vendredi 22 février 2013
Dans le Retro de l'autre …
Dans le Retro de l' un …
Le kaleïdoscopique regard de Lionel sur le revers du monde que nous avons parcouru ensemble…" Tous au Larzac ! "
lundi 11 février 2013
mercredi 30 janvier 2013
dimanche 27 janvier 2013
Un premier Rendez- Vous …
et pour ceux qui seraient empêchés mais souhaiteraient nous rejoindre plus tard : tel au 06 95 37 94 82…
_______________________________________________________________________________
Bonjour ,
J'étais la semaine dernière quelques jours sur le Larzac.
J'ai tiré grand bénéfice :
du vent du nord courant
sur ces grands délaissés d'un hiver karstiques
si propre à l'apprentissage de soi ;
de la compagnie de ces troupeaux de buis,
allant pâturer sur la toison
blanchie de neige des sotchs et des dolines ;
semblants immobiles d'astéroïdes portés à des années lumières
par une pastorale tirant ce ciel d'éternité ;
gouté au confort des bouissiéres et
partagé le pain béni de belles rencontres * …
N'avions nous pas, il y a peu,
envisagé
que ce pourrait être
entre le 13 et le 21 février,
alors pourquoi ne pas s'y tenir ?
Je nous imagine partir de La Blaquiére
où est précieusement gardé le souvenir de la belle âme de Lanza
et de là,
passant par Nant, la Couvertoirade et le Caylar
aller à pied jusqu'à la Borie Noble
où demeure la communauté de l'Arche .
Filer ensuite à Sylvanés puis Camarés
et après on verrait jusqu'où nos pas nous poussent,
avec en perspective pour une autre fois le canal du Midi…
![]() |
| Petite correspondance il y a quelques années avec Yves Rouquette … |
avec des Historiques du Larzac autour du film " Tous au Larzac " ,
et si à eux pouvaient alors se joindre Marie Rouanet, Yves Rouquette et André Gouze ce serait vraiment inespéré !!
Je vous souhaite et je vous embrasse .
Bernard…
http://voyageapied2.blogspot.fr/2013/01/reprendre-le-chemin-ensemble.html
______________________________________________________
* " …partager le pain béni de belles rencontres …"
écrivant ceci je me rends compte comme je n'ai jamais autant parlé une vieille langue,
morte peut-être déjà, mais je n'en ai pas d'autres
et pire que ça je vais à pied et c'est à Giono que je repense :
"Le plus magique instrument de connaissance, c'est moi même ;
C'est moi même que j'applique, métre par mètre, sur un pays,
sur un morceau du monde, comme une grosse loupe .
……la connaissance que j'ai des choses est aussi entièrement moderne que le battement de mon cœur;
elle est aussi préhistorique que le battement de mon cœur,
et les jouissances de ma curiosité successivement satisfaite
me font vivre en leur succession comme les battements de mon cœur .
A ce moment là, le monde extérieure est dans un mélange si intime avec mon corps,
qu'il m'est impossible de faire le départ entre ce qui m'appartient, et ce qui lui appartient ."
Jean Giono "Rondeur des Jours / Provence "
mercredi 23 janvier 2013
CHEMIN ENCORE……
Chemin
Voici le pain, le vin, la table, la demeure
ce dont l’homme a besoin, et la femme et la vie,
en ce lieu accourait la paix vertigineuse,
la brûlure de tous brûle en cette lumière.
Honneur à tes deux mains. ces oiseaux qui préparent
les blanches créations cuisinées en chantant,
et salut ! à tes pieds légers, tes pieds intègres,
vivat ! danseuse qui danses avec ton balai.
Ces fleuves brusques avec des eaux et des menaces,
ce pavillon pris dans les tourments de l’écume,
ces rayons de miel et ces récifs incendiaires
sont devenus la paix de ton sang dans le mien,
une couche d’étoiles et bleue comme la nuit
et la simplicité sans fin de la tendresse.
Pablo Neruda, 1904-1973
Voici le pain, le vin, la table, la demeure
ce dont l’homme a besoin, et la femme et la vie,
en ce lieu accourait la paix vertigineuse,
la brûlure de tous brûle en cette lumière.
