lundi 30 novembre 2009

Trois coquins à la Saint-Rome, s'en allérent…

Trois coquins - dont deux coquines - semblent être - si l'on en croit le titre dans le Journal- à l'origine de la si douce soirée consacré à Jean Rome . L'une de ces coquines expédiant même, après coup, aux autres coquins rassemblés ce soir là - car il y en avait d'autres, ces gens là vont par bande dès qu'un des leurs les siffle ! - en guise de Merci le petit mot qui suit et qui en dit long sur ces si complètes agapes : "Chers amis,
Grâce à vous tous (auxquels s'ajoutent les inconditionnels de l'anti-Internet que je joindrai autrement), cette soirée du 25 novembre a été une réussite et un moment à la fois émouvant, nostalgique mais léger, plein d'amour et d'humour comme me l'a écrit un participant (j'ai tellement reçu de réactions par mél, sms ou téléphone que je mélange un peu tout !).
Je vous en remercie tous avec effusion, affection et reconnaissance !… "

Mais ce qu'elle ne pouvait pas écrire- parce qu' à coquine, coquin et demi - c'est que c'est à Pierre Michon qu'on doit le plus heureux des scoops : il était amoureux de Jean Rome ! Et ceci tout le monde l'a sitôt compris et chacun à son tour, dans l'instant, de devenir amoureux de Michon… de Rome aussi déjà, bien sûr, mais personne jusque là ne l'avait dit de cette manière !…faut dire que durant plus de trois heures, ce soir là, chacun je crois, fut amoureux de tous les autres ! Moment de grâce tombant sur des apôtres de la littérature ?

Ceci est aussi un minuscule clin d'œil au douzième pour vérifier si son alarme est en éveil …et au cas où, lui dire que mon adresse mail et en haut au début de la marge de ce blog …si des fois il voyait quelque chose à rajouter !

dimanche 22 novembre 2009

Jean ROME " Libraire de Garde " …Mercredi !

Je me souviens du grand bonheur qui fut le mien de me retrouver sur la liste - somme toute limitée - de ceux à qui Maguy offrit la possibilité d'écrire quelques phrases sur Jean Rome - disparu en Novembre 2008- en vue de les éditer pour la rencontre qui nous réunit ce soir.

Je me souviens de m'être attelé à plusieurs reprises à la tâche et de ne pas y être arrivé et je me souviens bien sûr des bonnes raisons que je me suis alors inventées, avec comme d'habitude : l'urgence d'autres engagements comme ceux de la vie ordinaire, le manque de temps et pourquoi pas la fatigue attachée à cette période précise de l'année et puis, l'échéance est arrivée et je n'avais rien produit.

Je me souviens bien évidemment que je n'ignorais pas que tout ceci n'était qu'une histoire qui devait en occulter une autre: celle de mon premier achat chez "Rome" et du trouble qui y présida !

Je ne me souviens pas par contre si je suis jamais venu à bout de ces "demeures philosophales" de Fulcanelli - éditée chez Jean-Jacques Pauvert- et que je n'avais pu voir ailleurs que dans sa vitrine, car la vitrine de Jean était pour moi, passant fidèle, comme un enseignement qui en même temps qu'il me fascinait me renvoyait à mes propres insuffisances et à ma condition : celle de celui qui ne se trouvait pas issu du sérail et cette vitrine était ainsi un mur (ce miroir) que ce mystérieux Fulcanelli, inconnu de la plupart, avec son défaut de notoriété allait m'aider à franchir. Car qu'aurais-je eu à dire alors de Sartre, de Vian, de Beckett et tant d'autres qui étaient alors au firmament et dont je n'avais jamais lu le moindre mot et je ne parle bien sûr pas d'André Hardellet dont je ne connaissais même pas le nom alors que son "lourdes et lentes" défrayait la chronique … et dont Maguy m'a dit, il y a peu l'admiration que Jean pouvait lui vouer !

Je me souviens donc de la gêne que j'éprouvais à forcer cette porte- la mienne, tout intérieure on l'aura compris - et à franchir ce seuil après, sans doute, avoir attendu "comme à l'écluse que le silence monte en moi" comme écrirait l'ami Manier … et je me souviens d'avoir retrouvé là, qui à ce moment la vraie raison qui, suite à la demande de Maguy, m'empêchait de parler de Jean Rome, de franchir son seuil. Quel était mon droit à le faire, ma légitimité, et au cas où je m'y serais mis la maigre chance de sortir du lieu commun de "l'alibi culturel clermontois", alors que pour moi Jean se trouvait aussi et surtout dans un ailleurs dont il ne parlait pas, et que personne ne se serait risqué à évoquer car la chose était peu tendance. Alors que je le crois sincèrement Rome bien malgré lui n'avait jamais cherché à être à la mode et je ne voulais pas contribuer sans doute à ce qu'il le soit ne fusse qu'une soirée.

