mardi 25 septembre 2012

Fours à Chaux le 6 OCTOBRE : La Petite République des Herbeaux !


Bonjour,

Lionel Alès et la Cie Latitud's sont pour moi bien plus que des compagnons des " Arts du Chemin ", et au-delà même de la fraternité, quelque chose cligne du côté de la transmission comme  une affaire de filiation presque, d'inspiration partagée c'est sûr… on ne s'étonnera donc pas que dans leur spectacle on puisse assez souvent se sentir retomber dans " nos pas " !

Bref, passé la "centième"  de "La petite république des Herbeaux" au Mézenc, pièce que Lionel a écrite, mise en scène et joue avec Christophe Huet  et Jean- Karim Guillemet (diatonique) nous avions ensemble imaginé un "retour" de "La petit République"  aux Fours à chaux :
ce sera le 6 Octobre à 20H30 et nous vous y attendons. Réservation au 0695379482 (ou sur cette adresse mail). Entrée :10 Euros

On fera un accueil à partir de 18h30,  vous pourriez amener votre casse-croute, y'aura des tables et peut-être de la musique … Penser à prendre une petite laine !

Cette fable bien déjantée, où l'onirisme finit toujours par avoir le dernier mot, ça fleure bon souvent le hors-temps de nos chemins de traverse, le hors d'usage même au sens où l'entend Quignard dans les Désarçonnés au regard de la pensée utilitariste !
Je peux pas tout vous dire … les curieux iront sur Google chercher "Compagnie Latitud's" ou "Nous autres d'ici" y sauront tout ou presque, assez en tous les cas.

Aidez-nous à faire connaître ce spectacle "chez nous" aux Fours à Chaux à Romagnat.

Merci . Bien à vous.
Bernard Quinsat.





Fours à Chaux en tenue de soirée…






mercredi 19 septembre 2012

Les formes rondes … ( Jean Giono )


Retour à ce blog où les plis et la rondeur du monde retrouve le carré de la Terre où " je suis seulement l'ouvreur de fenétres, le vent entrra après tout seul  …
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Les jours commencent et finissent dans une heure trouble de la nuit. Ils n'ont pas la forme longue, cette forme des choses qui vont vers des buts : la flèche, la route, la course de l'homme . Ils ont la forme ronde, cette forme des choses éternelles et statiques: le soleil, le monde, Dieu . La civilisation a voulu nous persuader que nous allons vers quelque chose, un but lointain . Nous avons oublié que notre seul but, c'est vivre et que vivre nous le faisons chaque jour et tous les jours et qu'à toutes les heures de la journée nous atteignons notre but véritable si nous vivons … ( à suivre )

Jean Giono  .Rondeur des jours .


Photo :" Mon grenier est une forteresse imprenable " sur FB… Merci .
à gauche ci-dessus :  
"L'enorme Mascherone con la bocca spalancata, emblema del Parco dei Mostri di Bomarzo."
Foto di Herbert List 1952 , vue et reprise sur Canino .


 

 


Image vue et reprise sur Canino

lundi 2 juillet 2012

Que reste-t-il de nos amours ?

Faisions-nous du Land'Art à Brion en Mars 1993 ? 
Hommage à la manifestation Horizons 2O12 .




Un premier rendez-vous le 14 et/ou 15 Juillet aux Estables …si je ne fais pas partir ce papier aujourd'hui je vais encore être à la bourre…ça se fait un peu dans la précipitation mais je suis sûr que vous comprendrez de quoi il s'agit …et que pour qu'on touche le plus grand nombre de ceux qui pendant si longtemps se sont embarqués dans tant de folies vous comprendrez aussi que je compte sur vous pour sortir dare-dare le " Tam-Tam " y compris électronique…
A bientôt donc et merci d'avance . Amitié. BQ.
PS : pensez entre autre à ceux dont vous avez entendus parler sans jamais les avoir rencontrés malgré votre envie : ce serait une chouette occas ' , non ?