Honneur à tes deux mains. ces oiseaux qui préparent
les blanches créations cuisinées en chantant,
et salut ! à tes pieds légers, tes pieds intègres,
vivat ! danseuse qui danses avec ton balai.
Ces fleuves brusques avec des eaux et des menaces,
ce pavillon pris dans les tourments de l’écume,
ces rayons de miel et ces récifs incendiaires
sont devenus la paix de ton sang dans le mien,
une couche d’étoiles et bleue comme la nuit
et la simplicité sans fin de la tendresse.
Pablo Neruda, 1904-1973
jeudi 17 janvier 2013
Toutes et tous au Larzac…
…à suivre…
jeudi 10 janvier 2013
Reprendre le Chemin ensemble …
![]()
| |
De l'Aigoual au Canal du Midi en passant par Le Larzac et les Monts de Lacaune, ces "ceusses" là, on devrait les retrouver entre le 14 janvier et le 21 février, battant le Sud du Massif-Central comme pour en redessiner la bordure . Rando- manouche au programme quotidien mais leur petit train à géométrie variable pourra à la journée ou sur deux ou trois jours, accueillir des compagnes et compagnons de bonne fortune triés sur le volet…On devrait pouvoir assez régulièrement lire un compte-rendu de ce périple sur ce blog …A leurs pas devrait s'ajouter des mots de la littérature !!!!Voici à sa manière comment Lionel a lancé l'invitation, depuis on l'aura compris d'autres dates se sont rajoutées… on va presque tenir permanence, ouvrir salon itinérant :
Amies, Amis,
En ces temps fragiles, il convient de ne surtout pas perdre le pied et certainement pas nos marches d'hiver.
Une perspective se précise au coin de mon agenda, un point, une ligne, quelques jours ...
Du 28 janvier au 5 février 2013, sauf vents contraires et mauvaise fortune, je suis disponible à nos foulées.
Partirons-nous ensemble ?
Je vous embrasse.
Lionel
________________________________________________________________________________
Les cartes ici ne sont là que pour donner un ordre d'idée . Nous n'emprunterons les itinéraires portés dessus qu'à la condition express qu'ils aillent dans le même sens que nous … ça va de soit ! Double clin d 'œil plus qu'amical au " chemin faisant " de Jacques Lacarriere et à " La mauvaise réputation " de Georges Brassens .
vendredi 4 janvier 2013
Femme en paysage …
Tête perdue dans les nuées le Sancy s'ouvrait sous le ciel bas… comme échappée à un drap de brouillard deux cuisses de montagne tapissées à leur racine d'une toison de hêtres…guidaient le regard vers un sexe de femme .…et c'est ainsi que des fois le paysage peut renaître du désir…
Le murmure du cerf volant …
Au bord du noir, dans le gris- bleu d'un arbre nu, comme pris de vertige , un petit cerf-volant à gorge rouge, s'est agrippé à une branche . Allant pour le rassurer dans le bruissement de ses deux flagelles , je distingue qu' il murmurait à mon intention : " …et surtout, n'oublie pas de leur souhaiter la bonne année …"
Ainsi attendait-il là que je passe ! Mais qui donc avait pu l'informer ce petit cerf-volant de rien, que je traînerais là, sur cette bordure du plateau, en ce jour à cette heure ?
Alors , voilà t-il pas que déjà j'allais l'oublier :
mes amis bonne année !
C'est durant la nuit que m'est venue ma phrase et alors au petit matin, le cerf-volant a pu lever le camp, reprendre peut-être son vol ?…
mardi 18 décembre 2012
dimanche 16 décembre 2012
vendredi 23 novembre 2012
mercredi 21 novembre 2012
dimanche 18 novembre 2012
Mon humeur de ce soir …
…un livre, une fenêtre et une lampe, pour que quand la nuit va tomber sur le monde le jour demeure dans le livre !
mardi 30 octobre 2012
Pourquoi je marche !

Mots en corps : le
chemin du poète.
