jeudi 3 novembre 2011

La Traversée Fabuleuse …

" J'écrivis sur un carnet les paroles de l'homme.
Martinien prétend que j'en ai inventé plus de la moitié. Mais comment aurais-je inventé ce monde, ces fleurs, ces éclairs et ce travail sans fin ? " André Dhôtel .

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C'est en écrivant dans le billet précédent que " la Via Arverna en passant par le volcan cantalien ne perdait rien au change avec la Via Podensis traversant l'Aubrac " que m'est venu le désir d'écrire ce qui va suivre en imaginant pour la Voie d'Auvergne une variante qui traverserait le Cézalier cet autre Aubrac du Massif-Central et ou l'on enchaînerait ainsi Cézalier et Volcan cantalien : qui dit mieux ?
Voulant parler de ça je ne me sens pas de ne pas me remémorer cette fabuleuse traversée que nous avions faite ensemble : Louis Perrin, Véro Bénè, Bernard Deubelbeiss, Lionel Alés et moi en Janvier 2006 d' Issoire à Brezons et je devine que c'est d'ailleurs de ça pour l'essentiel que je parlerai … en attente j'avais ouvert ce billet et placé là depuis plusieurs jours la vidéo réalisée en la circonstance par Louis …tout y est dit, alors pourquoi cette envie d'en rajouter ?
Mystére des réminiscences et de la répétition !… En deux mots : La Marche !


Et nous voilà rendus à Conques ( Variation Presse )


C’est dans la foulée de la présentation du projet d’itinéraire Clunisien du Carlades, dont la presse a rendu compte ces derniers jours ( La Montagne du 2/11/11 ) que les Amis de Colportage se sont mis en marche pour, à partir de Murat (15 ) rallier Conques(12) durant les vacances de Toussaint.












Cette réunion s’est tenue dans l’église de Bredons, reste d’une ancienne abbaye qui dépendait de Cluny, d’où démarre la partie clunisienne de l’itinéraire qui mène ensuite au prieuré de Manhaval qui en était une dépendance, puis au-delà à Conques . Bernard Quinsat responsable de Colportage qui entretient avec les responsables de ces territoires des liens forts et anciens, nés suite aux passages de Chamineige et Transmassif et de l’action encore plus ancienne de Chamina dans ces régions et particulièrement de la Rand’aubade de 1989 qui laisse dans le Carlades un souvenir impérissable, assistait à cette présentation.
Outre pour sa nouveauté, cet itinéraire a été retenu pour le traditionnel repérage de Toussaint, parce qu’il constitue pour Colportage une très intéressante alternative, à la Via Arverna (Clermont-Aurillac-Cahors) en direction de La Via Podensis venant du Puy, la faisant bénéficier de la notoriété prestigieuse de Conques. De plus un accès au GR 65 plus direct, qu’en passant par Aurillac et Cahors constituera pour beaucoup un attrait supplémentaire, et une formidable «aspiration « Car assurer la promotion de cet itinéraire auvergnat vers Compostelle est bien l'une des tâches que s’est assignée l’association Colportage. Relayant à partir de Clermont-Ferrand l’itinéraire venant du Nord, à partir de Vézelay puis de Souvigny, La Via Arverna, balisée par les Amis de Saint-Jacques et éditée par Chamina, présente beaucoup d’avantages et notamment celui d’être pour l’heure et pendant encore longtemps moins chargé et goudronné que celui du Puy, et la traversée du Volcan cantalien supporte bien la comparaison avec celle de l’Aubrac. Que dire aussi de la litanie de sites médiévaux, religieux et romans prestigieux que cet itinéraire aligne: ND du Port à Clermont-Ferrand, Saint-Saturnin, Montaigut-le-Blanc, Saint-Austromoine à Issoire, Saint Julien à Brioude, Blesles alors que d’autres moins connus sont inestimables, Beaumont, Mailhat, Nonette et Orsonnette, Aurouze, Moissac, Chastel sur Murat ou encore pour ceux qui comme Colportage aiment le hors-piste, ND de Randol, Perrier, Saint Jean-Saint-Gervais, ou encore Vauclair et sa vierge majestueuse. Les bénévoles de Colportage proposent donc plusieurs fois l’an pour un ressenti géographique et paysager, et une réelle appropriation régionale une découverte vivante à pied de tous ces itinéraires qui venant du Nord ou partant vers le Sud ont rapport avec Clermont Ferrand et comme horizon Saint Jacques de Compostelle.
Par ailleurs, ils proposent à l’intention des marcheurs partant de Clermont un lieu d’accueil à Romagnat, le comptoir compostellan et ont commencé à établir des relations pour une connaissance mutuelle avec tous les riverains de l’itinéraire qui œuvrent dans un esprit pérégrin . Par contre, plus événementielle sera l’action de promotion mise en œuvre au printemps à une date encore à déterminer sous l’intitulé « Vers Compostelle … ». Il s’agira de proposer au plus grand nombre, sans démagogie, une grande randonnée qui en un jour ( 40 Km ) ou deux ( 2 X 25 Km ) permettra de relier Clermont à Issoire ville au-delà de laquelle il sera possible sur une semaine de poursuivre par petits groupes (maxi 12 personnes). ________________________________________________________________________
Plus d’info : Colportage-Arts du Chemin : « Comptoir Compostellan » 28 rue Maréchal Foch 63540 ROMAGNAT/voyageapied2.blogspot.com

mercredi 2 novembre 2011

Sur un Air de Famille …

L' improbable compagnie comme le fruit incestueux de Latitud's et Colportage , des fois ça marche et là c'est le cas… à fond les chemins !!!!!
Un petit montage de Lionel Alés pour dire que ça continue à faire ou dit autrement que c'est pas facile à lâcher !!!! ça va ? ça va !

