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| Merci à Jean-Pierre Brenas, Frédéric Bonnichon et Florence Dubessy |
lundi 5 mars 2018
MARCHE D'HIVER : question de DETAILS !
Attributs et pensées n'apparaissent pas toujours sur les photos , alors Bernard Deubelbeiss s'en est chargé !
jeudi 1 mars 2018
PRIER dans le VENT et la TEMPËTE .
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Prier dans le vent et la
tempête
Frédéric
Boyer , le 01/03/2018 à 6h00
C’est drôle, ces derniers jours, en pleine nuit d’insomnie, une prière
sauvage est montée en moi. Bizarre humanité. Souvent pour prier il faut ne pas
vouloir prier. Il faut même s’opposer à l’idée même de prier. Il suffit
d’accepter l’insomnie en silence, veiller et nous inquiéter. Dans toute prière
du cœur, dans toute prière désordonnée, doit venir un déchirement. Dans toute
prière, il faut laisser monter toute notre honte bue, notre lâcheté ordinaire,
il faut que s’avouent nos contradictions, nos blessures intérieures. Un exemple ? Nous avons appris à demander : « Donne-nous notre pain, le
nécessaire » (traduction
personnelle du mystérieux mot grec epiousios, un hapax quasiment dans la littérature grecque, et
qui peut signifier à la fois le lendemain, l’aujourd’hui ou ce qui est
nécessaire), parce que le pain sur lequel nous nous jetons d’abord, avouons-le,
c’est le pain superflu, le pain non nécessaire. Ainsi prier est un combat. On
ne se bat pas contre un autre mais on se bat contre nous-mêmes. On prie sachant
dès le premier mot qu’on sera battu. Mais aller au combat, voilà ce qu’est la
prière. Nous prions pour nos cœurs déchirés. Et voici ma prière d’insomnie.
Oubliez-la. Elle est si simple.
« Seigneur,
dis-moi que ce n’est pas un crime de prendre la mer. Que ce n’est pas un crime
de fuir la misère, la guerre et l’oppression.
Seigneur,
dis-moi que ce n’est pas un crime de vouloir une vie meilleure pour soi et sa
famille.
Seigneur,
dis-moi que ce n’est pas un crime de franchir des frontières.
Seigneur,
dis-moi que ce n’est pas un crime d’être né en Érythrée, à Kaboul, Alep, Homs,
Rakka, au Soudan, au Mali…
Seigneur,
dis-moi que ce n’est pas un crime d’avoir été torturé ou violé ou persécuté.
Seigneur,
dis-moi que ce n’est pas un crime de partir à l’aventure, de risquer sa vie,
d’espérer que le lendemain ne soit pas plus malheureux que la veille.
Seigneur,
dis-moi que ce n’est pas un crime d’attendre l’hospitalité, un lieu, de quoi
manger et se réchauffer.
Seigneur,
dis-moi que ce n’est pas un crime de vouloir protéger ses enfants.
Seigneur,
dis-moi que ce n’est pas un crime de vouloir rejoindre sa famille, ses amis.
Seigneur,
dis-moi que ce n’est pas un crime de vouloir refaire sa vie.
Seigneur,
dis-moi que ce n’est pas un crime de réclamer, de frapper à la porte, de crier
à l’aide. »
Alors je sais parfaitement tout ce qui se dit clairement, sèchement, et à
l’abri. Nous ne pouvons pas. Pas eux. Pas tous. Pas elle ou lui. Et toi,
combien en as-tu accueilli chez toi ?
demande-t-on. Oh mon Dieu, quel combat, en effet ! Et si
nos bienfaits véreux et superflus faisaient le malheur d’autrui ? Si le droit que nous opposons à leur venue chez nous, après avoir
traversé déserts, mers ou montagnes, était le crime, le péché ?
Ce vieux mot inaudible de péché, et qui veut dire encore et toujours non
pas l’attentat à la pudeur, à la morale, à la bienséance, mais oh mon Dieu, qui
a toujours dit le chemin perdu, la voie sans issue, celle que nous empruntons
croyant ainsi nous protéger, en ce cas précis de la présence et de la venue
d’autrui. Oui, c’est cela le péché. Toutes les frontières que nous fermons pour
nous abriter, croyons-nous !