Alors, ne rien faire, d'accord, mais quoi faire quand même: voilà un peu comment résumer le dialogue avec moi-même ! C'est ainsi que, si près de la cathédrale, dans cette, librairie - sacristie où se célébrait en permanence la religion de tous les livres, par une nuit glaciale d'hiver et alors que Fulcanelli n'y était cette fois pour rien, comme du pain béni j'ai rencontré les clichés que nous regardons en ce moment même - ou que nous allons voir - et j'ai communié de manière si bavarde -comme ça peut m'arriver- sous de drôles d'espèces que les drôles de paroissiens qui se trouvaient là ce soir, Maguy, … et Philippe Bohelay jugèrent qu'il passait quelque chose entre moi et l'au-delà inconnu de cet Autre ! Mais que pouvait-il donc passer ? Quels étaient les passages et les passeurs et vers où les pas de ce grand marcheur en quête du "secret de ses jours" devait s'être hasardé dans des ailleurs où Léon Paul Fargues ne s'était lui-même jamais aventuré.

M'a fallu alors que je me souvienne (que me revienne) le souvenir dans ces parages de ce micro tendu pour un pays d'ici où agacé pour répondre à un journaliste revenant encore sur "la cité noire" j'avais risqué pour caractériser notre ville la métaphore de l'enveloppe noire gonflée de souffle que j'empruntais certes à la chambre à air -ou au pneumatique- mais que je prêtais aussi à la cathédrale devenue personnage, mais aussi à Blaise Pascal à jamais vécu comme un frère. Je ne peux certes pas imaginer, au contraire d'un Bergougnoux, que Rome n'aima pas cette ville, sa ville même, à l'ombre austère des deux flèches qui depuis longtemps (plusieurs générations) constituaient l'horizon familial, mais à l'instar de Blaise je le devine tendu entre deux exigences, deux tensions, deux tendresses entre deux fuites dont une seule semble le plus souvent retenir l'attention et dont pour ma part je n'ai rien à dire !… - qui le laissèrent sans doute moins au repos qu'il n'aurait pu le laisser paraître, lui qui donnait toujours si largement de son temps à l'écoute de l'autre !

Vont venir après :

1/ les enveloppes familiales
2/ les enveloppes amicales et amoureuses
3/ la présence (permanence) au grand mongol et aux vies minuscules
4/ l'absence de la mère !

jeudi 19 novembre 2009

RAPPEL, RAPPEL, trois fois RAPPEL………








…à ceux qui aurait une irrépressible envie de débroussailler " le sentier de la Catherine " qu'empruntait - peut-être- Jean Blancheton à la fin du XIX em siécle, pour " faire raccourci" entre le chemin de la Rase et celui de Champchabroux pour venir travailler de Jussat aux Fours à Chaux de Rochon à Romagnat .

Rendez-vous a été donné Samedi 21 Novembre à 10 heures devant le moulin des Fours à Chaux …n'oubliez pas vos outils et vos gants …et votre casse-croûte on pourrait ainsi faire une photo qui ressemble à celle jointe …
…alors bien sûr si en plus tu as un instrument ou que tu chantes ! Mazette !!!!!

Après une visite à quelques arbres plantés à une autre Sainte Catherine, on se mettra vraiment au boulot…on commencera même à relever des bouts de murs en pierres séches qui se sont "époutis" …après avec ceux qui auront un peu de temps on pourra pousser jusqu'à Opme ou à Jussat …

Et pour les voitures ? … Te fais pas de souci y'a toujours une solution avec Colportage les Arts du Chemin et Romagnat Patrimoine !

mardi 17 novembre 2009

COLPORTAGE : en avant, Marche !

Pour ceux qui connaissent l' Association "Les Arts du Chemin et du Paysage ", l'allusion militaire ne fait pas long feu! Mais l'on sait que la Marche comme l'écriture ne se font pas sans cadence et pour boucler l'année, Colportage, Romagnat-Patrimoine et les Amis des Fours à Chaux vont encore en donner une illustration au cours de trois rendez-vous :

1/ Samedi 21 Novembre : "L'sentier de la Catherine" .

2/ Premiers pas vers saint- Jacques de Compostelle .

3/ Dimanche 13 Décembre : " Des lieux pour renaître " voyage à pied à travers le territoire communal suivi d'un concert de l'Avent en l'église, avec les Brayauds .

jeudi 12 novembre 2009

L' imagination dans tous ses étâts……


Les 12 et 13 novembre
:

L'Auvergne imaginée
fête ses 5 ans
à la Maison de la Culture (salle Boris Vian) à Clermont-Ferrand

Avec : André Ricros, Alain Gibert, Stéphane Arbon, Michel Barbier, Clément Gibert, Léonore Grollemund, Sylvain Marty, Franck Pilandon, Christian Rollet, Guy Villerd et la participation du groupe Massif Vocal Compagnie.