Cet homme marche. Le
signifiant fondamental avec lequel il fait corps, se déploie tout au long de
son existence. Il ne parle que de ça ! Le questionnement qui fait énigme pour
lui, et condense toutes les interrogations : qu’est ce que ce corps ?
l’amène à des inventions qui se déclinent et s’enchainent comme un chemin
au bout de l’horizon en amène un autre, à partir de ce signifiant « la
marche », auquel vient faire bord l’écriture, dans une tentative de mise
en mots de l’indicible.
Il se dit en impasse pour
pouvoir parler du corps. Parler
du corps c'est souvent parler à côté … dit il, indiquant une bordure à
l’énigme. Le corps n'est pas cette évidence centrale, précise t-il, n'est pas
un objet, sur lequel échoue bien souvent les langages… tenter de parler du
corps, c'est parler du corps sujet, du corps acteur.
Ce qui empêche l’homme d’en parler, c’est
l’Hilflosigkeit, le désarroi de ce corps jeté à la vie, jeté au monde comme le
dit Heidegger quand il parle de la naissance, inconsolable d’être alors tombé
dans cette solitude à laquelle il se confronte dés le départ et tout au long de
son existence.
Dans l’exercice professionnel, cet homme touche aux
corps qu’il palpe, presse, malaxe, observe, remet en marche… De retour de
vacances, il dit son plaisir à retrouver la peau des autres, peau, endroit où
l’on s’épouse, la pénombre, un toucher patient, des retrouvailles, une écoute,
un langage qui se rétablit. Ce toucher l’achemine vers le corps de l’autre,
mais aussi vers le sien propre. Il se réfère à Lévinas, à une faille dans
« l’allergie de l’autre » comme mode basique de son rapport qui est
non rapport, à l’autre.
Il a à faire avec le tissu
conjonctif qui est le lieu de l’immunologie, qui impose une contrainte, un
continum contraignant le reste du corps, qui presse les cellules, les organes.
Le milieu organique ne se développe qu’au sein de sa contrainte. Dans le
cancer, on fait le lien avec l’immunologique, beaucoup de cancers sont des
maladies auto-immunes et le conjonctif qui est le lieu de lieu de l’immunité,
cesse alors de contraindre le milieu organique, du coup les cellules
cancéreuses peuvent proliférer. L’immunologie a sans doute à voir avec une
certaine mémoire du corps, une mémoire tissulaire, qui n’est pas une mémoire
neurologique.
| Marcher : une valeur sûre ! |
Ce corps marche
cahin-caha, avant tout fondamentalement Un, seul. La marche
est un « vers soi », un mouvement intérieur qui se ramène au corps,
la marche le ramène à cet état antérieur au corps né, traumatisé de ce passage.
La marche par le balancement ramène au corps d’avant, permet de renouer, est
une tentative de guérison, offre une part de consolation. C'est d'abord faire corps, et la marche s'y " attache ". Le
mouvement apparaît comme salvateur, malgré le fait de rester inconsolable.
Son héroïsme, sa tentative,
à cet homme, est d’affronter son désarroi qui est une expérience indigne de son
être. En ne fuyant pas son angoisse, on ne fuit pas son désir écrit Lacan dans
le Séminaire XX. Clotilde Leguil de préciser dans son introduction au Malaise
dans la Civilisation « Rien ne peut nous sauver de notre angoisse que
le Dieu Logos, c’est à dire notre propre croyance en la parole et sa fonction
éthique. »
Cet homme a cheminé, et
chemine, certain de sa solitude, mais avec d’autres. Dans son cours sur le
vivre ensemble, Barthes parle de la solitude, passée de l’Un à l’Autre… L’art
des Chemins, l’art en Ballade, les chemins écrits offerts à ceux qui le
souhaitent, il s’est saisi de ses questions, de sa détresse, pour en faire un
art de vivre pas seul.