Mais souvent, vous l’aurez remarqué comme moi en cette période de frimas, nos jolis parapluies se retournent dans le vent et nous voici trempés, désolés, nous voici bien ridicules sous la pluie et dans le vent de l’Histoire avec nos parapluies retournés. Quand cette difficulté d’accueillir, de comprendre, d’accepter culmine en impossibilité. Oh Seigneur, viens à mon aide. Est-ce cela ton sommet de béatitude ? Nous sommes de bonnes gens, nous voulons que ça marche, et mon Dieu voilà qu’on nous persécute avec le malheur des autres, les lointains proches, les errants figés dans l’attente, les migrants cloués à un sol qui n’est pas le leur, les réfugiés qui ne trouvent jamais de refuge. Oh mon Dieu, pourquoi faudrait-il que nous soyons malheureux du malheur des autres ? et divisés ?
Mais souvent, vous l’aurez remarqué comme moi en cette période de frimas, nos jolis parapluies se retournent dans le vent et nous voici trempés, désolés, nous voici bien ridicules sous la pluie et dans le vent de l’Histoire avec nos parapluies retournés. Quand cette difficulté d’accueillir, de comprendre, d’accepter culmine en impossibilité. Oh Seigneur, viens à mon aide. Est-ce cela ton sommet de béatitude ? Nous sommes de bonnes gens, nous voulons que ça marche, et mon Dieu voilà qu’on nous persécute avec le malheur des autres, les lointains proches, les errants figés dans l’attente, les migrants cloués à un sol qui n’est pas le leur, les réfugiés qui ne trouvent jamais de refuge. Oh mon Dieu, pourquoi faudrait-il que nous soyons malheureux du malheur des autres ? et divisés ?
Quand la difficulté d’accueillir tourne à l’impossibilité, croyons-nous,
pensons-nous, nous découvrons en nous cette terreur redoutable, intérieure, la
violence de notre propre impuissance, quand pour nous protéger nous refusons à
autrui précisément ce que nous aimerions qu’il soit en mesure de faire pour
nous, pour nos enfants, si nous étions à sa place.
Mais la prière est têtue. Elle nous veut du bien. Ce bien que nous ne
sentons plus physiquement, ce bien que nous n’éprouvons plus face à la venue,
devant la porte forcée, le danger traversé. La prière pour notre salut est
parfois très précisément cette prière que nous refusons, c’est-à-dire la prière
pour autrui. Alors fermons nos parapluies, ouvrons nos frontières, et prions
pour ceux dans le vent et la tempête. Nous prierons ainsi pour nous.
Frédéric
Boyer
mardi 27 février 2018
" Une INCONSOLABLE JOIE …" Gilles Baudry ( versants du secret )
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| Dans"l'amitié du merveilleux" 22 Février 2018, accueil du philosophe Gérard Guieze à la Chapelle Saint Laurent. |
Bernard Quinsat a proposé hier après la conférence de Gérard Guièze à ceux qui le souhaitent d'écrire un texte. Je vous soumets donc celui que j'ai écrit sans prétention, mais avec plaisir....
Chantal Lucas
" S'inventer des mots et des paysages qui nous ramèneront à la joie,
Celle du petit enfant découvrant le monde et sa beauté pour la première fois.
Les mots sont de la musique, des couleurs et des paysages
Les paysages sont des mots, des couleurs et de la musique...Marcher et se défaire de soi, de sa fatigue, de ses ruminations
Se réinventer en marchant et devenir le paysage
Devenir le chemin
Epouser ses courbes et circonvolutions
Traverser à gué ses ruisseaux
Caresser l'écorce des arbres qui nous tient lieu de peau
Se souvenir de son âge en comptant les cernes du tronc
Se fabriquer des bourgeons comme d'autres se font du mouron
Et fleurir au printemps
Etendre ses branches et danser avec jubilation
Cet excés de nature qui nous habite, que nous habitons." Chantal Lucas .
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Marie Aujoulat
« Une philosophie du corps en marche »
Gérard
Guièze sur les pas de Jean-Louis Chrétien
" Des quatre rapports de l'homme à son
corps en action abordés par Jean-Louis Chrétien et présentés ce
soir par Gérard Guièze en la chapelle St Laurent, l'axe de la
fragilité est celui résonne le plus en moi. Cette fragilité qui
peut surgir à tout moment, je la connais, j'essaie de l'apprivoiser
progressivement, de l'accepter comme une preuve de mon humanité,
« un correctif de la méconnaissance de soi et de l'arrogance »
selon Gérard Guièze.