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Bonjour ,

Toujours autour du " chemin " et du " cheminement" , quel qu'en fut le " théatre opérationnel ", ma rencontre avec chacun d'entre vous et ce que nous avons vècu ensemble, continue plus que jamais à  illustrer le grand livre de mes  bonheurs.
Nous nous sommes toujours je crois aventurés sur des "terrains singuliers " où corps et esprit étaient invités à la " même grande table " … celle du Massif -central - même si sans doute, partout ailleurs nous aurions inventé un truc qui nous ressemble - cette singularité il m'a semblé que petit à petit elle n'était plus de mise dans un "monde" de plus en plus " utilitariste" .

L'idée du coup semblant usée et moi avec, je me suis retiré progressivement. 
Plus tard me  découvrant  moins usé que je le croyais j'ai commencé à nourrir le projet que nous nous retrouvions un jour !…  Une grande traversée, "que pour nous",  conjuguée sur un mode majeure à dos du grand massif, une diagonale, cul par dessus-tête, de telle sorte que sitôt rendu à Sète, un cargo nous ouvre son ventre pour nous livrer à un autre rivage de la méditerranée… un ailleurs où nous aurions à nouveau à nous inventer . Où ? A voir … Pour l'heure la Sicile me tenterait bien… et nous finirions en haut de l' Etna …Taratata !

Chacun pourrait s'y joindre à sa convenance, mot de passe et cri de ralliement serait : " que reste-il de nos amours ? ",  on relirait avant de partir " La route " de Jack London, on se souviendrait que " La vraie Liberté c'est le vagabondage " et on se dirait que c'est la faute à Rousseau… dont c'est tout juste le 300 e anniversaire …et à ce propos c'est quand qu'on part ?  Si en Mars 2O13 on  commençait à en faire un bout … libre et confiant sur ce grand territoire qui nous dépasse ou plutôt qui à sa mesure-démesure nous a fait si grands si fiers et si heureux …

Sophie Maneval, Sébastien Michel et Lionel Alés qui ne furent pas les moindres hérauts/héros de cette incroyable saga voudraient mettre à profit un événement qui se passe " chez eux " pour vous proposer une premier rencontre autour du 14 Juillet aux Estables …ils ont acceptés que je me joigne à eux pour ce qui serait alors la première déclinaison de nos " souvenirs amoureux " : La 100em représentation de " La petite République des Herbeaux " écrite mise en scène et joué par Lionel .
Ce ne serait sans doute pas un hasard si nous nous retrouvions là… mais je ne dirais toutefois rien de Sophie, de Sébastien et de Lionel vous savez tous déjà quelle place ils occupent pour moi …mais de" la petite république" , je dirais que l'essentiel de l'univers que nous partageons est là …alors venez !

Je vous embrasse .
Bernard Quinsat


jeudi 21 juin 2012

Haut les Fours à Chaux !



 " Aux fours les bus de Tchernobyl  de la " Cie Brut de Bêton " bientôt " Petites scénes " et lieux d'accueil ."
Au-dessus de Romagnat, les Fours à chaux veillent de leur haute carcasse sur ce qu’il demeure de singularité dans ce village voué à la banalisation de la métropolisation .
A l’écart, en toute indépendance, s’inscrit ici une action culturelle et artistique aléatoire mais de longue haleine, soumise aux seules contraintes affinitaires entre les intervenants, les « résidents » du site et le formidable «  esprit » du lieu . Les deux associations «  Amis des Fours à Chaux «  et « Colportage, Arts du Chemin « ainsi que les sculpteurs Yves Guerin et Roland Cognier sont ici les « gardiens du temple « . 


