mercredi 18 janvier 2012

L'entrée de François Taillandier …









Seuls le clairon et les chaussures sont visibles sur ce cliché …Le public c'est nous qu'on devine hors de la photo face à " l'artiste " et vous qui fréquentez ce blog !


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… sur ce blog via Facebook , ça me touche ! Il écrit à propos de " la petite suite hivernale …" publiée juste avant : " ça donne bien envie d'aller voir ! "  Et bien moi ça me suffit et ça me donne à mon tour bien envie de lui faire un signe . Voilà ce que ça donne :

" François Taillandier, bienvenue sur mon blog ! Véronique Bénè tient à insister sur le fait que nos voyages se déroulent dans certains écarts - " amener son duvet et son whisky précise-t-elle ! " - elle a raison mais ce ne sont pas les seuls, ne sont-ils pas à " revers de monde" ! Notre commun ami - pour de vrai- Bernard Deubelbeiss en est coutumier ils pourra tout te dire de nos " walk-movies " et notamment comment on se risque plusieurs jours durant en chaussures de ville , clairon en bandouillére et Stevenson in the texte à se balader à pied dans nos proximités désertées et la Kolima ultime de Varlan Chalamov… C'est dire que nous sommes assez éloignés de certains standards, réfractaires en quelque sorte ! A ce propos, j'aimerais bien échanger avec toi au sujet  de Barbey et du Palestinien qu'on a épinglé sur une croix et qu'on continue à torturer … "


Puis à la suite d'un incident technique, je continue : " à François Taillandier encore …J'ai tourné la tête et la machine a " refermé le guichet "…j'en ouvre un autre pour te dire que Véro Bénè est devenue une inconditionnelle de ton écriture et te redire Merci . A bientôt . BQ. "

PS : Quant à Véro  elle se baladait avec Thoreau in american !  Il était temps que tu mettes la " langue française au défi " et ce serait bien le moment aussi que tu viennes baguenauder avec nous pour mettre de l'ordre dans nos " biblothèques ambulantes " !



L'actualité de François et Bernard : " Clermont Absolu "








































































































mardi 17 janvier 2012

Petite suite hivernale…




"L' homme a toujours le désir de quelque monstrueux objet et sa vie n'a de valeur que s'il la soumet entièrement à cette poursuite . Souvent il n'a besoin ni d'apparat ni d'appareil, il semble très sagement enfermé dans le travail de son jardin, mais depuis longtemps il a intérieurement appareillé pour la dangereuse croisière de ses rêves …" Jean Giono "Pour Melville".
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A longueur de journée
Ils sont ainsi allés en terres connues,
et cette coursière aux pierres qui roulent
fut leur seule vraie découverte.
Elle leur fit approcher le mystérieux 
aqueduc qui  à travers le versant,
dédouble le gros bouillon de l' Ance
et dont le chenal,
à pente douce
le conduit loin de là
en tête de la chute
où une fois turbiné,
il retrouvera…
le lit originel .





Au bout du raccourci voici le pont romain !























Ici même, à cet instant, à quelques jours près
 -il lui faudra vérifier -
se referme une boucle d'un an ,
alors qu'ailleurs se refait peut-être une ancienne alliance.

Là, c'est certain par contre se boucle une boucle .
Dans un temps retrouvé, à rebrousse chemin
alors qu'en cette année dernière ils n'étaient ici qu'au début
d'un voyage à pied

qui les conduirait à Saint-Urcize :

il retrouve les raisons vraies d'un itinéraire,
il se souvient !

et il repart, la nuit ne tardera pas à poser sa grosse patte sur ses rêves …

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"Tu ouvres la fenêtre sur le vent du nord , où le ciel distribue ses loques 
comme un jeune roi  ses largesses.
Tu as posé sur ton dos le vêtement oublié  par ton amour
et tu vas, comme le vent, de l'absence 
à la paix, du vallon au plateau ,
pour que la joie t'évide et te dresse enfin dans le chant sans chemin. "

Pascal Riou : " Cordélia des nuées " . 
Cheyne-éditeur



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lundi 16 janvier 2012

Un Transport Amoureux…




Préface de Robert-Louis Stevenson à l'édition originale du " voyage avec un âne … " . Elle est agrémentée d'une illustration de Bernard Deubelbeiss destinée à Lionel Alés avant son départ pour le Stevenson sur lequel il devait aller de conserve avec Bernard Quinsat du Monastier sur Gazeille jusqu'au Pont de Montvert  . Des Amis ?