Elle peut survenir à tout moment, à
l'improviste. Le corps se brise de façon inattendue, le souffle est
court, les mots manquent.
En nous renvoyant à ce que l'on ne
maîtrise pas, elle nous met à nu. « Défaillance …
désorientation ... », le sens du chemin m' échappe tout
à coup, je perds le nord, la boussole de mon existence se dérègle !
Pourtant pour Jean-Louis Chrétien,
« elle ouvre du possible, là où le sujet suffoque ».
Présence d'une faille dans mon être,
j'apprends – difficilement – à la considérer comme une
richesse, un échappatoire à mon désir de vouloir maîtriser mes
faiblesses. Elle me pousse à persévérer sur le chemin de ma vie,
ouvre l'espace d'un nouveau possible. Elle nous apprend que vivre est
une décision de tout instant.
Mais parfois, le poids à porter est
bien lourd, car c'est le poids de soi-même. Il nous en coûte
d'être, nous sommes las de nous-même, fatigués d'être une
personne, de jouer la comédie, fatigués d'être visible. Envie de
disparaître, d'être seule, hors de la présence des autres.
Cette fatigue nous révèle la charge
de notre existence, nous renvoie à nos limites, à notre finitude.
Fatigue spirituelle, je ne peux plus,
je n'en peux plus … Chute devant la pesanteur de mon être !
Agir suppose alors toujours de se faire
violence, de lutter pour supporter cette pesanteur, l'accepter comme
une fragilité de notre être.
A quoi bon poursuivre … si ce n'est
pour exister … pour vivre en vérité et en liberté … pour
contempler simplement … parce que chaque pas arraché sur le chemin
est un défi à la vie !
« L'essentiel commence là ou je
m'arrête » Cette phrase de Maurice Blanchot résonne en moi comme
une fulgurance. M'arrêter pour accepter cette fragilité, mais aussi
ma finitude. M'arrêter sur le chemin … accepter mon incapacité à avancer, à dire, à écrire, accepter parfois le dégoût même de moi-même … et avancer le vent dans la figure, mais avec la certitude que le chemin fera son effet, que viendra le temps de l'apaisement !
Parce que cheminer me donne ce temps et cet espace là, je peux être disponible,
présente à mes sens. En me livrant à moi-même, le corps me livre au monde. C'est la réciprocité de la sensibilité nous dit Gérard Guièze.
« Il n'y a pas d'autre chemin que
d'aller dans le sens de la vie » Charles Juliet . " M.A .
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D' autres CONTRIBUTIONS à SUIVRE ?????
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une fulgurance. M'arrêter pour accepter cette fragilité, mais aussi
ma finitude. M'arrêter sur le chemin … accepter mon incapacité à avancer, à dire, à écrire, accepter parfois le dégoût même de moi-même … et avancer le vent dans la figure, mais avec la certitude que le chemin fera son effet, que viendra le temps de l'apaisement !
Parce que cheminer me donne ce temps et cet espace là, je peux être disponible,
présente à mes sens. En me livrant à moi-même, le corps me livre au monde. C'est la réciprocité de la sensibilité nous dit Gérard Guièze.
Si je me laisse surprendre, si
j'accepte de me dépouiller, de me désencombrer des bruits du
quotidien, de faire silence, si je m'abandonne... je deviens
disponible pour accueillir le monde et autrui. Le plaisir devient
joie, la joie devient démesure … joie spacieuse pour Jean-Louis
Chrétien.
Le chemin devient son propre but, je ne
cherche rien, je me laisse inviter à la joie spacieuse, j'habite le
monde !
Cette ouverture me libère et me met en
chemin ! Je peux avancer d'un pas plus léger, les bras grands
ouverts, m'offrir à la caresse qui vient, libre de suivre le vent
qui passe !
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D' autres CONTRIBUTIONS à SUIVRE ?????
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A propos de cette rencontre petit échange entre David Lebreton et Bernard Quinsat qui nous laisse deviner que David sera des nôtres dans l'année … date à préciser ?