Peintre danseur, photographe Michel Gerardin aime à retrouver cet univers si singulier . On se souvient de la résidence qu’il y fit il y a plusieurs années ou des interventions que proposèrent les danseurs des Compagnies «  la traverse » ou « sang d’encre ». C’est dans le même esprit que les samedi 23 et dimanche 24 Juin de 15 h à 21 heures. Michel Gerardin va présenter à nouveau dans ces lieux : Peinture, photos, vidéo  en écho aux impulsions telluriques des galeries, à la mémoire du labeur, des outils et des machines .
Danse et lecture de textes émailleront cette expo et pourront s’égailler ailleurs dans le site . Ainsi Samedi à 20h3O dans un des lieux les plus insolite des Fours à chaux Sylvain Chauffour et Thierry Marc, prendrons altitude et respiration pour survoler des textes sur le vol, l’avion, l’aérostat, le shamanisme, la rosée du matin, l’attraction lunaire… et c’est ainsi que Saint-Ex, Cendrars, Cyrano de Bergerac, Jules Verne, Jorn Riel, seront de surprenants visiteurs d'un soir des Fours à Chaux .

Pour d'autres infos concernant :" Vols " voir sur le même blog mon billet du 24 Avril intitulé : 
" Vols à travers le lotissement du ciel " .

Entrée à prix libre . Prévoir : cousins, vêtements chauds et lampe de poche !

mardi 8 mai 2012

Roger LEBRE est décédé …

Obsèques demain mercredi à 14 heures 30 à l'église de Romagnat .
C'était mon oncle, il était ingénieur des Mines, responsable des fours à chaux jusqu'en 1966, il avait été conseiller municipale pendant trois mandats ett adjoint au maire Arséne Boulay .
Ses cousines et cousins et ses amis perdent un être rare .

vendredi 4 mai 2012

Une Origine qui ne doit rien aux élections…



Liegende Frau  : Egon Schiele pour une autre Origine du Monde, ma soif en cette fin de campagne y trouve mieux à s'étancher… d'autres naissances sont à venir !

Origine du Monde : Gustave Courbet. Musé d' Orsay


mardi 24 avril 2012

Vols à travers "Le lotissement du ciel "…




Ce serait presque dommage de dire de "Vols" que c'est un spectacle, et parler de dernière représentation, un non sens .
C'est bien autre chose et quand tu as embarqué une première fois dans ce vol-ci tu n'atterris plus jamais…
…alors l'ultime décollage, ça veut dire quoi ?
Bien sûr si tu n'as encore jamais mis le pied à bord, tu ne dois pas rater le dernier embarquement le 12 Mai *… tu n'en reviendras pas !
Des petits riens de mise en scéne qui donnent la vraie mesure d'un texte de Cendrars  "le lotissement du ciel" , proprement inimaginable, 
ce qui l'amena à préciser que :

"Mon livre est plein d’oiseaux, d’ailes, d’anges, de saints, d’enfants, de fleurs de soleil, de lumière  de rêve éveillé, mais il contient aussi toute la faune et toute la flore redoutables de la nuit, et j’ai dû  m’arrêter avant d’y introduire quelques histoires d’escrocs goguenards et innocents, mon livre étant déjà :trop plein et, moi, ayant trop de choses à dire.
Après Bourlinguer, le voyage continue mais sur les voies du monde intérieur. C’était urgent ! "


On est du coup tout à fait rassurés,
mais rendez-vous compte quand même où on réside …et à quelles altitudes !
Alors on part ensemble ?

Bernard Quinsat .
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* Samedi 12 Mai 2012 20H45
Ed La Claviéres . 16 Rue Marivaux 63200 RIOM .
Réservations : 06 66 61 55 57

mardi 17 avril 2012

Un rencard au " Clos des Amoureux "…


Pour la Célébration de la  Vigne Nouvelle …Des mots "vendangés" hier après-midi, ça boue dans la cuve…je soutirerai plus tard …Sans attendre, ce premier jus pour vous, en Amitié .  Bernard Quinsat .  


Voir aussi dans " Parole libre " billet du …

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Lundi,
Avec Laurette et Annie Sauvat  devant " notre " ceps …
de bonne heure
lecture du journal
deux meetings " monstres"
à Paris ce dimanche
de suite, la courante pamphlétaire
va bon train sur son blog
"parole-libre "…
Fâcheuse manip
tout disparaît d'un coup…
merde !
il est pressé ,
en vitesse, il reconstitue
toutes fraîches
quelques bribes dans son cahier
pour plus tard …

Fin de matinée
inauguration à Chanturgues ,
du " clos des amoureux "
un hectare de vigne
reconquis sur les friches
et définitivement soustrait
aux promoteurs
AOC oblige ,
Magnifique !

