 29 rue Maréchal Foch 63540 Romagnat.

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" Chez Pierrot " avec,Véronique Pilia, Philippe Georges, Bernard Quinsat, Didier Richer, Patrick Peyrat, Luc Bony dans une mise en scéne : de Jean-Luc Guitton .
Photographie : Francis Debaisieux

mardi 15 juin 2010

Des dates pour se retrouver …

Bonjour, bonsoir ,

Au risque de vous déranger, voici quelques info :

1/ Avec les Amis d' Etc…Art on joue "Chez Pierrot" de Jean-Claude Grumberg aux Fours à Chaux les 24 et 25 Juin à 20h.

Depuis le temps qu'on le "tourne" beaucoup savent qu'il s'agit là d'un spectacle alcoolotragicomique en 2 actes et un repas chaud au milieu : pas besoin d'en dire davantage ?

Si justement : la réservation ferme est indispensable avant le mardi 22 Juin : téléphoner au 0473925531 + chèque de 20 Euros par personne à l'ordre de "Etc…Art" déposé ou expédié à : "Amis des Fours à Chaux", 29 rue Maréchal Foch 63540 Romagnat.

Alors, en ce début de "tournée 2010", comment empêcher Gaston de déclarer : "allez c'est la mienne !" …

2/ Troisième levée sur le chemin de Saint Jacques de Compostelle.

Nous partirons le 18 juillet de Brioude - terme de la 2em Levée - pour être rendu à Aurillac le 25, jour de la Saint-Jacques.
Dans l'esprit de Colportage un itinéraire de Pèlerinage ne peut être qu'un chemin original, de Libération et de Partage …





Ainsi certains qui trouveraient les étapes un peu longues ne se gêneront pas pour les raccourcir comme ceux qui trouveraient pour diverses raisons ce voyage à pied au-dessus de leurs forces, de leurs disponibilité… ou de leur désir d'alors.
Chez nous pas de doctrine !

… et c'est ainsi que nous opérons en bande hétéroclite et joyeuse et c'est en bande que nous finirons à Compostelle en 2011

Que ceux qui sont intéressés nous fassent signe avant le 28 Juin… et alors, nous leur dirons le reste !

3/ A l'automne, Journées du Patrimoine les 18 et 19 Septembre, dans cette perspective, les Amis des Fours à Chaux et de Romagnat-Patrimoine s'activent… ils pourraient se retrouver au côté des Amis des Caves d'Aubière et de ceux du Moulin de Ceyrat. S'il existait une association similaire à Beaumont, nous pourrions peut-être proposer un "tour" : Val d'Artière-Patrimoine ?

J'avais, par ailleurs, évoqué de marcher sur les pas de Jean Rome au départ de "sa" Librairie, nous le ferons en Octobre …
Mais ceci est encore loin, nous devrions avoir l'occasion d'en reparler…
je retrouverai d'ici là - tout du moins je l'espère- plus de verve ?





Bien à vous tous
et n'hésitez pas de parler de tout ça à vos proches .
Merci .
Bernard Quinsat.

PS : concernant tout ceci on devrait bientôt trouver des choses sur les blogs : voyageapied2 et parole libre.

vendredi 14 mai 2010

UN, DEUX, TROIS ; PARTEZ !

Bonjour ,

Il y a plus de 30 Km entre Issoire et Saint Jean-Saint Gervais où nous ferons étape samedi soir .
Aussi pour que chacune et chacun puisse "avancer" à sa convenance, j'ai imaginé plusieurs possibilités .

Un départ à 8 heures d' Issoire (Abbatiale) pour ceux qui seraient tentés par " l'intégrale".
Pour d'autres qui voudraient commencer plus calmement, nous nous retrouverons à 11heures 30 au Breuil sur Couze .
( ceux qui auront choisi cette option devront passer à Issoire récupérer les véhicules- dont le fourgon de Mickael- qui transporte le gros de nos bagages- de ceux qui ont commencé à Issoire, pour les acheminer jusqu'au Breuil .)

