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| Préface de Robert-Louis Stevenson à l'édition originale du " voyage avec un âne … " . Elle est agrémentée d'une illustration de Bernard Deubelbeiss destinée à Lionel Alés avant son départ pour le Stevenson sur lequel il devait aller de conserve avec Bernard Quinsat du Monastier sur Gazeille jusqu'au Pont de Montvert . Des Amis ? |
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La phrase suspendue…

le bout d'histoire,
le fragment,
la bribe,
l'image,
la métaphore
le coq à l'âne
c'est sa manière à Lui .
Lui, le matin il propose des bouts reportés sur la carte,

L'autre avec ça, et ses propres ajouts va les guider le jour durant …
Il en est ainsi désormais
et ce doit être très important
dans cette relation précieuse
qu'ils entretiennent Lui et L'autre
depuis maintenant
longtemps
bien longtemps …

L'autre, ce jour là, au bord de partir
Lui a suggéré de débuter sur l'autre rive
que celle qu'il avait marquée :
la rive droite,
et Lui a trouvé ça bien.
Puis L'autre lui a encore demandé
s'il souhaitait vraiment,
presque à l'autre extrémité,
passer par le pont romain :
sous-entendu qu'ils y étaient déjà passés ensemble,
et plus clairement que si oui, il faudrait franchir
une fois de plus la rivière d'hiver
par un des rares passages possibles ,
afin d'être rendu à la rive d'en face :
La rive gauche .

Oui, lui souhaitait franchir le cours de l'Ance
par le pont romain
pour la dernière fois
de ce voyage ci
de ci-de-là,
de ce voyage là ,
de là…

Pourquoi ?
Sans que la question lui fut posée
en son for, il s'est répondu :
parce que l'endroit était magnifique,
parce qu'ainsi chemin faisant ils passeraient à l'Herm
et y retrouveraient un tas de souvenirs heureux ,
gagnés
un jour de l'automne dernier,
dans un profond accord,
sur une forme d'adversité …
et qu'ainsi
un rideau va tomber
sur cette histoire .

Quant aux autres raisons,
-mais les connaissaient-ils déjà vraiment ?-
il préférait les laisser revenir
dans les pas
qui leurs feraient gagner
Chalancon …
Les raisons,
les fouler encore,
et se laisser encore fouiller …
et pour finir être livré
au plus près de soi même …
La Marche ne sera jamais rien d'autre qu'un transport amoureux,
et chaque pas est une missive
chaque foulée un débordement !
Un engagement où chacun à son gré va au plus loin dans son silence … et au bout : le Proche .
Bernard Q .
13 janvier 2012 .