Toujours,
il a  bu du vin d' Auvergne
et en a fait boire
quitte à passer pour un demeuré,
-demeuré ce mot lui va d'ailleurs -
il a toujours su ce qu'il aimait à travers ce vin
-" où il restait " le demeuré -
ce qu'il défendait…
" plus qu'une Province, un secret ! "
aurait dit le grand Alexandre…

De l'autre côté de l'alignement de tables
cinq jeunes viticulteurs de Boudes,
"gamins" qu'il se dit affectueusement
dans sa tête et son cœur aussi …
Il a connu leurs pères,
pour deux d'entre eux leurs grand-pères
Qui eut pu croire ça il y a trente ans :
cinq jeunes ici à en vivre ,
en vivre bien !
De l'autre côté de la table,
aujourd'hui,
ils sont comme frères et sœurs dans la joie !
Ils servent leur vin,
d'autres en face d'eux le boivent…
double offrande,
étrange céne,
les uns et les autres y ont toujours crus,
aujourd'hui ils voient :
le coteau donne son flanc,
demain son sang,
pour l'heure l'émotion,
des larmes presque,
l'heure est bonne,
chaude et salée
sur sa joue…

Une a bien connu sa mère à lui,
lui en parle,
et donc un au moins à connu leurs grand-pères…
le temps des uns et le temps de l'autre,
Ils sont entrés en plein dans leur vie,
lui la quitte peu à peu…
Sans tarder il ira les retrouver
dans leurs caveaux du Lembronnet :
c'est dit !

Presque trente ans la Rand'aubade là-bas,
la folie dans la vallée des Saints
le grand pique-nique sur la place de Boudes,
les caves à Chalus,
la chapelle Sainte-Madeleine
fraîchement ramenée au regard,
Villeneuve le soir,
le château,
l'invraisemblable Fête…
comment dire tout ça ?
10 Octobre c'est le jour d'alors
La musique partout
les chemins en gaitée
l'automne des vignes des champs et des bois,
le basalte et la glaise,
la glaise  qui colle aux pieds dans des traces,
la glaise qui fait les hommes
et façonne leurs âmes,
les sourires sur tous les visages,
le monde, tout ce monde
ceux présents bien sûr
10 ans déjà à aller ensemble de compagnie ,
mais le Monde aussi,
le Monde qu'ils allaient refaire,
le bonheur,
le vin et le bonheur…
et sa mère qui n'en revenait pas ,
oui sa mère…
la Blan-Blan
" La Blanche " conquise : Oui !

Il revoit sa  sœur qui danse
devant le four à Ternant-les-Eaux,
sa sœur avec Jacques,
Jacques depuis parti ,
et sa sœur et sa mère
deux flammes
qui se sont éteintes …

Tout serait donc parti d'un " clos des amoureux " ?
Un" Paradis" en quelque sorte …et bien oui !
Et tout y ramène sans cesse  …

Bernard .
16 Avril 2012





jeudi 5 avril 2012

Le réel et son double ? Eh bien Non !




Heureuse rencontre sur le chemin des vergers sous Clémensat avec Marine au Pays des Merveilles . Un histoire fantastique , rien d'étonnant dès lors que l' auteur s'appelle Lewis . Avec Rebelle, ça s'invente pas non plus,  pouvant pas faire comme les autres ils sont devenus mardi les parents de jumeaux Comtois . Le cas est assez rare pour mériter d'être conté…









On l'aura compris Marine c'est la marraine et Rebelle et Lewis les parents - ils se sont séparés depuis, avec des caractères si forts, qui s'en étonnerait ? - les enfants sont encore à baptiser … demain on devrait en savoir un peu plus
 Malgré leur séparation, tout le monde connaît Lewis , c'est lui qu'on voit en photo sur l'arrière  du véhicule de Didier Cohendy qui en dehors de l'élevage des Comtois est boulanger-paysan . Marié avec Maria qui elle fabrique des pâtes à la farine complète de la ferme, ils sont les parents de Marine …a noter qu'ils n'ont jamais eu de jumeaux : contents quand même ! … à suivre …