Egalement deux livres de lui . " Disparaitre de soi " un peu en écho de certains passage du texte de Marie, l'autre " L'adieu au corps " nous dit l'urgence de prendre son parti et la pertinence de la rencontre avec Gérard Guiéze… et de la Marche cet " être au corps " !
- Bonjour Bernard
Bravo pour cette belle rencontre, l'oeuvre de Jean-Louis Chrétien est magnifique,
je vous écris du Brésil où je concilie le travail et la marche
amicalement, David. 19/2/2018
- David bonjour ,
Merci pour ce clin d'œil venu du Brésil .
L'œuvre de David Lebreton n'est pas moins magnifique ,
c'est pourquoi je souhaite ardemment que nous trouvions
le " moyen " de sa venue à Clermont Ferrand …courant 2018 ?
c'est pourquoi je souhaite ardemment que nous trouvions
le " moyen " de sa venue à Clermont Ferrand …courant 2018 ?
L' offrande d'une petite pensée du matin que je dois à Jacques Reda
- lui aussi magnifique - cueillie dernièrement dans son dernier ouvrage " une civilisation du rythme ".
- lui aussi magnifique - cueillie dernièrement dans son dernier ouvrage " une civilisation du rythme ".
A bientôt peut-être …
Bien amicalement . Bernard .
Bien amicalement . Bernard .
- Bonjour Bernard
Oui, j'aime énormément Jacques Reda,
pour ma venue à Clermont nous en reparlerons bien entendu
amicalement, David
mercredi 21 février 2018
22 Février, BIENVENUE au VILLAGE Compostellan !
mercredi 14 février 2018
" La MARCHE une affaire de CORPS " : une rencontre le 22 février !
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La MARCHE : une affaire de CORPS !
Quand le poète*, qui
lui même est marcheur, souhaite au Pèlerin que « s’abatte » sur lui , « l’inconsolable joie », le philosophe ** affirme : « Dès
que la joie se lève, tout s’élargit … et notre corps, l’instant d’avant replié
sur lui-même tout à coup se redresse, nous voudrions sauter, bondir, courir, danser,
car nous sommes plus vifs dans un plus large espace … et le défilé resserré de
notre gorge devient le gué du cri, du chant ou du rire déployé … »
Quels marcheuses ou marcheurs de grande itinérance ne se
reconnaitraient pas dans cet ensemble de signes : la joie, le rire, le cri, le
chant, l’envie de danser … ? Très peu vraisemblablement, mais ce que
le philosophe note au passage c’est
qu’au cours de cette progression, c’est un autre corps qui advient … évadé de
la prison des apparences et des habitudes, un corps transformé : le Corps !
Ainsi marcher ferait prendre
corps, faire corps, et chemin faisant le corps ne serait plus seulement le « véhicule »
de la Marche mais il en deviendrait
la destination !
En quête du corps - ou enquête sur le corps – c’est une des
pistes qu’explore avec une grande singularité le philosophe Jean-Louis
Chrétien, Colportage et Bernard
Quinsat ont demandé à Gérard
Guieze autre philosophe bien connu des clermontois de le suivre … le 22
février il nous invite à emboiter ses mots, à aller à son pas .
Quant au sculpteur
*** qui à propos de son œuvre écrit : « je voulais créer une
sculpture, que quiconque, indépendamment de ses origines, pourrait regarder et
reconnaître immédiatement qu’il s’agit de l’idée de lutter pour se
libérer »… n’est ce pas une autre manière d’évoquer le
propre de la Marche, le propre de l’Homme
Bernard Quinsat .
_____________________________
NB : * Gilles Baudry « versants du
secret » Rougerie éditeur .
** Jean-Louis Chrétien « La
Joie spacieuse » éditions de Minuit .
*** Zenos Frudakis « Freedom »
Philadelphie .
lundi 12 février 2018
samedi 10 février 2018
mardi 6 février 2018
mardi 23 janvier 2018
vendredi 19 janvier 2018
Le Moine, le philosophe et les 3 pélerins : des Traces …
Je vous envoie un petit texte mélangeant ce que j'ai retenu des échanges entre le moine et le philosophe et des extraits de textes écrits au retour de semaine de randonnée.