Le langage est là, au
rendez-vous de nos séances hebdomadaires, tentative d’ébauche de dire
l’indicible, sur le chemin d’un travail d’écriture qui cherche ses formes,
adresse à l’autre, tentative aussi, de maintenir éloignée cette chape
d’angoisse qui n’est pas loin, qu’il nomme ennui…
Il ne parle que de la
marche. Mais en arrière plan qui est sur le devant d’une autre scène, les mots,
le langage l’habitent, il écrit, pour échapper à la déroute de la parole. Le
langage, sa lalangue gîte et veut s’offrir, transmettre. Dans cette tension, ce
corps tendu, il se tient comme en littérature une phrase se tient. Il se risque
là à un continuum qui n’est pas métaphorique mais réel. Le territoire de son
corps est parcouru de pistes le long desquelles foisonnent la pensée et la
parole et surtout, la langue du sujet, sa langue.
Le corps immobile, pour
cet homme, serait un corps sans parole, sans parole pour le dire, la parole
viendrait du corps ébranlé, émovu. Il se pose la question, est-ce là
qu’apparaît la parole de poésie… Aux impasses langagières, à l’indicible, la
poésie se présente, langage venant du corps, les mots remontent du corps,
passent vers une langue qui dirait, dans un mouvement où les dires résonnent
dans le corps et du corps à partir duquel jaillissent les dires. Est ce ainsi,
à partir de ce corps ébranlé, qu’apparaît la poésie…
Ce n’est pas une pensée circonscrite, une réflexion qui le pousse
vers ce chemin mais plutôt quelque chose de l’ordre de ruminations. Et ça l’amène à l'homme marsupial, celui
qui en marchant, dans un ébranlement du sac conjonctif, se berce lui même,
retourne au temps d'avant, s'apaise et découvre un langage " avancé "
…une éclaircie, un pas en avant ? Cette tentative de passage à un autre langage
élève ses dires à ceux du poète, laissant aux autres le garde-fou, lui,
avançant sans filet. Le discours
de Heidegger, poétique, presque philosophique, mais d’une philosophie non
académique, comporte un risque, celui de lalangue offerte à l’Autre.
A l’instar du poète qui
la précède, la psychanalyse a imaginé un autre discours, celui qui offre la
possibilité de lalangue à chacun. Accéder à cette lalangue est une renaissance,
une nouvelle naissance.
Pourquoi la marche…
parce que le corps. Et c’est dans la contiguïté de la re-naissance à partir de
l’émergence de lalangue.
Karine Mioche
avec Bernard Quinsat
La pensée et le cerveau …
Ce que tu vas trouver la dessous est un peu merdique mais, même mal formulé c'est assez proche de mon ressenti …et de ma propre pensée (!)
J'avais cinq minutes, je l'écrit vite fait ., tu voudras bien m'excuser . BQ.
___________________________________________________
Curieuse impression:
c'est passionnant et en même temps
comme inutile voire dangereux…
Qu'est ce qu'on en a à faire de savoir
comment c'est fait une pensée" ,
comment ça pense
et puis plus loin cet horizon de " meilleur des mondes " !
Si Jean Chazal n'était pas si sympa on aurait presque peur …
L'horizon philosophique est tout autre
et si cul par dessus tête l'âme s'invitait à nouveau ?
Non pas comme principe premier ,
mais comme devenir ultime de la pensée
qu'on se comprenne : le cerveau est bien nécessaire pour penser ,
mais la pensée s'ordonne en dehors de lui :
vous alliez dire : " au-delà " ?
L'âme serait donc un supplément presqu'éternel ( immortel )
puisque l'on se retrouve nombreux à penser des choses voisines,
à nourrir une sorte de corps de la pensée qui ne meurt jamais
étant donné qu'ils sont toujours quelques uns à le relever
-l'altérité alors fait sens et l'éthique s'impose " naturellement -
quand les autres sont tombés au front …de la vie !
Le philosophe a été sublime quand pour illustrer son questionnement relatif à la corporalité de l'esprit,
s'est mposé à lui comme une évidence et un phare prêté aux autres pour voir,
le mystère de la " Sainte Face " :
qui pourrait affirmer ici que le visage n'est qu'une réalité organique ?
A ce moment là, plus lévinassien que lui : tu meurs !
Merci Gérard et Amitié .
J'avais cinq minutes, je l'écrit vite fait ., tu voudras bien m'excuser . BQ.