Leçon de Printemps : Une terre , riche et belle … "eau à tous les étages ", au-dessus le cédre magnifique de Clémensat !
Le Massey-Fergusson est rouge, la bouillie bordelaise bleue : Normal !
 Magique aussi que ce soit le président de Romagnat-Patrimoine qui fasse le scoop sur cette affaire dans l'endroit de Romagnat le plus doué pour l'agriculture et comme il se doit bien évidemment : promis au béton ! Le lieu-dit s'appelle les Plantades rien que ça , Le chemin des vergers , pas mal non plus, les sources sourdent sur tout le versant, les jardins y abondent, la  terre y est alluviale  : qui dit mieux ! …durablement mieux bien sûr !!!

AMAP que fais tu ? On soigne la nostalgie consumériste ! Les paysans de Romagnat qu'est ce que tu veux qu'on y fasse ? Mais les friches … Ah oui les friches !…et l'agriculture paysanne de proximité t'en fais quoi  ? Ah bon y a ça aussi dans les AMAP ? … c'est que la terre est basse …

lundi 2 avril 2012

A propos de la Via Arverna …



 Suite à l'information de la création d'un site www.arverna-compostelle.fr/wordpress/ j'ai accusé réception auprès de son auteur, et voila ci-dessous ce que je lui ai écrit . Je sais que vous saurez en tirer bénéfice …Bonne lecture !
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Bonjour ,

Je voulais vous remercier de m'avoir communiqué l'existence de votre site et vous féliciter de votre initiative
qui ne manquera pas de rendre service à ceux qui sont proche de votre démarche .

Vous savez sans doute que ceux qui sont très attachés à la grande et si originale aventure de Chamina , me flâte en me considérant comme une des chevilles ouvrières de cette initiative et de ce mouvement et le dépositaire de cette mémoire-vivante que je me charge d'assumer sous le titre des " Amis de Chamina " que j'avais crée ainsi que l'association qu'il désignait et que j'ai repris, abandonné qu'il avait été par des gens ignares qui en étaient indignes, au profit d'une autre appellation banalement marketing, fut-elle associative .

Vous comprendrez donc qu'à ces titres là je me montre très content de votre initiative qui va contribuer au développement de cet itinéraire crée et édité par Chamina ce que vous ne devriez pas manquer de mentionner sur votre site . Si vous avez besoin de renseignements sur tous ces aspects, je me tiens bien sûr à votre service .

J'ai pour ma part parcouru ce tronçon du " Saint-Jacques" à plusieurs reprises depuis que nous l'avons crée, ainsi que d'autres variantes plus personnelles qui conviennent mieux a ma vision et prennent mieux en compte les valeurs du parcours, sa véracité historique et d'autres souhaits de marcheurs allant plus en dehors des sentiers battus et des exigences de ce que pour moi à l'exclusion de toute autres appellations je nomme la Marche ou le Voyage à Pied .

Je suis sûr que vous êtes très conscient de l'intérêt qu'il y a à inscrire cette Via Arverna dans le prolongement de l'itinéraire qui passe par le Bourbonnais après avoir pris son " départ " à Vézelay, le resplendissant site roman à la réputation étincelante ! ( cf Jules Roy : "Vézelay ou l'amour fou " )
Même si je n'en ai pas trouvé de traces sur votre site, vous devez savoir que l'association " Chemin de l' Espérance " organise en Juillet une concentration entre Souvigny et Clermont-Ferrand . http:/www.chemin-espérance.eu/

Pour ma part avec l'association Colportage " Les Arts du Chemin " et sous la bannière des Amis de Chamina , je propose  au cours du Week-end de l'Ascension pour parler et autant que faire faire parler de notre Via Arverna, une rencontre " marchante " entre Clermont et Issoire ouverte à tous.