Si cela peut vous servir, tout ou partie de ce texte ...
Merci pour cette belle soirée qui a réuni beaucoup de monde autour du nécessaire dépouillement de la marche ! Un beau programme à poursuivre !
Amitiés . Marie .
___________________
Ne rien chercher
Marcher seulement
Contempler
A chaque instant, tout est là !
Un moine et un philosophe partagent, dans une chapelle laïcisée, leur connaissance et leur expérience de la marche prolongée, le tout entrecoupé de références empruntées à leur propre champ théorique.
Leurs échanges me renvoient à des sensations, des images, des couleurs et des mots issus de mon propre vécu de randonneuse.
La marche, une posture du regard ? Et mon regard s'envole pour accueillir l'horizon qui se profile
au loin derrière la brume de la nuit !
Pourquoi partir, pourquoi se mettre en marche ? Pourquoi persévérer malgré la pluie et le vent ?
Une décision existentielle liée au dépouillement. Aller toujours plus loin !
Pliée en deux pour lutter contre les vents contraires, le chemin est sinueux, le pas lent.
Pourquoi continuer si ce n'est pour exister ...
Pour dire que malgré la difficulté chaque pas arraché est un défi à la vie !
Préférer les chemins de traverse, faire des détours, se perdre parfois,
Perdre la lumière, peu importe...
Le vent fouaille le visage et transperce le corps.
Continuer simplement en regardant l'horizon au loin
Espérant au terme du voyage découvrir la beauté de la moisson !
Entre praxis et poiésis d'Aristote, la marche n'est-elle pas poésie que parce qu'elle est gratuite ?
Prendre possession de l'espace et de notre lien avec la terre, Retrouver le contact avec la terre, avec le corps et avec l'esprit.
Ce matin la montagne s'offre à nous sous un jour paisible
Mais bientôt le ciel se charge de nuages menaçants
L'orage gronde déjà au loin ravivant l'absence et la meurtrissure
Le brouillard effacera bientôt toute trace de la quiétude de l’aube
Qu'importe ! Ne nous restera de la montagne aux mille visages
que l'éblouissement du matin et cette clarté vive
d'où affleure peu à peu l'espérance !
La marche est régie par deux lois inverses, la pesanteur du sac et de nous-même et la gravitation liée à la beauté du paysage. Pesanteur et désir.
Accepter de se laisser entraîner, modifier par le chemin
Bleu du lac à travers la trouée des mélèzes
Le chemin s'offre à nous au petit matin dans sa splendeur renouvelée !
Affleurant sur le schiste gris
Des épilobes à foison jouxtent les grandes gentianes jaunes.
La lumière est éblouissante et
tels mes pas sur le sentier mon âme chemine joyeusement !
Le retour permet de décanter ce que la marche a produit en nous. Le dépouillement, l'allègement produit par la marche permet de poser des mots, d'avancer dans l'aventure de la connaissance de soi, de retrouver nos racines.
Un beau programme que nous a permis de raviver la rencontre de cette fin d'après-midi. Un grand merci aux conférenciers et bien sûr aux organisateurs !
Laurette, Anne, Catherine, François et Gaele et l'idée d'un petit Déj élargi la prochaine fois !
Oui, ce passage à Clermont m'a aussi laissé une très forte impression : celle de l'amitié partagée autour des valeurs du Chemin qui nous sont chères.
Merci à tous.
Bien amicalement,
Gaële
_______________________
Bonsoir à tous,
Merci Bernard pour ce partage.
Il régnait ce matin-là, une belle lumière incandescente.
Celle émanant de la nappe rouge, des sourires, de l âme de la maison, de l amitié, de la fraternité.
Merci de tout cœur à vous tous.