Du Breuil nous partirons tous ensemble à pied ( Nonette, Orsonnette, Mailhat, Aubiat ) jusqu' à Esteil où nous attendra l'ami François Bouchet pour ramener ceux qui souhaitent arrêter là - pour ce samedi - récupérer les voitures au Breuil .
Si ils sont plus nombreux que ne peut en transporter François, les autres en revenant du Breuil repasseront à Esteil pour que tous finissent en voiture à Saint Jean-Saint -Gervais où ils prépareront le bivouac .
Bivouac, c'est dire que nous pourrons coucher sous la tente ( que chacun a la possibilité d'amener) sous le porche à Ganivelle de l'église ( voir photo sur blog ), à la belle étoile où dans la salle des associations où nous aurons mangés…dans tous les cas il paraît judicieux de " promener " son matelas : le fourgon s'en chargera !…Je suis ravi pour ma part que nous expérimentions cette formule du bivouac…de là à Compostelle elle devrait nous servir d'autres fois !!!!!!!!!
François, Eliane, Daniel et Jackie se joindront à nous pour la soirée, et j'espère bien que ce sera le cas d'Annie Estève, sera-t-elle accompagnée ? Si Marie qui sera à Fontannes -autant dire à deux pas- souhaite venir faire un tour avec sa bande, ils seront les bienvenues, encore mieux s'ils ont prévenus ( Spaguetti à la Bolognaise pour tous ! )

Nous ferons "connaissance" en marchant de quatre nouvelles têtes : Michéle et Jacques Bony et Giséle et Paul Rigard . Ces deux derniers ne pourront être des nôtres que le samedi ( balade+bivouac ) ce serait bien que le dimanche matin ils puissent nous accompagner jusqu'à Auzon : Issoire-Auzon par " la variation" compostellane que je vous propose c'est vraiment une très belle séquence ! Quand j'en saurai un peu plus concernant leurs contraintes et si c'est leur souhait, je trouverai une solution .
De toute manière ce dimanche matin ce tronçon jusqu'à Auzon sera obligatoire pour tout le monde, qu'on se le dise …Trop beau ! Il se peut qu'Adrien nous rejoigne alors ?

Dimanche en fin d'après-midi de Lamothe (17h 30) Marie Staelens assurera la navette pour aller récupérer les véhicules en aval ( Auzon ) . Ceux qui voudront s'arrêter pourront le faire ici . Ils devront toutefois, en repartant, déposer un véhicule à Brioude pour ceux qui finiront à pied …de nuit ? …peut-être : on connaît la chanson !!!!!

On se répète : chacun prévoit deux sacs
1/ celui pour marcher avec ce qu'il faut dedans il va sur le dos .
2/ celui pour la nuit et le reste …il va dans le fourgon + un matelas: on a de la place, prévoyez confortable ! Mieux on dort, mieux on marche .

Le fourgon sera chargé , le vendredi soir avec les affaires que les uns et les autres auront amené chez moi avant , le samedi matin à Romagnat avant de partir (RV chez moi à 7h 15 ) ou à 11h à Issoire pour ceux qui n'arriveront qu'à ce moment…
Chacun prévoit ses en-cas et ses repas des deux journées et son petit-déj : y a-t-il des repas plus personnel que celui-ci ?
Le repas du soir commun sera prévu par Laurette .

Nous déposerons à Saint Jean-Saint Gervais notre premier "Journal du passant " sorte de cahier de correspondance à remplir selon leur envie par ceux qui passeront par là en suivant ce réseau d'hospitalités, d'accompagnants et de chemin de " la Maille compostellane " que petit à petit nous allons " faire lever " et faire connaître , de bouche à oreille … Je vous parlerai de tout ça ! Si ça devait "réussir , il faudrait retenir que ça aurait commencé , un jour, à St Jean-St Gervais, où il y a longtemps eu une tradition hospitaliére …et que les premières hospitalières s'appelaient Annie et Sylvie !

Je suis déjà en route …Amitié !
Bernard Quinsat .

lundi 26 avril 2010

15 et 16 Mai : notre deuxième levée vers Compostelle

A gauche le " Saint-Jacques" de l'église de Romagnat . A sa droite de l'autre côté de l'ouverture que l'on devine se tient " Saint -Roch ", sa photo ?… ce sera pour une prochaine fois…en attendant celui de l'église d' Azerat où nous passerons au cours de notre périple du 15 et 16 Mai