 
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La phrase suspendue…
le bout d'histoire,
le fragment,
la bribe,
l'image,
la métaphore
le coq à l'âne
c'est sa manière à Lui .







Lui, le matin il propose des bouts reportés sur la carte,
L'autre avec ça, et ses propres ajouts va les guider le jour durant …
Il en est ainsi désormais
et ce doit être très important
dans cette relation précieuse
qu'ils entretiennent Lui et L'autre
depuis maintenant
longtemps 
bien longtemps …





L'autre, ce jour là, au bord de partir
Lui a suggéré de débuter sur l'autre rive
que celle qu'il avait marquée :
la rive droite,
et Lui a trouvé ça bien.

Puis L'autre lui a encore demandé
s'il souhaitait vraiment,
presque à l'autre extrémité,
passer par le pont romain :
sous-entendu qu'ils y étaient déjà passés ensemble,
et plus clairement que si oui, il faudrait franchir
une fois de plus la rivière d'hiver
par un des rares passages possibles ,
afin d'être rendu à la rive d'en face :
La rive gauche .

Oui, lui souhaitait franchir le cours de l'Ance
par le pont romain 
pour la dernière fois
de ce voyage ci
de ci-de-là,
de ce voyage là ,
de là…














 Pourquoi ?
Sans que la question lui fut posée
en son for, il s'est répondu :
parce que l'endroit était magnifique,
parce qu'ainsi chemin faisant ils passeraient à l'Herm
et y retrouveraient un tas de souvenirs heureux ,
gagnés
un jour de l'automne dernier,
dans un profond accord,
sur une forme d'adversité …
et qu'ainsi
un rideau va tomber
 sur cette histoire .





Quant aux autres raisons,
-mais les connaissaient-ils déjà vraiment ?-
il préférait les laisser revenir
dans les pas
qui leurs feraient gagner
Chalancon …

Les raisons,
les fouler encore, 
et se laisser encore fouiller …
et pour finir être livré
au plus près de soi même …



La  Marche ne sera jamais rien d'autre qu'un transport amoureux,
et chaque pas est une missive
chaque foulée un débordement !





 Un engagement où chacun à son gré va au plus loin dans son silence … et au bout : le Proche .


Bernard  Q . 13 janvier 2012 .



vendredi 23 décembre 2011

Le Jour avant le Bonheur …

Ce bouquin d' Erri de Luca est
" réfugié " dans un coin où je me plait à lire …assis . Il y a 2 ou 3 jours pendant que je me livrais à l'exercice j'en ai lu, ou plus précisément relu, quelques pages . J'adore cette écriture et ce qu'elle raconte et si ce n' était l'endroit- et l'heure- je pourrais ainsi le qualifier de livre de chevet .
C'est une édition avec des rabats de couverture dont je me sers d'habitude pour marquer mes pages . Ce matin là pour une raison qui m'échappe j'ai tendu le bras pour me saisir d'un signet égaré parmi d'autres bouquins qui tiennent compagnie à celui de De Luca. J'ai refermé machinalement et ce n'est que le lendemain que, rouvrant le livre pour reprendre ma lecture, j'ai fait le rapprochement entre ce que portait le signet et la phrase où je m'étais arrêté la veille …

…Peut-on encore à la suite de ça croire au hasard ? Sommes-nous ainsi sans doute bien souvent au lendemain du jour après le bonheur, et nous ne l'avons même pas vu passer … puissions-nous donc parier aussi sur des lendemains heureux et des "plaisirs d'amour qui dureraient toute une vie " !

Aujourd'hui que je mets en forme cette petite histoire, je suis amené après avoir écarté l'idée du hasard à revoir les images…
Sur cette une de couverture, ce type de dos, avec son galurin et ses deux valoches ce pourrait-être moi, ailleurs, un autre cliché doit en garder la trace… et cette image de " l'oiselle au balcon" dont jusque là, pensant l'avoir inventé, j'étais si fier, peut-être n'ai-je fait qu'effrontément l'emprunter à cette photo d'une rue de Naples… où d'ailleurs ?