* 12 novembre à 14 h 30
Jean de la Grive
conte musical pour tout public à partir de 7 ans

*12 novembre à 20 h 30
Le Partage des airs
précédé de
Je vous réfléchis

*13 novembre à 14 h 30 www.auvergneimaginee.com
Les Domestiques du comte Azar
tout public à partir de 6 ans

*13 novembre à 20 h 30
L'Oeil du pharmacien
ciné-concert, précédé de Massif Vocal Compagnie


Réservations / Renseignements : 06 80 04 45 31 ou auvergne.imaginee@gmail.com
Plus d'infos sur whghjkjk

vendredi 6 novembre 2009

Musiques démesurées ce soir !

Vendredi 6 Novembre au MUSÉE D'ART Roger QUILLOT de Clermont-Ferrand
"ARTENSE" D'ALAIN SAVOURET
Interpreté par L'ORCHESTRE D'AUVERGNE et François BREUGNOT-violon traditionnel, Direction Arie VAN BEEK
DANS LE CADRE DU FESTIVAL
"MUSIQUES DÉMESURÉES"
Concert à 20h30, plein tarif 10€, tarif réduit 5€


Programme du concert :
Dominique LEMAÎTRE - Litanie du Soleil pour orchestre à cordes
Krysztof PENDERECKI - Trois pièces dans le style ancien
Henryk Mikolaj GORECKI - Trois pièces dans le style ancien
Alain SAVOURET - Artense pour orchestre à cordes et violon traditionnel
Igor STRAVINSKY - Concerto en Ré Majeur pour orchestre à cordes.

ALAIN SAVOURET, COMPOSITEUR CONTEMPORAIN,
COMPOSITEUR DE "ARTENSE ":

Musique contemporaine / musique traditionnelle ; intérêts / difficultés de la relation :
"...Pour ma part, je me place en tant que musicien contemporain, expérimental qui plus est, vraisemblablement à égale distance entre le compositeur de musique contemporaine (renvoyant à certaines techniques d’écriture de la musique) et le musicien traditionnel en tant que praticien, pour une très grande part de mon existence, des musiques " aurales " à l’intérieur desquelles je situe la musique traditionnelle.
Musiques " aurales ": celles mettant fondamentalement et prioritairement en jeu pour leur apprentissage , leur pratique et la réflexion attenante " l’oreille " (auris). Pour ce qui me concerne: l’invention instrumentale non idiomatique (" l’impro libre " dès la fin des années 60 et la création de la classe d’Improvisation Générative au CNSMDP en92/93), mais aussi la musique électroacoustique depuis 65 (stage au Service de la Recherche de l’ORTF / P.Schaeffer).
Je n'ai pas travaillé à partir du sujet "musiques traditionnelles" mais à partir d'un pays nommé Artense qui me touche et que j'ai touché de façon diverses."
Le violon demeure l’instrument symbole de la musique dite classique. Ce que l’on sait moins, c’est qu’il fut l’instrument populaire par excellence dans de nombreuses régions françaises et européennes. En Auvergne, dans le Sud du Puy-de-Dôme et Nord Cantal, en ARTENSE, nous avons recensé plusieurs centaines de violoneux, c’est dire combien il nous a semblé important, dans notre volonté de penser un projet commun avec l’Orchestre d’Auvergne, de partir de ce fonds patrimonial original.
Alain Savouret, avec qui les acteurs musicaux en Auvergne partagent de nombreuses aventures depuis le début des années 90 (1990 !) nous a semblé tout désigné pour l’écriture de cette oeuvre.

Musiques Démesurées s’attache à montrer que la musique contemporaine est le prolongement naturel de la tradition musicale. L’Orchestre d’Auvergne s’associe pour la troisième année à cette démarche en faisant entendre des musiques qui sont des passerelles entre tradition et modernité.
Alain Savouret, un des tout premiers compositeurs de musique électroacoustique, a contribué à la mise en valeur du patrimoine musical auvergnat. La modernité du langage musical de Stravinsky repose elle aussi sur la tradition musicale russe.

Programme du festival sur :
http://www.musiquesdemesurees.net

dimanche 1 novembre 2009

La Mort et le Christ-Acrobate …

Partout ces temps ci il est question enfin, à nouveau de la Mort Dieu Merci, le Christ continue de s'envoyer au Ciel !

Vive le Temps des confitures et du pain fariné et des tartines qu'on fait avec et qu'on mange en les trempant dans le café qui fume !







vendredi 30 octobre 2009

Juste un mot à mes enfants et mes petits cousins …à d'autres aussi peut-être ?