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C'est en lisant ces jours ci le bouquin reposant * d'Alix de Saint- André " En avant route ! " que j'ai découvert que le vrai voyage de Compostelle était celui qui commençait devant sa porte . Vous n'aurez pas de peine à croire que la formule est faite pour me plaire et à reconnaitre que je la pratique depuis longtemps à revers du monde . C'est donc le vrai voyage que nous avons entrepris à " quelques unes et quelques trois ", en ralliant Beaumont à Issoire pour les Rameaux, et si nous n'allons pas le faire d'une seule traîte pour qu'il soit "authentiquement vrai " - deuxième condition - nous nous sommes bien promis de boucler l'intégralité dans le courant de 2011, sachant qu'avant la fin de cette année jubilaire nous serons rendus à Cahors où la " Voie Arverna " rejoint le " Grand Chemin " qui vient du Puy : " La via Podensis " . En attendant nous allons monter en charge et de 17 que nous étions pour ce premier périple, à combien passerons-nous le 15 et 16 Mai pour aller d' Issoire à Brioude en sachant que l'invitation est faite à chacun de ceux qui auront cette information et que rien ne leur interdit d'en parler autour d' eux ..
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Inscription : avant le vendredi 7 Mai sur mon adresse mail et un chèque ( 30 Euros /personne) libellé à l'ordre de l'association Colportage (pour les non-adhérents ) ou Romagnat-Patrimoine ( pour les adhérents ) déposé ou posté à " la boutique du Patrimoine " 29 rue Maréchal Foch 63540 Romagnat

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Petit coup d'œil dans le rétro ! Février 2010 avec Vèro, Louis et Lionel nous sommes sur la Via Arverna déjà !…pour une étape renversante qui va nous mener à Fontannes, authentique halte compostellane près de Brioude où Marie nous aura
préparé le diner …plus de neige à cette occasion, que nous n'en aurons vraisemblablement dans quinze jours ?
Sous le porche à Ganivelle de l'église d' Auzon Véro photographie Louis qui photographie les pentures des portes de l'entrée de la collégiale Saint Laurent .
Le 15 Mai nous arriverons à Auzon en provenance de Saint Jean Saint Gervais où nous aurons passé la nuit . Les Jacquaïres intégristes de la voie unique, gardiens d'un temple illusoire, devraient nous mettre à l'index pour l'entorse grave que nous aurons fait à l'itinéraire officiel . Je partageais avec Jacques Lacarriérre cette idée qu'il ne faut " rien avoir contre les itinéraires balisés et tout particulièrement quand ils vont dans le même sens que nous " ( dans " chemin faisant " ) dans le cas contraire il faut laisser aux balises la liberté de prendre le chemin qu'elles souhaitent à la condition bien sûr que le loisir nous soit accordé de suivre notre propre voie, j'entends celle que nous inspire autant le sentiment que le besoin . Mes itinéraires sont ainsi toujours amoureux ils vont vers des lieux et des gens que j'aimerai connaître, ou souvent que j'aime déjà … c'est le cas concernant Saint Jean Saint Gervais…et il est avéré en plus qu'une foultitude de pèlerins - y compris compostellans - est passé par ici ! Mais surtout il y eut ici une importante " maison hospitalière" et j'aimerai que nous travaillons à ce que cette " Via Arverna " soit marquée par la qualité de l'hospitalité qu'on y rencontre , non pas en regard de critères touristiques et mercantiles, mais dans la tradition pérégrine, et c'est peut-être dans cet écart de Saint-jean Saint- Gervais que ceci peut s'affirmer puis essaimer grâce à un réseau amical que nous identifirions le long de l'itinéraire ?


Saint Jean Saint Gervais : notre étape !

" Le site de Saint Jean a une particularité : il n'y a pas d'eau sur cette colline. Les résidents conservaient l'eau de pluie dans 2 citernes connues encore de nos jours. Par contre, une source réputée miraculeuse, située au pied de la colline coté sud était connue pour, selon les époques( ! ), "guérir de la peur", faire "marcher et parler les jeunes enfants retardés", "préserver de diverses maladies". La source est sans doute à l'origine du développement du pèlerinage : le lieu se trouve sur l'un des trajets de Saint Jacques de Compostelle (ND du Port à Clermont, Usson, La Chapelle sur Usson, Saint Jean Saint Gervais, Lavaudieu, Le Puy. )…Le
pèlerinage de Saint Jean Baptiste et sa source ont sans doute drainé au XVIIIème et au XIXème siècles beaucoup de visiteurs sur le site ; et la " Maison hospitalière" (actuelle maison des associations) devait être assez importante puisque "tenue par une communauté". Mais c'est probablement la lettre du pape Pie IX (11 mai 1869) qui accorde à ceux qui font le pèlerinage pour la fête de la "Décollation" des indulgences "très particulières"... mais aussi "trois cents jours" à ceux qui viendront "quelque jour que ce soit "! "
In site internet commune de Saint Jean Saint Gervais .