lundi 31 octobre 2011

Et nous voilà rendus à Conques …

Ceci est une certitude, partis de Romagnat nous y sommes désormais et nous repartirons de là au plus tôt … et pourtant, le doute demeure dans l'ombre du pèlerin aussi sûrement que le pèlerin avance dans son ombre quand il marche le dos au soleil !
Tout dépend donc de l'orientation du chemin et de l'heure du jour ?…alors qu'est ce qu'il fait le pèlerin quand l'ombre a envahi la nuit : il doute ? Mais non couillon il dort !
( "Adam et Eve " Albrecht Dürer )


N'empêche que demain matin au réveil on ne saura toujours pas qui, intentionnellement, à laissé sur ce piquet de clôture, bien en évidence cette moitié de pomme offerte en partage à celui qui passera …alors reviennent les questions et avec elle le doute : mauvais bougre laisse toi donc tenter, mords à pleine dents et continue plutôt à avancer !
En ce jour c'est l'automne … chair de terre, corps de femme, odeurs, couleurs, ciels, fruits et feuilles humides, pierres qui moussent, Barbara, peintres du Nord, merveilles des merveilles !
Tout se mêle, s'emmêle, se mâche, se marche … marche vers une nativité, aller au pas d' hiver : en avant route !

Qu'en pensent les châtaignes goulées à pleine bouche ou foulées au pied dans le chemin ?















Il automne, à pas furtifs,
Il automne à pas feutrés,
Il automne à pas craquants

Sous un ciel pourpre et doré.

Sur les jardins dénudés
Se reflètent en transparence
Les brumes d'automne rouillées,

Rouillées

Dans la forêt de tes cheveux

Aux senteurs de poivres mêlés

Et sur nos nuits de mi-novembre,

Il automne miraculeux,

Il automne miraculeux
……………






in " Le blog de Théa "

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Je suis donc parti de Murat, ce mardi passé avec Adrien comme compagnon, et comme projet de rallier Conques en empruntant dans un premier temps le futur itinéraire clunisien qui reliera Bredons à Manhaval .
Après on
verrait, ma préférence me poussant plutôt, partant de là vers une " directissime " rejoignant le GR 65 venu du Puy en Velay .
Cet itinéraire, je ne l'ai pas tiré du "manuel du voyageur" de K. Baedeker édité en 1892, mais je ne pouvais plus garder par devers moi cette photo-cadeau de Louis qui m'a doublement touchée et que je souhaitais à l'occasion partager avec vous…alors l'occasion la voici !
















Autre trésor de Conques, la librairie "Chemin d'encre" dans laquelle j'entre pour la première fois à cette occasion. Jusque là j'avais fait l'impasse, crainte peut-être d'un trop plein de " beaux-livres et de cartes postales pittoresque ? ) Je pénètre donc cette fois pour découvrir un lieu amoureux où la littérature tient ses quartiers. Plein de livres que j'aime et tant d'autres que j'aimerais lire et toucher . La libraire est belle grande et mince…son âge va entre deux rives et son sourire tient tout ses yeux quand sa voix douce est occupée à parler des livres et des auteurs ou encore des lectures qu'elle propose des fois …comme on aimerait être ici ces jours là …
D'une librairie où je suis venu pour la première fois, je ne peux me retirer les mains vides . J'ai acheté deux modestes bouquins de Jean-Claude Bourlés, " Retour à Conques " le premier *de sa trilogie qui a si bien servi le pélerinage et un autre tout petit avec un titre à rallonge : " Le jour ou Prosper Mérimée m'invita à sa table " . Ce texte est publié par les éditions du Bon Albert réfugiées sur l' Aubrac que dirige ………le compagnon de Nicole Lombard dont j'aime tant la belle écriture , sitôt rentré je vais le lire .
Marie-Geneviéve Fau voilà le nom de la libraire! Je lui ai signalé dans "attente en automne " de Charles Juliet la passage à propos du pélerin . J'aimerais bien venir ici avec Charles …on verra ? Je cherchais à vérifier une citation de Jean-Claude Bourlés dont je fais grand usage et avec laquelle avec le temps j'avais peut-être contracté quelques arrangements , on fouille dans " Retour à Conques " sans réussite …elle me donne les coordonnées de Bourlés , j'en userai ! La citation : " Voyager c'est accepter de se rendre vulnérable, se mettre à la merci d'une rencontre, d'une émotion, d'un signe " ( PB Payot page 154 )










samedi 22 octobre 2011

Voyou et Voyelle, Oiselle et Vagabond : lettres d'amour et mariages réussis !