Le chien ( "Whisky," seater irlandais ramené de chez les cousins Perret - parents de Monique Cournol , les Cournol du bureau de tabac "d'en haut" !-qui tenaient une brasserie à Paris, porte de…) la carriole ( fabriqué par Jean-François Vazeille mon cousin germain dans la grange de la cour de la boulangerie "d'en haut", pas loin du bac en ciment où étaient conservés, enveloppés dans des journaux, les œufs pour la pâtisserie…et pas loin non plus de la soue du cochon dont la tuerie plus tard " libérera " son cri dans tout le quartier de l'église ) et moi ! …Derrière moi un mur ( celui d'un enclos mais lequel ? ) et devant moi quoi ? Un autre mur ?…ou un autre horizon dans lequel mon regard semble se perdre ?

J'ai quel âge ? 7 ou 8 ans peut-être ? …il fait chaud, c'est l'été, on pourrait me deviner d'humeur maussade ou décidée…le chien l'a deviné ?…il a cet air "brave" que je ne suis pas près d'oublier …une compagnie amicale ? Mieux peut-être, une amitié ?

La vie à cette époque était plutôt comme on le devine "en haut "là où je suis resté et resterai sans doute …alors que vous saurez peut-être le raconter et surtout en aurez l'envie …

Cette photo m'a été envoyée aujourd'hui par Arnaud Vazeille, votre cousin issu de germain ou comme on dit aussi au second degré ou encore plus simplement en second…en complicité avec son père J-F . Que du fond du cœur ils en soient ici remerciés .

Je vous embrasse .

Votre papa, et cousin .

jeudi 29 octobre 2009

Chanonat-Romagnat " on the same line ! "


Décidemment, cet arrière-pays de la ville est pour moi comme un jardin indispensable et relié à mon univers quotidien…la chaux est un liant ne l'oublions pas !
J'y retourne cet après-midi avec Jean-Pierre Couturié et Juan de Diego pour jeter un œil dans les anciennes carrières souterraines et voir exactement ce qu'il reste du four dont-il est question dans l'article joint ! …
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Une autre année j'avais écrit un truc comme ça :

Communiqué de Presse

En ce dimanche du patrimoine, pour les amoureux de la chaux, de la marche et de la mémoire rendue vivante, rendez-vous avait été pris à Jussat avec Jean BLANCHETON qui fut ici chaunier-vigneron à la belle époque. Dans ces parages on disait Chaunier pour désigner celui qui fabriquait la chaux pour les besoins de la construction réalisée ici avec les grès blonds, extraits sur place dans "les grottes de César" creusées dans le puy de Crouzille qui domine le village.

On vit ce qu'il reste des fours à chaux de Blancheton et de ses prédécesseurs, ainsi que la carrière souterraine de pierre à chaux qui s'enfonce sous le puy de Jussat qui est désormais le royaume des chauves- souris..... Puis, dans les pas de Blancheton on prit les chemins qu' il avait lui-même empruntés en direction de Romagnat et ces autres fours à chaux, où il avait en son temps appris le métier, avant qu'il ne reprenne l'activité à Jussat.

Chemin faisant, on a pu observer de loin, là-bas sur les flancs du Puy Saint Romain, au dessus de l'Allier, l'ancien site des fours à chaux de Saint Marguerite et dans un même regard, deviner là où étaient ceux de Cournon. Quand à ceux de Gergovie il suffisait de les imaginer à deux pas derrière le Puy de la Roche Blanche. C'est que depuis l'arrivée des romains, la fabrication de la chaux, le chaufournage, n'est en rien une production anecdotique mais au contraire une activité répondant à des besoins essentiels des hommes (construction, agriculture, industrie...) et c'est pourquoi partout où se trouvait le moindre gisement de pierre à chaux, il était exploité. Qui s'étonnerait dés lors que le métier de Chaufournier était un "grand métier" au sens où on l'entendait dans les corporations ? .....et qu'on le trouve ainsi mentionné dans les lignages au même titre que celui de Laboureur !

En cours de route, une lecture fidèle du paysage "donna à voir" comment quand " la mer" s'est retirée l'érosion fluviale fouilla les épaisseurs de sédiments déposés au fond des lacs de Limagne, laissant en place le cas échéant, les parties les plus dures comme c'est évident au col des Goules à proximité du circuit de petites voitures de Gergovie.

Tout ceci finit donc par mener nos amateurs de patrimoine aux fours à chaux de Romagnat où Jean Blancheton rejoignit ainsi la lignée des Cournol, Brun, Ravel, Rochon, Thèvenon, et plus récemment les Lèbre , qui furent ici chaufourniers jusqu'en 1970, dans cette mémoire vivante que Bernard Quinsat remet progressivement "en marche" depuis plusieurs années.