___________________________________________________
Curieuse impression:
c'est passionnant et en même temps
comme inutile voire dangereux…
Qu'est ce qu'on en a à faire de savoir
comment c'est fait une pensée" ,
comment ça pense
et puis plus loin cet horizon de " meilleur des mondes " !
Si Jean Chazal n'était pas si sympa on aurait presque peur …
L'horizon philosophique est tout autre
et si cul par dessus tête l'âme s'invitait à nouveau ?
Non pas comme principe premier ,
mais comme devenir ultime de la pensée
qu'on se comprenne : le cerveau est bien nécessaire pour penser ,
mais la pensée s'ordonne en dehors de lui :
vous alliez dire : " au-delà " ?
L'âme serait donc un supplément presqu'éternel ( immortel )puisque l'on se retrouve nombreux à penser des choses voisines,
à nourrir une sorte de corps de la pensée qui ne meurt jamais
étant donné qu'ils sont toujours quelques uns à le relever
-l'altérité alors fait sens et l'éthique s'impose " naturellement -
quand les autres sont tombés au front …de la vie !
Le philosophe a été sublime quand pour illustrer son questionnement relatif à la corporalité de l'esprit,
s'est mposé à lui comme une évidence et un phare prêté aux autres pour voir,
le mystère de la " Sainte Face " :
qui pourrait affirmer ici que le visage n'est qu'une réalité organique ?
A ce moment là, plus lévinassien que lui : tu meurs !
Merci Gérard et Amitié .
dimanche 28 octobre 2012
L' Ultima de Compostelle et la Stella di Nardi .
| Approche du soir en Novembre en vue de la Chaise-Dieu … |
C’est au cours d’une conférence portant sur
« la marche et l’écriture » qu’il avait été invité à présenter à
Issoire que Bernard Quinsat éveilla l’intérêt de responsables de la ville
d’Issoire et du pays de Sauxillanges à propos d’un de ses projets se déclinant
en deux volets : « l’Ultima de Compostelle » et « la Stella
di Nardi ».
Venant du Président de Colportage « les
arts du chemin », nul ne s’étonnera que ces deux projets recourent à la
marche comme support.
| Montée sur Chomontel, la ville -Beaumont et Clermont - s'éloigne : c'est encore loin Compostelle? |
Concernant l’Ultima il s’agirait de proposer
une fois l’an un événement susceptible d’attirer l’attention sur la Via Arverna
itinéraire de Saint-Jacques de Compostelle qui relaie à Clermont-Ferrand celui
qui vient de Vezelay par le Bourbonnais, pour rejoindre ensuite à Cahors la Via
Podensis - partie du Puy-en-Velay - atteinte après avoir rejoint Brioude et
traversé le Cantal et le Lot. Ce temps fort consisterait à rassembler au cours
d’un week-end de printemps, un grand nombre de marcheurs pour rallier Clermont
à Issoire en deux jours ou bien comme à « l’ancienne » en une seule
étape.
Réfléchissant à ce projet Bernard Quinsat
avait pu constater que sur cet itinéraire ou en sa périphérie se retrouvaient
trois communes jumelées avec des cités italiennes traversées aussi pour deux
d’entre elles par une voie de pèlerinage joignant Rome et Compostelle, la Via Francigena.
Le hasard, ou la providence en pareil cas, les
a distribuées aussi rapprochées l’une de l’autre que le sont leurs trois
jumelles auvergnates. Fosdinovo
jumelée avec le Pays de Sauxillanges surplombe la mer à deux pas de Carrare, Licciana Nardi liée à
Romagnat est plus à l’intérieur des terres en Lunigiana et Frassinoro déjà sur le
versant émilien, fille de La Chaise-Dieu depuis 1107, en est maintenant la jumelle
(carte
d’ensemble).
D’où l’idée de faire d’une pierre deux coups
en prolongeant l’Ultima par deux étapes supplémentaires permettant sous l’égide
clunisienne d’accéder à Sauxillanges pour aller finir à la cité casadéenne.
| Chazelles près de Montrognon |
| Site de Sainte Elidie |
Bien avancés les projets en sont donc là et
les troupes « opérationnelles ».