Anne Quinsat vient de recevoir à la chapelle Sainte Anne de Chadrat la statut de Saint-Jacques œuvre d' Yves Morvan qui depuis cet hiver préside aux destinées du " Comptoir Compostellan " à Romagnat .
Sachez enfin qu'a Romagnat avec Laurette Quinsat mon épouse nous avons aménagé un petit lieu, " le Comptoir Compostellan"  susceptible d'accueillir des pèlerins voire de proposer à des marcheurs à la journée une petite collation au terme de leur balade . Je vous joins notre logo et notre tampon . 

Nous y proposons aussi des rencontres et causeries autour des idées qui sont les nôtres concernant la marche et les rapports qu'elle entretient avec l'écriture et ce " grand véhicule " qu'est le corps, ce seul et vrai " nous- même " dont la marche est le révélateur . Ce modeste enseignement que nous avons acquis d'une pratique mêlant ces trois considérations auxquelles il faut certainement joindre la lecture nous tentons de le transmettre à la demande à qui le souhaite de l'unique façon qui sied, vous devinez la péripatéticienne manière …


Pour nous, le corps n'est ainsi pas le moyen de la Marche mais son terme …ainsi ne dit-on pas " aller à pied à Saint Jacques de Compostelle" , mais "aller à Saint Compostelle pour aller à pied" l'itinéraire , il joue comme la " clôture" d' un établissement monastique, sa longueur - de son engagement -, sa matérialité et matérialisation qui le retire de tout souci séculier ( sic ), ses séquences, son rythme, sa répétitivité, son horizon, ses "cellules", sa frugalité, son corpus de valeurs, sa charge d' histoire, etc… intervenant comme la régle d'un ordre - régulier- dont le chemin est en quelque sorte le monastère-couvent  (un peu des deux) -avec cloître et déambulatoire évidemment !-  dans lequel on entre pour le temps d'une retraite en n' oubliant pas bien évidemment que retraite se dit en espagnol : jubilation !

Sur ces mots je vous laisse donc à la jubilation de votre travail sur ce site bienvenu .
Bien à vous .

Bernard Quinsat .


PS : Afin que les lecteurs de mon blog soient informés de l'existence de votre site je vais déposer un billet dans " voyage à pied " ou vous pourrez le consulter grâce au lien suivant : http://voyageapied2.blogspot.fr/2012/04/propos-de-la-via-arverna.html

Si je me croyais autorisé à vous donner un conseil , il me semble qu'à votre place , j'externaliserais la plupart  des photos du site - un lien permettant d'aller les voir - pour en faciliter le chargement et ne pas décourager les gens d'aller le consulter …c'est bien sûr à vous de voir ?

vendredi 30 mars 2012

A Palerme encore deux paons et autres signes …

Deux paons assuraient notre filature dès notre arrivée …nous n’avons pas tardé à les repérer ! Et c’est ainsi que notre première pensée fut pour celle qui dans ce blog il y a peu en ornait son corsage…
Au carrefour suivant nous avions la confirmation : un autre paon tenait la planque sur une grande boite de conserve …je dirais même plus se planquait.
Bien sûr ici pour faire la roue, il est mieux de dire : " Due Pavoni "
Après les vespres promis,
la bise sicilienne 
Dupont et Dupond.



Les Dupont et Dupond seront bien à jamais des imbéciles ! Avant d'envoyer leur message à une belle qui les avait troublés- je dirais même mieux, troublé ! - ils auraient dû se livrer à plus d'investigations et auraient alors découvert que les " Pavoni" sont avec le jaguar, emblématiques de Palerme!






mercredi 28 mars 2012

NCFS : Nos Chemins de Faire Siciliens…




 En face Calascibetta et  Enna à gauche vus de la fortesse normande .

Nous avions prévus avec Laurette de faire en Mars un bout du " Saint-Jacques " qui nous aurait mené jusqu'au moulin de Ramon chez Louis et Nadine.
Sur ces entrefaites Jean  nous propose un petit tour en Sicile où Nino participe à la création de Boris Goudounov à l'opéra de Palerme …
…à revoir éventuellement " Le Parrain 3 ", à la toute fin si vous avez un peu oublié comment il est foutu le théatre massimo … !