Monique Brun Conseillère municipale, a accueilli les visiteurs à Jussat et guidé leurs premiers pas , alors que Gérard Rives, maire de Chanonat, dont Jussat est une section, avait tenu à participer à ce pèlerinage aux sources d'une mémoire qui - tout à l'écart d'un romantisme du passé, non plus que d'une mythologie de l' existence- si elle venait à disparaître " c'est la conscience humaine qui serait lésée, et pour une part détruite". Et Patrick Laupin de rajouter : "lorsque meurent les actes fondateurs, s'ensuit une inéluctable mortalité des langues. Pour un mot nommant le travail qui disparait, ce sont des centaines de sensations qui s'abolissent, nous quittent, ne nous informent plus de leur geste de conscience et de passé. "

On sait enfin, avec Pierre Michon qu'il y a de la grandeur à célébrer ces "vies minuscules" qui font la claire beauté des hommes.
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A lire : Paulette Vernadat " Jussat au......." - Patrick Laupin "les visages et les voix " -Pierre Michon " Vies minuscules "




Anciennes carrières souterraines de pierre à chaux, à Jussat, aujourd'hui royaume des chauves souris...

dimanche 25 octobre 2009

Tout nous raméne à Saint-Jacques…

Petit mot de Michel Favier ce matin :

" On a loupé ton invitation puisque n'ouvrant le mail que maintenant!
Et en plus j'avais parlé de cette expo à Annie cet après midi!!
Bon peut-être demain?....
Mais en attendant une photo prise sur le St Jacques l'année dernière après Montbourguet, chemin de traverse pour rejoindre Auch, Tarbes et Lourdes
Amitiés
Michel. "



On savait aussi combien pour Michel Cournol " La route " de Santiago de Compostella fut un moment sans pareil . On ne savait pas, par contre, que depuis son retour il s'était attaqué à la réalisation d'une stèle qui aujourd'hui est dressée discrètement chez lui . Comme " le point zéro " d'un nouveau départ d'un pélérinage existentiel ?



mercredi 21 octobre 2009

MOKE aux FOURS à CHAUX le WE ProchaiN ! !

Communiqué de presse transmis à Cécile Joachin correspondante locale du Journal La Montagne le 16 Octobre 2009 et non publié à ce jour 21 Octobre 2009

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Riche d'une quarantaine sonnante et trébuchante Moke se décide à entrer dans la carrière du doute nourricier d'où s'échappe la route de la création…

Avant la première expérience de la dispersion et de la perte, Moke a souhaité présenter l'ensemble de ses premiers travaux - autour d'une installation importante qu'il a consacrée au site lui-même – sur la Photo et le métal, aux Fours à Chaux de Romagnat lieu de travail par excellence plus que Galerie où l'on se montre . On conviendra que pour un homme à l'écart du paraître, il ne pouvait y avoir de meilleur endroit pour tenter, avec humilité, cette aventure fébrile dans le regard des autres.
On sait cette première expérience est indispensable au "créateur en puissance" ne serait ce que pour le déblaiement nécessaire à l'installation de l'œuvre à venir …De là, de cette peur du vide, viendra en effet la première métamorphose.

Rien de "m'as-tu vu" dans son travail, pas déjà de "réponse à tout", mais une promesse - qui n'est pas sans nous rappeler celle de Zade, autre artiste dont la présence hante les Fours – des questions qui laissent deviner un chemin ouvert à travers un paysage intime qui se cherche des visages qu'il emprunte pour l'heure aux "choses" vues au gré de ses déplacements …

Sur ce chemin, le travail de Moke nous invite à le suivre ou plutôt bien souvent à le précéder comme pour le rassurer, lui servir de guide, presque …

Car alors qu'on devine déjà ce qui à coup sûr deviendra une œuvre, Moke persiste à avoir plus qu'un rêve d'artiste : une quête de sincérité …

En croisant Moke, Colportage et les Arts du Chemin ont reconnu un passeur, et c'est pourquoi avec Bernard Quinsat ils ont convenu de cette halte dans leur antre des Fours à Chaux les 24 et 25 Octobre. Cette expo pourra se prolonger sur Rendez-vous sur le lieu, en attendant les 31 Octobre au 11 Novembre où Moke s'exposera à Montpeyroux dans le cadre des Automnales des Arts.

Moke alias Laurent Ollier : mokollier@aol.com---www.mokollier.blogspot.com

dimanche 18 octobre 2009

Quand la Musique fait des Miracles !

Communiqué de Presse transmis le 16 Octobre 2009 à Cécile Joachin correspondante locale du journal La Montagne et publié ce jour 26 Octobre 2009 .