Jean-Pierre Eyrault et Jean-Paul Guichard
associant à cette aventure leurs talents
permettraient au plus tôt, l’un avec ses dessins et l’autre ses photos,
à Véro Béné de proposer un visuel de qualité qui commencerait à faire récit …
On sait que les jumelages sont souvent à la
recherche d’un nouveau souffle. Celui-ci placé sous le patronage de Saint
Jacques pourrait s’avérer une bonne idée et partant ainsi d’un bon pied tout le
monde y retrouverait son compte … reste donc à suivre la « buona stella di
Nardi ».
mardi 23 octobre 2012
Quelqu'un m'a écrit …
LES
FOURS A CHAUX
L’erreur
serait d’accorder du crédit à l’apparente désorganisation des lieux, car c’est
justement ce joyeux bordel qui semble lui donner corps. Les Fours à chaux font
partie de ces endroits ou le bazar est un décor, donc une construction
reflétant le fond de l’âme de ses créateurs. Loin de la friche industrielle, c’est
un espace investi. Investi à plusieurs titres, et par plusieurs tribus.
D’abord
la famille, les héritiers… Ceux qui décident que l’histoire des Fours ne prend
pas fin avec l’arrêt de la production. De leur patrimoine familial, privé, désaffecté,
ils font un lieu artistique riche d’une nouvelle histoire.
La
deuxième sphère à graviter autour des Fours est constituée par ceux qui y
croient, ceux qui adhérent. Parmi eux, les nouvelles chevilles ouvrières qu’incarnent
les deux associations « Amis des Fours à Chaux « et « Colportage, Arts du Chemin »,
mais aussi les artistes résidants, les oiseaux de passage - musiciens,
comédiens, danseurs, … Ils rajoutent au joyeux bordel en y apportant leur
touche personnelle de manière éphémère, ou plus durable comme plasticiens
résidants Yves Guerin et Roland Cognier.
Et
puis des invités qui débarquent en écarquillant les yeux, leur curiosité accrue
par le tableau qu’on leur a dressé avant de les convier à la fête. Ils arrivent
là et tentent de compter combien de volontés se coordonnent pour créer cette
magie qui fait sens. Et finissent sans doute par se dire que cette bande d’amis
a bien de la chance de disposer d’un tel écrin comme terrain de je(ux)…
Charlotte OUDIN
Charlotte OUDIN
lundi 8 octobre 2012
La révolution des violettes a bien eu lieu !
-->
A Romagnat, doux week-end d'automne.
Aux « Fours à chaux », la révolution
des violettes .
Les « Fours à chaux » la nuit,
toujours la même magie, toujours le même enchantement.
Un acharnement à les faire vivre, leur redonner
chaque fois un habit de fête populaire,
un velours de salle de spectacle, digne
des «grandes» !
Des lumières en guirlandes colorées, des
flammes, des sourires.
Samedi 6 septembre 2012,
la compagnie Latituds joue pour nous une
fois encore «La petite république des Herbeaux», écriture et mise en scène de
Lionel Alès.
Deux comédiens, un musicien, endossent tour à
tour les cinq personnages de la
pièce (six avec la musique de JK) et nous emmènent avec Marion, Le Toine et
Luka dans un voyage onirique, réaliste, émouvant. La révolution des violettes.
Le texte est fin, drôle et grave, poétique.
Les acteurs ne nous laissent pas de répit, des
presque larmes au rire !
Le décor d'une inventivité somptueuse...
toujours en mouvement et transformations, acteur lui aussi !
Les spectateurs : ce soir ils sont une
centaine. On fait salle comble !
Des habitués qui ne manqueraient «ça»
pour rien au monde.
Des nouveaux venus juste amateurs de théâtre
et qui ont entendu dire.......
Des musiciens, des amis, des passionnés de
quelque chose , ou de tout, ou juste de rencontres ….humaines!
Ovation pour les artistes !
Tout le monde est ravi. D'avoir été là.
Il faisait doux.
La
soirée fut belle, se prolongea en discussions, musique, échanges tard dans la
nuit, autour du braseroMarie Staelens .
Inscription à :
Articles (Atom)
