Brèves de brèves d'une Escap'arbres dont on se gardera de vouloir faire toute une histoire … ce jour là comme tous les autres n'est que commencement, mieux encore ce qui suit n'est que le commencement de ce qui en cette occasion me fut donné et qui depuis me revient encore plus vrai que ce "mensonge" auquel, en cette occurence-ci, comme à un délice, nous nous sommes livrés ensemble … ( Photo Jacques Grimaud et Juan de Diego . Merci )

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Comme si laVertu pouvait anihiler-toute tentative vers le bonheur, l'Oiselle dans sa robe de mariée, même sur le balcon de la Mairie de Thiranges doutait du retour du Vagabond. Malgré tout elle le guetta longtemps,au loin puis encore plus loin elle le vit, il s'approcha alors, et puis, et puis… d'accord mais honnétement on est en droit de se demander ce qu'il serait advenu de leur histoire si une échelle ne s'était pas trouvée là comme par enchantement …et si un facteur, qui était en fait une charmante factrice, pareille à la fée à bicyclette n'avait pas assuré impec la correspondance !

Dès lors oublié la licence initiale et les disputes ménagères sous les yeux médusés du Toine bouche bée et des commères l'Oie qui de guerre lasse s'en retournèrent au bois …

















Le Procureur en personne venu instruire ici le procès du vice en tout genre s'en trouva fort dépourvu et comme on pû le voir à la TV - sur la vraie chaîne ! - en resta comme deux ronds de flan alors que le Garde-Champêtre et chef des eaux et forêts réunis, et bien que couronné de glands faillit être tourné ici-même en ridicule …mais ne l'avait-il pas un peu cherché ? Quant à la présence en ces lieux de deux innocents en barboteuses, beaucoup l'auront trouvée déplacée, ce qu'ils ne manquèrent pas de faire savoir
… à la suite de quoi on pu se mettre en route sur le chemin fleuri de nos trois commères …

…jusqu'à très tôt rencontrer, se reposant au pied d'un reposoir le saint homme qui devait nous accompagner de son harmonium à bretelles sur l'itinéraire vertueux qui nous conduirait à la surprise générale à la rencontre successive de trois saintes femmes et peut-être au terme pour certaines et certains embarqués dans cette pieuse aventure à la rédemption pure et simple ?















On pu croire un instant que …le Toine leur souhaitait " bon vent "…


…et qu'on ne reverrait plus , mais c'était sans doute mal le connaître ……et au " Paradis" suivant il était à nouveau là. Pas sûr toutefois que ce Paradis là, tout potiron qu'il était, fut pavé de bonnes intentions ?… à suivre …














Nos deux savants un peu givrés - faut dire que le ciel avait tourné au mauvais temps ! - et désormais réhabilités s'étaient, de suite le procès terminé, mis en chemin . Les Professeurs Clément Bartavelle et Emile Duchemin semblaient avoir parti lié avec le curé … on se prit très vite à souhaiter que leur réputation sulfureuse - depuis qu'ils avaient étudiés ensemble les solfatares de l'île de Santorin, l'ancienne Atlantide? - ne nuise pas à la carriére du jeune inventeur fou de ……… que l'on avait remarqué depuis quelques temps aller avec eux de conserve …

Chemin faisant quelque chose en chacun se met à aller de soi : il marche ! Le pas devient léger, et l'esprit alerte. Un monde semble s'ordonner un moment et les choses retrouver leur place …Aussi personne à l'arrivée ne s'étonna vraiment qu'une lointaine cousine girafe soit le témoin de la marié, la stature et l'air de famille étaient incontestables, surtout rapporté à la frangine de l' Oiselle ce jour là demoiselle d'honneur et que l'on peut découvrir en toilette sur la photos ci-contre …précision tout de même la girafe en question un peu étrangère en ces lieux, avait été menée là comme par des Rois Mages à figures de Chemineaux magnifiques guidés par la grande étoile d'azur !


L'évidence qu'un ange puisse être quant à lui le témoin des noces du vagabond était toute aussi forte…d'ailleurs les ailes n'étaient-elles pas là pour rappeler cette parenté ?
Des parents proches d'ailleurs, les anges
n 'étaient ils pas venus en famille, prouvant que contrairement aux albatros ils se meuvent sur terre sans aucune difficultés
et infirmant si c'était nécessaire que le ciel désormais est bien loin d'être vide !!!!!!!!
Deux des photos montrées ici permettent d'ailleurs de se faire une idée de la fameuse machine pour propulser les anges en orbite afin qu'ils puissent regagner leurs foyers …



La fête qui accompagna cette cérémonie atteignit des sommets que nous essaierons de gravir pour nos lecteurs dans un prochain envoi … une seule photo devrait suffire à les faire patienter et à les maintenir en éveil …
leur dire aussi qu'en cours de routes des compagnons de hasard, presque voyous étaient devenus des vrais gentils grâce au bienveillant suivi de l'aumonier et les bienfaits de la marche
et de l'air pur !
( Dis c'est où que t'as mis la bière ? )