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Plus de 120 personnes qui s'étaient déplacées pour un concert lyrique à Romagnat, un dimanche en fin d'après-midi ce n'est pas ordinaire, aussi convient-il d'évoquer :

-Le Bonheur d'une association dont chacune des propositions reçoit un pareil accueil .

-La Richesse des collectivités qui peuvent compter sur leurs territoires des associations indépendantes - comme Romagnat-Patrimoine- qui, sans aucun souci clientéliste, sont forces de proposition et d'action sans recours aux deniers publics

- La Chance enfin pour les romagnatoises et romagnatois d'avoir pû le même Week-end , "participer" au spectacle " Chez Pierrot " aux Fours à Chaux et assister en l'église au concert de "Viva voce " pour un voyage musical d'un continent à l'autre et chance aussi pour eux de voir ainsi leur Patrimoine animé et donc vivant !

Fabrice Maitre qu'on connaît bien ici excelle on le sait dans le genre du "mélange harmonieux" qui témoigne de sa part d'une connaissance très large et de la musique et de sa très grande capacité à trouver des équilibres éclectiques et séduisants . Il en a une nouvelle fois administré la preuve l'autre soir en dirigeant Viva Voce en complicité parfaite avec Emmanelle Fruchard Mezzo- Soprano et Dominique Blanc-Leleu pianiste toutes deux marquées d'un talent extraordinaire doublé d'un altruisme communicatif .

Et ainsi les airs populaires sans arrangements particuliers se sont d'emblée installés à l'étage de " la grande musique " d'où personne, public comme exécutants, ne sont plus redescendus jusqu'à bien après la fin du concert !

Dans cette marche vers l'excellence c'est incontestablement les "Vocalises" de Rachmaninov éxécutée à la perfection, " chant plein" mais tout en retenue, par Emmanuelle Fruchard qui tendirent le lien harmonique auquel se rattacha tout le reste .

Pour ceci, un petit chœur d' une douzaine de chanteurs aux pupitres forcément restreints exige de chacun de ses exécutants l'excellence, tout en faisant corps et chœur .

Et c'est ainsi qu'au cours de l'incroyable Stänchen de Schubert on a pu avoir l'impression que, à l'unisson, le chœur, la mezzo, la pianiste et le chef tendus vers l'avant, avançaient réellement. Notre équipage semblait alors pousser d'un même élan comme on dit en sport collectif et le public étaient porté par tant de ferveur …même si à vrai dire il avait décollé depuis déjà un bon moment !

Le magnifique chant malgache qui suivit si étrange et si beau que personne n'en cru d'abord " ses yeux et ses oreilles" préfigurait peut-être ce que pourrait être ici un prochain concert de Gospel's ?

Mais l'on se précipitait inexorablement vers le terme et du faite où l'on était tenu ( rendu ) un étrange sentiment de vertige gagnait chacun …mais la magie avait tissée un filet de concorde …et l'on senti alors, à ce moment là, l'assemblée réunie ici, pourtant si diverse, d'un coup plus ouverte et donc plus réconciliée .

Au départ sur le ton de la boutade Bernard Quinsat avait pu évoquer le fait qu'à l'échelle de la grande agglomération ce concert était ce jour là le rendez-vous à ne pas manquer ,et reprenant Jean Vilar que l'élitisme – qu'on lui reprochait souvent – était le rêve à partager avec tous . Au final on eut la confirmation de ce qui avait été dit au début à savoir que tout en revendiquant son "attache"- ne serait ce qu' à travers son nom Romagnat-Patrimoine- l'ambition de l'association était double : toucher à l'excellence et rayonner et faire rayonner Romagnat à l'échelle " métropolitaine " !

Une fois de plus la preuve avait été faite que la musique peut produire des miracles ! Un grand merci à Viva Voce !


mardi 13 octobre 2009

En Picardie : des Arbres à Loques…aussi !

Au courrier aujourd'hui, un petit clin d'œil de Servane ! Décidemment cette nana je l'adore et "mes biens chers frères, mes biens chères sœurs " : vive l'arboriculture !

Servane nous devrions la retrouver sur nos chemins au cours du " voyage d' hiver "du 13 Décembre …mais si nous plantions déjà des arbres à Loques le 21 Novembre " sur le sentier d' la Catherine " …et si nous récoltions déjà des loques le 7 Novembre au cours de " La première pressée de pommes " aux Fours à Chaux ?
Pour plus d'explications voir précédemment le billet qui présente " La belle Affiche … " de Romagnat-Patrimoine !




















Servane de face et de dos en train de récupérer des brindilles flottées au fil de Loire à hauteur d' Issarlés-village pour en faire des fagots au cours de La Trace 2002 !!!! …et nos Arbres à Loques à nous et à Elle , dont on pourrait revoir certains le 13 Décembre aux environs de Romagnat ? Vivement ce " voyage d' Hiver ! "

Demandez le PROGRAMME …de ROMAGNAT-PATRIMOINE !