Auriez-vous refusé à - il vostro figlio - un petit tour en Méditerranèe
là même, où Fernand Braudel allait assister à la pêche au thon
- préfèrer parler de massacre -
justement du côté de Trapani où nous allions atterrir :
bien évidemment Non ! …

Alors nous voilà partis,
ça fait presque dix jours que nous sommes à pied d'œuvre
demain on rentre et je voulais avant de "perdre pied"
vous embrasser tous ensemble dans un petit mot .
C'est ce que je m'apprête à entreprendre
mais je ne finirai que demain avant de décoller
- j'ai des voisins dans la chambre ! -
ou après avoir atterri…
et si j'ai du réseau ce sera sur mon blog,
c'est plus fastoche pour les photos,
mais ça s'adressera bien à vous !
Pour plus de précisions à ce propos ne manquez pas de relire
la préface que fit Robert-Louis à son "voyage dans les Cévennes avec …"
il dit tout en ce qui concerne le " pour qui on écrit " .

Vous l'aurez compris nous avons donc remis Compostelle aux calendes phocéennes
ou plutôt comme on dit aux calanques phéniciennes ou grecques
ça c'est comme vous préférez…
ça a toujours été compliqué autour de mare nostrum !

Pour vous mettre en bouche, je vous dirai qu'il y sera question de ferroviaire,
avec Jean on se retrouve toujours sur ces voies-ci, même si elles ont été déferrée depuis plus de 6o ans …
Dans ce cas, en Sicile elles sont presque aussi nombreuses que les routes qui n'ont jamais été finies
ou celles qui l'ont été mais un jour ont été abandonnées en rase campagne sous un glissement de terrain !



Question aussi d'un vieux et beau four à chaux oublié en plein Siracusa,
d'un Pasolini de 2o ans vendant des patates à un carrefour
- 3 Euros les 10 bien grosses qu'elles étaient ! -
de Sylvia qui nous a hébergés à Agrigento et de Cissé qui nous a vendu des colliers africains
au sortir de la vallée des temples où dépités nous n'avions pu piller aucune tombe ;
de deux paysans que je voudrais faire se rencontrer à notre prochain retour en Sicile :
l'un va aux champs avec son cheval et sa carriole tout décorés, comme sur les cartes postales,
l'autre y va et en revient avec son tracteur à chenilles sur un petit camion
et je voudrais qu'ils s'entendent pour aller bosser tous les deux ensemble
en mettant le tracteur sur la carriole,
mais à la condition que tous les deux gardent ce sourire qui a illuminé notre fin de journée;
bien sûr je montrerai des plaques d'égout, j'en ai photographié plein,
et puis des images de parcellaires,
de vigne, d' agrumes, d' oliviers d'amandiers et tutti la verdura
des brebis également qui broutent partout où on leur laisse de la place,
même entre les rangées de ceps
avec interdiction toutefois de toucher aux fèves que l'on fait pousser là pour l'azote
et que vient enfouir l'autre avec son tracteur bleu monté sur son camion rouge …

 
 

Tu vois la Sicile ça en fait des choses à raconter  !
Tu me dis encore Ségeste ?
Ah oui Ségeste bien sûr, mais as-tu entendu parler de Calatafi
c'est une petite ville juste à côté et devine,…il y a là un viaduc qui n'a jamais été terminé !
En attente plutôt, peut-être, pourquoi pas ?
Depuis quand le temple de Ségeste attend-t-il lui pour être fini et c'est tout près, alors ?





Allez arivederci pour t'en dire davantage et t'en montrer un peu .
Je t'embrasse .
Bernard .