Anne
____________________________________________________________________________
Ci-dessous, Gaële de la Brosse sur son compte FB… nous sommes devant la boutique Via Arverna au 49 de la Rue du Port …
" Clermont-Ferrand restera, pour moi, le symbole d'une véritable amitié partagée autour des valeurs du Chemin. Cette amitié a un nom et deux prénoms: Laurette et Bernard Quinsat, les gardiens de la Via Arverna (et, pour Bernard, alias le colporteur, cofondateur de Chamina en 1974) ! Avec, aussi, autour de la table de ce petit-déjeuner royal, Anne Robbes, Catherine Giraud et le père François Cassingena-Trévedy"
__________________________________________________________________________
Enfin, Clermont-Ferrand, c'est une escale à l'ombre de Notre-Dame du Port – du Bon-Port, devrait-on dire: celui que cherche sans trève la barque des pèlerins, à travers la houle et les tempêtes de l'âme. Qu'elles sont éloquentes, ces créatures ailées qui boivent à la même source: celle de la dualité réconciliée! Qu'elle est belle, cette Vierge noire souterraine, inspirée des Vierges de tendresse byzantines... Sculptée dans du noyer de couleur ébène, elle est à peine plus grande qu'un avant-bras mais elle rayonne d'une telle lumière! ( Gaele de la Brosse FB )
L'étonnant retour de Dominique Touze ! Merci mille fois du fond du cœur …
Bonsoir cher Bernard,
Je fus bien heureux d’assister à votre dernière conférence « en marche » et d’apprendre que la Via Arverna est en bons(s) chemin(s).
Ce projet me tient aussi à coeur et vous pouvez compter, à titre personnel, sur mon soutien financier concernant votre appel à Financement participatif.
Je vous enverrai un chèque de 50€ dès que ce sera opportun pour vous. Dis moi…
J’aimerai aussi impliquer le Wakan dans mon soutien à ce beau projet.
Comme nous présentons en mars/avril à la C3C une série de représentations d’AUGUSTIN PASSE AUX AVEUX suivi (après repas facultatif) du PRÉFET PILATE A-T-IL BIEN FAIT SON MÉTIER, je te propose la chose suivante: Nous dédions l’une de ces soirées à votre projet et vous reversons l’intégralité de la recette de ce soir là (recette des 2 spectacles hors frais de repas 15€).
De votre coté vous informez largement votre réseau de cet évènement.
Qu’en dis-tu ? Les dates: - du vendredi 23 au dimanche 25 mars - du jeudi29 mars au lundi 2 avril
Ma proposition vaut pour les soirées des vendredis 23 ou 30 ou jeudi 29.
Bise fraternelle Dominique TOUZE / WAKAN-THEATRE
Si cela peut vous servir, tout ou partie de ce texte ...
Merci pour cette belle soirée qui a réuni beaucoup de monde autour du nécessaire dépouillement de la marche ! Un beau programme à poursuivre !
Amitiés . Marie .
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Ne rien chercher
Marcher seulement
Contempler
A chaque instant, tout est là !
Un moine et un philosophe partagent, dans une chapelle laïcisée, leur connaissance et leur expérience de la marche prolongée, le tout entrecoupé de références empruntées à leur propre champ théorique.
Leurs échanges me renvoient à des sensations, des images, des couleurs et des mots issus de mon propre vécu de randonneuse.
La marche, une posture du regard ? Et mon regard s'envole pour accueillir l'horizon qui se profile
au loin derrière la brume de la nuit !
Pourquoi partir, pourquoi se mettre en marche ? Pourquoi persévérer malgré la pluie et le vent ?
Une décision existentielle liée au dépouillement. Aller toujours plus loin !
Pliée en deux pour lutter contre les vents contraires, le chemin est sinueux, le pas lent.
Pourquoi continuer si ce n'est pour exister ...
Pour dire que malgré la difficulté chaque pas arraché est un défi à la vie !
Préférer les chemins de traverse, faire des détours, se perdre parfois,
Perdre la lumière, peu importe...
Le vent fouaille le visage et transperce le corps.
Continuer simplement en regardant l'horizon au loin
Espérant au terme du voyage découvrir la beauté de la moisson !
Entre praxis et poiésis d'Aristote, la marche n'est-elle pas poésie que parce qu'elle est gratuite ?
Prendre possession de l'espace et de notre lien avec la terre, Retrouver le contact avec la terre, avec le corps et avec l'esprit.
Ce matin la montagne s'offre à nous sous un jour paisible
Mais bientôt le ciel se charge de nuages menaçants
L'orage gronde déjà au loin ravivant l'absence et la meurtrissure
Le brouillard effacera bientôt toute trace de la quiétude de l’aube
Qu'importe ! Ne nous restera de la montagne aux mille visages
que l'éblouissement du matin et cette clarté vive
d'où affleure peu à peu l'espérance !