PLUS DE DÉTAILS …BIENTÔT !

lundi 5 octobre 2009

VIVA VOCE en concert le 11 Octobre à ROMAGNAT .

…pour plus de détails :

http://parole-libre.blogspot.com/2009/10/viva-voce-en-concert-le-11-octobre.html

lundi 28 septembre 2009

CHEZ PIERROT : Retour gagnant !

On s'est souvent interrogé quant à l' âme des objets , au même titre n'est-il pas déplacé de se poser des questions sur le Génie des lieux .

Ainsi de" Chez Pierrot" qui, orphelin à jamais du lieu extraordinaire où il fut crée, l'ancienne école primaire Michelin de l'Oradou dont Etc.art avait fait un formidable espace de création et de pratiques culturelle et artistique, aujourd'hui rasé, ce sont les Fours à chaux qui à chaque occasion – on fit ici la centième et bien d'autres ! -sont aujourd'hui le lieu source de cette piéce de Jean-Claude Grumberg à tel point que ceux qui l'on déjà vu ailleurs avec plaisir la redécouvre ici avec émerveillement .

Faut dire aussi qu' Etc. Art est resté une année en résidence aux Fours avant que la ville de Clermont ne lui propose un nouveau lieu " Rue de bien-assis ", et ceci n'est pas neutre

Ici par rapport au contexte - faut-il rappeler que " Chez Pierrot" se passe et se joue la plupart dans des bistrots- tout est "faux ", mais ce tout fonctionne encore mieux qu'ailleurs comme si paraphrasant Cocteau parlant de l'écriture ou pouvait évoquer à propos de la dramaturgie et de la mise en scéne : " ce mensonge qui dit la vérité ! " …une chose toutefois est authentique c'est le comptoir rescapé de l' Oradou, et qui a atterri ici et que Bernard Quinsat n'aurait pas laissé échapper pour tout l'or du monde ! Ce comptoir qui avait déjà beaucoup voyagé, c'est en effet autour de lui que fut créèe la pièce en 1996 : historique non !

Il suffit donc que Pierrot "revienne" ici et la magie du lieu opère donc - les photographes Francis Debaisieux ( Photo 1 et 2 ) et Jean-Claude Arcis ( 3 et 4 ) présents à la dernière représentation ont su la saisir - la chose se sait bien sûr et l'on a dû refuser beaucoup de monde l'autre soir 18 Septembre aux Fours à chaux aussi, comme une date restait disponible aux comédiens avant les représentations suivantes au casino de Chatel- Guyon et à Cusset il a été convenu avec Romagnat-Patrimoine, les Amis des fours à chaux et la compagnie Etc… art de proposer à nouveau la piéce aux Fours à Chaux de Romagnat le 9 Octobre à 20 heures précises .

Comme on a pris l'habitude de qualifier " Chez Pierrot " de drame alcoolotragicomique en deux actes et un petit repas chaud – entre les deux- on comprendra qu' afin de prévoir, une réservation ferme s'impose, au prix de 20Euros par personne, elle est obligatoire avant le mardi 6 Octobre au o4 73 92 55 31 suivis d'un chéque libellé au nom de " Cie ETC…Art " déposé ou posté à " la boutique du Patrimoine " 29 Rue Maréchal Foch 63540 Romagnat .

La Magie du Lieu opére pour tous . Il est vrai qu'il n'est ici - à l'écart de la fièvre programmative - que de rencontres amicales . Ci-contre La Compagnie des Champs vendredi dernier au cours de son spectacle : " Ailleurs c'est Ici ! " CQFD !

dimanche 27 septembre 2009

Popof à la manœuvre…

Ebloui par la découverte de son Auto Carnet de Voyage au Maroc dont je vous ai présenté quelques éléments il y a 2 ou 3 jours, j'ai failli en oublier cette aquarelle qui était jointe avec , et pourtant !… Je vous la laisse découvrir et " entendre" ce que Bernard D. en dit et qui laisse présager des suites …et que Vive cette Maison du patrimoine !











Bonjour mon Bernard, je suis retombé ( sans rien me casser) sur ce projet et je t'envoie cette première illustration de la maison culturelle de Romagnat....suivra les premières planches de mon ''autocarnet de voyage au Maroc que je présenterais à la prochaine biennale du carnet de voyage en novembre à Clermont....j'espère que tout va bien pour toi et que tout s'est bien passé aux fours à chaux à tout bientôt… Popoff

mardi 22 septembre 2009

Vendredi qui vient : Chantier-Théatre aux Fours avec la Cie des Champs !