Ainsi notre groupe devrait grossir encore… la suite : ça va venir !
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*Dans la rubrique littérature de " La Montagne " d' aujourd'hui - dimanche 2 Mai 2010 - , a propos de ce livre pour lequel on lui devine un " penchant ", de la tendresse même,
Daniel Martin dit qu'il est reposant, sans plus se poser de questions tout du moins en apparence … c'est peut-être que pour ça aussi les mêmes causes produisent les mêmes effets, et puis parce qu'il est " tout simple et sans prétention ", n'empéche-t-il-pas qu'à chacun soit dit le reste qui n'est justement pas écrit dedans , et n'est donc pas objet de commentaire?
On sait ici dans quelle estime est tenue le travail critique de Jérôme Garcin, mais concernant Alix il peut apparaître un peu cavalier , et on doit le comprendre considérant le double obstacle que constituait pour Jêrome son amour immodéré pour l'équitation et le fait que le Papa d' Alix se trouva être très longtemps écuyer en chef du Cadre noir de Saumur. C'est bien sûr un peu dommage car ceci ne lui permet pas de comprendre qu'il n'est de pèlerinage qu'à pied ! En effet c'est dans la manière qu'a la marche d'ébranler le corps - je parle alors de " l'homme marsupial" - que prend naissance cet élan vers soi-même …en fait Alix de Saint André ne dit rien d'autre que ça et c'est considérable, ce qui fait de ce livre un objet si singulier, pour ne pas dire extraordinaire … " Mon esprit ne va si mes jambes l'agitent …" devinez ? Si elle existe, mon âme aussi, vraisemblablement !

w.w.w.hemiole.fr/montaigne/extraits_essais.htm













samedi 24 avril 2010

La vallée des Rois ?

Non ! Seulement quelques tombeaux hier, le long de ma Rue …dans mon quartier qu' on appelle le village !












samedi 17 avril 2010

Un Chemin pour monte-en- l'air…























De loin, au milieu d'une pinède, et comme au confins d'un relief ayant fonction, pour le regard, d'étape ou de terme et le lointain de lendemain, quelques meules de bois lustré, font figure de campement nomade et en se rapprochant, pour conserver cette impression le pylône électrique devient Totem… Ce pylône ne nous dérange pas, au contraire nous nous en arrangeons, il est même devenu nécessaire : quand je choisis cette photo, alors que je n'ai pas encore été visité par la phrase qui pourrait l'accompagner, j'ai laissé de côté celle que j'avais cadrée sans lui . Ainsi vont peut-être les images, pour une partie avec ce qu'elles sont et pour l'autre ce que l'on trimballe, mais dans quelle proportion ? Le Temps lui même est dans la représentation, embarqués dans un même transport, nous nous déplaçons en semble . Immobiles ?


Sur nos chemins une autre fois, teepe-pylône sur la Pinatelle du zouave… ( Polignac 2008 Escapades III , installation Marie Staelens )

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La bête du Gévaudan, le musée des Pénitents, la chapelle de Saint Bénilde, la Tour des Anglais , et les champignons " cueillis" à la tronçonneuse, iront pour cette fois se faire voir ailleurs et je ne prendrai pas le chemin de Saint-Jacques, dans ces parages je l'ai déjà pris tant de fois …et puis d'abord j'ai toujours eu le béguin pour les boutiques de Saugues et en plus ici nous n'avons qu'une habitude c'est celle de diner, dormir…et prendre le petit déjeuner dans la petite salle de derrière, à L'Hôtel " La terrasse ", histoire aussi bien sûr de rencontrer le visage ami de Denis Fargier. A dire vrai aussi, à Saugues l'espoir toujours de croiser, de passage au Pays, Joel Vernet inconnu à ce jour mais dont j'aime tant l'écriture . Quitte à rester dans la confidence, il y a toujours aussi le petit tour si sympathique chez "Allés-chaussures" avec pour seule obligation de s'inventer des besoins de pompes ( tout pour la rando, garantie ! )… quant à la maison de la presse ça a un peu changé , dommage, " la petite république saugaine " a perdu un de ses attributs, un supplément d'âme, une dimension surnuméraire faisant de cet écart un centre : ah ! l'amour des livres ça s'invente pas …et puis c'est là que j'avais eu la "révélation " de Vernet, au " bord du monde "…( Edition du Laquet/ Collection Terre d'encre ) . Ces jours, je tente de partager son " séjour invisible " ( L'escampette Edition ), j'en insère ici quelques lignes par signe de reconnaissance et pour des fois donner envie de le lire à ceux qui ne le connaitraient pas … et pour moi rêver au beau projet de faire se rencontrer ici, sur ces hauts cristallins, Vernet, Millet et Taillandier… et si j'en parlais à la Duchesse de Cronce, Chantal Dupuy ?



