PS : Je voudrais pas oublier non plus de dire qu'il y a eu ici un type qui a eu le prix Nobel de littérature
et que si nous n'avons pas trouvé sa maison natale
c'est pas faute qu'elle n'était pas signalée
avec son bicorne à plumet de chevrotine sur la tête !
Faudra aussi que je n'omette pas de parler de ce Christ d'ombre
couronné d'un triangle et portant sa croix,
avant-gardiste d'une Passion annoncée
sur les murs à grand renfort d'affiches
et que j'ai vu tomber, au pied d'une église ruinée,
qu'on aurait pu croire mexicaine,
alors qu'un lampadaire au-dessus se prenait pour le Saint-Esprit…

…et oui tant de choses à dire à voir et à z'entendre …
non ça c'est pas de moi, c'est de Boris,
 Godounov ? Non, pas Goudounov ,
Boris l'autre, Boris Vian,
C'est bien aussi  !





jeudi 22 mars 2012

GIBELLINA: Un village de la Mort !


15 Janvier 1968 un tremblement de terre ravage la vallée du Belice en Sicile : 400 morts, 1000 blessés , 100000 sans-abris, 4 villes entièrement rayées de la carte !
Parmi elles Gibellina, la plus en amont est totalement désertée par ses habitants …Alberto BURRI y édifie en 1985 " la grande Cretto ", il recouvre "les pieds de ruines" de la ville d'une couche de 1,6o de béton, recoupée de passages qui reprennent rigoureusement l'emplacement et le tracé des rues, s'en suit un labyrinthe dans lequel, enfoncé d' 1,60 nous "nageons" dans la houle " en pente" que propose la surface figée mais  "doucement vaguelée " de l'ensemble …Il va sans dire qu'à progresser sur ce versant entre ces sarcophages nous" nageons" dans blen d'autres choses : la mémoire, la compassion, l'émotion infinie, l'histoire, les images d'autres violences, la mort et tant de choses encore…et la beauté et la force d'une œuvre !

Jean nous a amené là -ou il n'était  jamais venu- sans préparation particulière . Aucune signalisation ne nous avez préparée non plus, nous ne savions rien et de là on nous sommes arrivé la vision globale ne nous apparaîssait pas . Nous avons pénétré dans une tranchée qui monte, les questions fusent , nous devinons que ça a trait à la violence …

C'est trop frais, trop fort, trop profond pour bien en parler déjà …je n'ai que rarement été bouleversé comme ceci .

lundi 19 mars 2012

Vivre à Palerme …








"La Vucciria "  Renato Guttuso 1975

Quartier de la Vucciria, discesa macceherronéria . Lire au comptoir, à Jean et à Laurette, la phrase génératrice du roman d' Antonio Tabbucchi " Tristano meurt " dans une énotéca d'un quartier populaire, en buvant un verre de Néro d' Avola sur les terres du Comte de Lampédusa, me transporte 



Dans cette ruelle où demeurent encore des commerces de bouches, les couleurs vives des étales, les effluves fraîches des fruits et légumes, les conversations  véhémentes et courtoises, que je devine dans cette langue qui  m'est étrangère mais dont les gestes et les mimiques me sont familiers, la lumière réduite par l'exiguïté du passage et les étages à balcons qui grimpent de part et d'autre au point de se toucher, la cohabitation des habitués, des chalands et des vespas qui se faufilent, l'état des immeubles échafaudés au-dessus des commerces, me parlant d'une fin, font remonter de moi la l'excitation profonde qui précéde les naufrages, une fin qui m'étreint jusqu'au point de m'étourdir, puis me relâche …
Reprendre haleine pour ne pas rater la vraie fin, car aussi sûrement qu'il y eut un premier mot que nous avons perdu, il viendra sans prévenir une dernière phrase…
Sachons l'attendre pour, l'ayant entendue, mourir et partir avec elle …

Je pense à Pierre Bergounioux …je vais lui écrire !
       












vendredi 16 mars 2012

Lire 10 jours chez Lampedusa …

































A vrai dire, lire à Gergovie cet après-midi c'était pas mal… mais bon c'était prévu on décolle dimanche pour la Sicile on fera contre mauvaise fortune bon cœur !







Au fait une vipère a benoîtement traversée notre chemin…et dire que je me croyais rapide pour dégaîner mon appareil de photo … trop tard, j'en ai été quitte pour les frissons !