Jusqu'à la couleur sépia qui convient si bien à mon univers, comme un rideau qui s'interpose entre moi et mes doubles afin de tenir la gravité à distance , et d'en rire souvent … et d'autres fois quand elle est trop forte la laisser emporter par cette larme chaude écrasée sur ma joue ou demeurée encore un peu au coin de l'œil , …

mardi 20 décembre 2011

Comme un échange à quatre voix …


Dans cette newsletter de chemins d'étoiles Gaelle de la Brosse avait souhaité mettre en valeur un entretien qu'elle avait eu avec Jacques Lacarrière à l'automne 2000, paru dans la revue Chemins d'étoiles n° 8. Il nous y explique les différents sens du mot « voyage », la différence entre les termes « randonnée », « marche » et « cheminement », et dévoile l'horizon de sa vaste pensée. « Chemin faisant » : tel pourrait être le titre de cette interview, qui définit d'ailleurs l'ensemble de son œuvre. Car Jacques Lacarrière fut non seulement un voyageur insatiable, mais surtout un grand cheminant.

>>> Lire l'interview

Commentaire de BQ suite à la lecture de l'interview

" Entre randonnée et marche la confusion est impossible en effet. Pour ma part, je n'emploie plus ce "gros mot" de randonnée sauf , très rarement, s'il peut m'éviter en écrivant, une répétition. Souvenons-nous encore de Lacarriére quand dans "chemin faisant " il écrit : " je n'ai rien contre les chemins balisés quand ils vont dans le même sens que moi ! " voilà une belle manière ironique d'établir " la frontiére". Ceci étant je me situe pour ma part, plus que lui, à l'écart de la flânerie: marcher étant pour moi,comme on le dit pour une parturiante, un " travail " ce que reconnaissait d'ailleurs - en se contredisant un tantinet - maître Jacques quand il vous disait : " Cheminer n'est pas seulement se déplacer, c'est avancer en se modifiant … " , en quelque sorte se mettre au monde ! Dés lors, on imagine pas la chose sans effort : sans travail ! Il y a très longtemps chère Gaele que je souhaite vous entretenir de ça, pour au moins avoir votre avis …ça commencerait au point ou en est arrivé Alix de Saint-André - Le Pélerin mag ci-dessous - quand elle est "rendue à son corps", nonobstant tout le reste !

Et si le corps était le lieu de la pensée et celui de la parole , le corps simplement et seulement pris dans le grand branle- branloire aurait dit Montaigne- de la marche. L'homme pendulaire marsupial retrouvé, enfin .

Oui mon cher Jacques, foin de dolorisme, la marche est sensuelle, jouissive comme vous le dites. Quant à moi j'emploie plutôt le mot jubilatoire . Aussi je ne vous dis pas la joie qui fut la mienne le jour ou j'ai appris qu'en espagnol jubilation était l'équivalent de retraite pour lequel je laisse à chacun le choix du sens . Vous devinerez malgré tout sans peine celui qui a ma préférence … pas celui bien sûr de cette période sensée couronner une vie mais celui qui de chaque instant tente de faire une existence. Revenant à Alix qui prenant "le chemin" pensait rentrer au monastère lui voilà donc offert une retraite : croyez-vous qu'elle ait perdu au change ?

Si Jacques Lacarrière, que vous croiserez peut-être sur le chemin de vos rêves ou de votre érudition vous faisez reproche que je m'adresse à lui comme s'il était vivant , ne le détrompez pas pour moi il n'est jamais mort - d'ailleurs dans votre entretien ne le dit-il pas d'une certaines manières de ses maîtres grecs ?

A plaisir de continuer ce bref échange …

mercredi 14 décembre 2011

jeudi 1 décembre 2011

Un matin, à pied au bord du Monde …




A Septentrion,
Au
bord du plateau en train d'échapper à l'ombre, au bord de la lumière, au bord de l'hiver sans nom, au bord de l'eau contrainte, au bord de l'air… les mains dans les poches à bord de soi-même …
Porteur du texte si beau, si simple de Pascal Quignard : "Les solidarités mystérieuses "