La marche est régie par deux lois inverses, la pesanteur du sac et de nous-même et la gravitation liée à la beauté du paysage. Pesanteur et désir.
Accepter de se laisser entraîner, modifier par le chemin
Bleu du lac à travers la trouée des mélèzes
Le chemin s'offre à nous au petit matin dans sa splendeur renouvelée !
Affleurant sur le schiste gris
Des épilobes à foison jouxtent les grandes gentianes jaunes.
La lumière est éblouissante et
tels mes pas sur le sentier mon âme chemine joyeusement !
Le retour permet de décanter ce que la marche a produit en nous. Le dépouillement, l'allègement produit par la marche permet de poser des mots, d'avancer dans l'aventure de la connaissance de soi, de retrouver nos racines.
Un beau programme que nous a permis de raviver la rencontre de cette fin d'après-midi. Un grand merci aux conférenciers et bien sûr aux organisateurs !
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| Suis-je en train de témoigner de l'immense bonheur que nous ont procuré Christian Godin et François Cassingena ? |
Laurette, Anne, Catherine, François et Gaele et l'idée d'un petit Déj élargi la prochaine fois !
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| Cadeau et dédicace à partager de Gaële de la Brosse |
Merci à tous.
Bien amicalement,
Gaële
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Bonsoir à tous,
Merci Bernard pour ce partage.
Il régnait ce matin-là, une belle lumière incandescente.
Celle émanant de la nappe rouge, des sourires, de l âme de la maison, de l amitié, de la fraternité.
Merci de tout cœur à vous tous.
Anne
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Ci-dessous, Gaële de la Brosse sur son compte FB… nous sommes devant la boutique Via Arverna au 49 de la Rue du Port …
" Clermont-Ferrand restera, pour moi, le symbole d'une véritable amitié partagée autour des valeurs du Chemin. Cette amitié a un nom et deux prénoms: Laurette et Bernard Quinsat, les gardiens de la Via Arverna (et, pour Bernard, alias le colporteur, cofondateur de Chamina en 1974) ! Avec, aussi, autour de la table de ce petit-déjeuner royal, Anne Robbes, Catherine Giraud et le père François Cassingena-Trévedy"
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Enfin, Clermont-Ferrand, c'est une escale à l'ombre de Notre-Dame du Port – du Bon-Port, devrait-on dire: celui que cherche sans trève la barque des pèlerins, à travers la houle et les tempêtes de l'âme. Qu'elles sont éloquentes, ces créatures ailées qui boivent à la même source: celle de la dualité réconciliée! Qu'elle est belle, cette Vierge noire souterraine, inspirée des Vierges de tendresse byzantines... Sculptée dans du noyer de couleur ébène, elle est à peine plus grande qu'un avant-bras mais elle rayonne d'une telle lumière! ( Gaele de la Brosse FB )
L'étonnant retour de Dominique Touze ! Merci mille fois du fond du cœur …
Bonsoir cher Bernard,
Je fus bien heureux d’assister à votre dernière conférence « en marche » et d’apprendre que la Via Arverna est en bons(s) chemin(s).
Ce projet me tient aussi à coeur et vous pouvez compter, à titre personnel, sur mon soutien financier concernant votre appel à Financement participatif.
Je vous enverrai un chèque de 50€ dès que ce sera opportun pour vous. Dis moi…
J’aimerai aussi impliquer le Wakan dans mon soutien à ce beau projet.
Comme nous présentons en mars/avril à la C3C une série de représentations d’AUGUSTIN PASSE AUX AVEUX suivi (après repas facultatif) du PRÉFET PILATE A-T-IL BIEN FAIT SON MÉTIER, je te propose la chose suivante: Nous dédions l’une de ces soirées à votre projet et vous reversons l’intégralité de la recette de ce soir là (recette des 2 spectacles hors frais de repas 15€).
De votre coté vous informez largement votre réseau de cet évènement.
Qu’en dis-tu ? Les dates: - du vendredi 23 au dimanche 25 mars - du jeudi29 mars au lundi 2 avril
Ma proposition vaut pour les soirées des vendredis 23 ou 30 ou jeudi 29.
Bise fraternelle Dominique TOUZE / WAKAN-THEATRE
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