Pierre Fernandés et Hervé Marcillat sur un texte d'André Ricros avaient donné une première moûture de ce spectacle : Ailleurs c'est Ici ! En vue de le reprendre dès cette automne ils ont décidé de s'associer avec leur vieux complice, le musicien Jac Lavergne. Mais " pendant ces travaux -de reprise- le spectacle continu " et les compères ont souhaité se donner en public aux Fours à chaux ce vendredi 25 septembre à 20h15 .

L'histoire se passe dans un pays situé hors du monde urbain . "Patte folle"et "Main à la retourne", sont deux musiciens complices au sein d'une fanfare. Un soir de carnaval, ils s'embarquent dans une aventure où le chant se mêle à la musique et devient parole. L'amitié forte qui les lie leur permet de se parler à distance, puis de se retrouver la nuit du Mardi-Gras pour faire le point sur leurs vies, leurs amours et leurs espérances… en écrivant cette histoire Ricros pouvait dire : " je suis comme esclave d'une vibration qui m'émiette davantage au fur et à mesure que je m'éloigne d'elle ! "

Porte ouverte donc sur l'ultime répétition de "Ailleurs c'est ici ", en proximité avec un public amical : déjà un spectacle cousu-main comme le fait si bien la Cie des Champs que les Amis des Fours à Chaux et Romagnat-Patrimoine ont le plaisir d'accueillir ici . Tout se finira par un vin chaud autour de la roulante de Chamineige qui a si souvent traversée le Massif-Central avec l'âme duquel cette écriture souhaite entrer en résonance .

Participation libre … Il sera sage d'être chaudement vêtu !

AUTREMENT DIT ( ce matin mercredi, par mail de la Compagnie des Champs ) :


Ailleurs c'est Ici est la dernière création de la Compagnie des Champs (2008).

C'est l'histoire de trois copains de fanfare, Jac, Patte Folle et Main à la Retourne. Les trois compagnons se donnent rendez-vous chaque année, pour partager leurs expériences respectives.

Dans sa nouvelle version, D'Ailleurs c'est Ici s'enrichit avec Jac Lavergne, d'un esprit de fanfare d'aujourd'hui qui apporte du dynamisme et accompagne le message secret d'André Ricros sur la musique des gens du Massif Central : "Le son du Caillou".

Ancrée au coeur de l'Auvergne, dans la Montagne Thiernoise, cette pièce distile les ambiances d'un pays "libertaire" rythmé par l'alternance des répétitions pour le bal du carnaval et les périgrinations d'un camelot mélomane.

Ce travail en l'état sera clôturé vendredi 25 septembre 2009 à 20h30 par une présentation du travail aux Fours à Chaux de Romagnat, puis par une "tournée chez l'habitant" du 26 au 31 octobre 2009.


lundi 21 septembre 2009

Des grappes de bonnes nouvelles !

Normal les grappes : aujourd'hui c'est l'automne ! Alors la première que je vendange c'est celle qui nous parvient de Bernard Deubelbeiss - Popof- qu' il destine en avant-première à ses Ami(e)s de l'improbable Compagnie du Revers du Monde. Il s'agit du carnet de Voyage qu'il présentera à la prochaine biennale - annuelle ( sic ) - de Clermont-Ferrand en Novembre …je risque trois ou quatre indiscrétions à l'intention des amis-lecteurs de mes blogs " Voyageapied" et "parolelibre" . A l'occasion de la venue de Popof on organisera une dédicace-vin chaud aux Fours à chaux …dans les galeries ou en faisant salon sur des pneumatiques, en souvenir d' un relais routier sur le Cézalier dont on ne trouvera jamais trace dans aucun guide de routard, sur aucun salon de l'auto : le carnet de voyage et ses accessoires ! Pourquoi pas …on réfléchit quand même : on a un peu de temps !…ce qui est certain c'est qu'en la circonstance, on voit mal le Bernard échapper à une déclamation de" l' île aux trésor" de R.L Stevensonin english my dear !










La cerise sur le gâteau une représentation de Popof au bord du monde de Véronique Bénè qu'elle a peinte et publiée dans son blog du Lézard, dernièrement .









…et ne pas pouvoir résister à ressortir- avec l'aide du méticuleux Lionel Alés- ces anciennes photo de notre premier voyage à pied à revers des Mondes et des saisons, une halte comme à une sorte de salon de l'agriculture…putain quel bonheur ! *
Ce qu'en dit Lionel ? " Quel souvenir ! Ce relais routier fut fameux. La bonne compagnie aiguise le bonheur. Du zep, des taupes à perte de vue et le Cézalier en kilt. Vivement la troisième manche. avec la bise.

*allez-y voir sur ce qu'il reste du blog : voyage-à-pied à revers de monde