…il y parle de " la lumière sans âge ", des livres et de la manière de les lire qui correspond tellement à ma mienne façon de les fréquenter . Au mot Vérité il accole l'adjectif " réfractaire " , et me voilà renvoyé à François Taillandier * et à la toute pertinente définition qu'il en propose à propos de Barbey d' Aurevilly . Barbey le dandy était-il en quête de vérité ? En tout cas en rejetant toute classification, il était dans cette " tension vers "… La vérité est en marche soit on la poursuit soit on l'attend comme à l'affut : est-ce le sens dans lequel Vernet l'entend quand en exergue à son livre il reprend la phrase de Pierre-Albert Jourdan : "Je serai toujours là au bord du chemin. Je serai peut-être une part de son ombre sur le soir quand l'herbe devient sacrée. "

( Préférer et de loin Réfractaire à Résistant tellement plus à la mode mais qui dés sa mise en mot présente des marques d'usure …la mode comme une spéculation à court terme ? BQ. )
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*« Un réfractaire change de visage selon l’époque. Etre réfractaire est une vocation, une fatalité, ou peut-être plutôt un trait de caractère, une ʺaffectionʺ. Une tare d’enfance. D’instinct, le réfractaire s’éloigne de ce qui prédomine. Ce n’est pas telle ou telle idée qui l’horripile : c’est le fait qu’elle soit reçue sans plus être examinée. Le réfractaire est libertin sous Louis XIV, émigré sous la Convention, bonapartiste sous Louis XVIII. Vers 1900, il est chrétien enragé, comme Léon Bloy, ou alors il se moque de tout, comme Alphonse Allais. En 1940, il est gaulliste. Il se refuse en tout cas aux génuflexions d’usage, aux lieux communs du temps, convaincu que partout et en toute occasion, ce à quoi la majorité adhère aisément devient ipso facto une imbécilité ou un mensonge. » FT .
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De ce dernier et court séjour à Saugues, avec la complicité de Denis, nous avons ramené un petit trésor que nous convoitions depuis longtemps et que j'avais il y a pas mal de temps déjà inséré, flou, dans ce blog, une aquarelle de Corinne Chany de Langeac qui veillait sur nous dans un couloir de l' Hôtel .

www.corinnechany.fr








Jeudi dernier je ne serais pas parti de Saugues sans tenter de rendre une visite à " l' Elégant" qui il y a quelques années avait décidé de se retirer sur ce plateau où il était né et précisément au Boulevard des Allongés . C'était ma première visite et je dois l'avouer je n'aurais pas songé que le quartier soit si grand. Aussi, même si, contrairement au temps, le cœur ne me manquait pas je n'ai pas trouvé sa tombe… qu' importe l'endroit est magnifique et son souvenir vivace en moi, je reviendrais ! Plein de "trouvailles" sont à y faire , j'ai déjà commencé je vous donne à en voir quelques unes …en ce lieu j'ai bien sûr aussi pensé à Madeleine .





En voyant la tombe de Marie Pichot et des sœurs de Saint Dominique je me suis souvenu de ces soignantes qui l'avaient accompagné au cours de ses dernières années à Romagnat et le vieillard barbu m'a rappelé celui de ce " presque cosaque " qui était en photo sur le meuble de sa chambre













Le cimetiére de Saugues bien qu'étant en périphérie et dans la direction qui était la notre, il était midi et il nous a bien fallu nous mettre en route . Le vent venait du Nord et nous nous y allions, autant dire qu'il faisait frais devant et devriez - vous ne pas nous croire, nous avions le cœur léger et le chemin était magnifique, jugez-en plutôt !




















( suite à venir…enfin si l'on peur parler comme ça ! )